
Summary
Une polémique récente entoure le roman "C'était ça ou mourir ?" de l'écrivain haïtien Tennyson Aurélien, qui a connu un succès fulgurant en France, se vendant à 35 000 exemplaires en cinq semaines et remportant le prix du roman FNAC 2026. Cependant, des accusations émergent sur l'utilisation potentielle de l'intelligence artificielle pour la rédaction de l'œuvre, après qu'un compte Twitter a soumis des extraits à un logiciel de détection de textes générés par IA. Les résultats sont contradictoires, certains systèmes affirmant que le texte est humain, tandis que d'autres penchent pour une origine artificielle. L'auteur a fermement nié ces allégations, précisant que son manuscrit avait été écrit entre 2017 et 2019, avant l'émergence des outils d'IA modernes.
La discussion soulève des questions sur la valeur de l'œuvre littéraire en fonction de son mode de production. Si un roman est jugé excellent, doit-on réduire sa valeur en raison de l'utilisation de technologies avancées dans son écriture ? Parallèlement, Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wondercraft, présente les avancées de son entreprise dans le domaine de la robotique, notamment avec le développement d'exosquelettes et de robots humanoïdes. Wondercraft, qui a récemment lancé un exosquelette personnel aux États-Unis, vise à améliorer la mobilité des personnes en fauteuil roulant, tout en s'attaquant aux défis liés à la main-d'œuvre dans l'industrie.
Constanza évoque la nécessité de développer des robots pour faire face à la pénurie de main-d'œuvre dans des secteurs tels que l'industrie et la logistique, tout en soulignant l'importance de la souveraineté technologique en Europe. Il met en avant les compétences en robotique présentes en France et l'importance de maintenir une production locale pour éviter une dépendance vis-à-vis des technologies étrangères. La conversation aborde également les défis et les opportunités que représente l'intégration des robots dans divers secteurs, tout en soulignant l'importance d'un équilibre entre innovation technologique et préservation de l'humanité dans les interactions avec ces machines.
Show Notes
Cofondateur de Wandercraft, spécialiste des exosquelettes médicaux et désormais des robots humanoïdes, Jean-Louis Constanza veut faire émerger un champion européen capable de rivaliser avec les acteurs chinois et américains. Avec Renault comme partenaire industriel et premier client, la société française mise sur la maîtrise technologique, la production locale et des robots conçus pour travailler réellement. Connue pour ses exosquelettes destinés à aider les personnes à mobilité réduite à retrouver la marche, Wandercraft s’attaque désormais au marché des robots humanoïdes industriels. Deux activités complémentaires, insiste Jean-Louis Constanza : les progrès réalisés sur les machines industrielles doivent aussi bénéficier aux dispositifs médicaux, notamment en matière de moteurs, de logiciels de commande et de sécurité. Face aux concurrents chinois, soutenus par des investissements massifs, et aux jeunes pousses américaines très bien financées, Jean-Louis Constanza refuse la démonstration spectaculaire : Wandercraft cherche d'abord à concevoir des robots capables d’exécuter des tâches industrielles avec un taux de réussite suffisant pour fonctionner dans une chaîne de production. Sa différence : associer intelligence artificielle et algorithmes déterministes, tout en limitant les besoins de calcul embarqué. Une stratégie qui vise aussi à préserver la souveraineté technologique et à limiter les dépendances aux fournisseurs étrangers. A plus long terme, il voit aussi dans les robots humanoïdes un moyen de répondre à la pénurie de main-d’œuvre, notamment dans les secteurs de la construction, de l’agriculture et de l’aide aux personnes âgées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Les Européens sont totalement « accros » aux énergies fossiles depuis un siècle. Jean-Yves Stephan est parti de ce triste constat lorsqu'il a cofondé Storio Energy, il y a trois ans. Son entreprise de services énergétiques installe des batteries chez les industriels et dans le gros tertiaire, puis les pilote par intelligence artificielle. Avec, à la clé, une énergie propre et de substantielles économies sur la facture d'électricité. Une batterie de 10 MW, facturée environ 2 millions d’euros, permet, dit-il, d’économiser entre 500 000 et 1 million d’euros de gaz par an, un investissement amorti en un à trois ans. La facture d’électricité d’un site baisserait en moyenne de 15 à 30 %. Pour lui, l’Europe est freinée par un défaut d’investissement dans ce domaine, mais la cause est loin d'être perdu. Storio prépare une levée de fonds pour ouvrir prochainement un ou deux pays européens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand un internaute demande un conseil d'achat à ChatGPT, les équipes de Joan Burkovic ne sont généralement pas loin. Le CEO et cofondateur de Getmint aide les entreprises à être visibles dans les réponses des intelligences artificielles. Le constat est simple : les recherches migrent de Google vers les assistants conversationnels, et les marques n’ont souvent jamais clairement expliqué aux IA quels besoins leurs produits satisfont. Résultat : elles ne sont pas recommandées. Sur les centaines de pages qu’une IA consulte, seules 2 % appartiennent à la marque citée ; le reste vient de sources externes, presse, avis clients, vidéos. Le travail de SEO est à réinventer : un sport d’équipe, qui remet le marketing au centre. Getmint est née sans produit défini, portée par deux cofondateurs qui travaillent avec lui depuis plus de dix ans, déjà à ses côtés dans la fintech Bridge. Un prototype annoncé sur LinkedIn en juin 2025 attire un millier d’inscrits. Suivent les premiers clients, puis une levée de fonds. Aujourd’hui, Accor, L’Oréal, BNP, BPCE ou Lacoste figurent parmi ses clients. Paradoxe : ce sont les grands groupes, et non les petites structures agiles, qui ont foncé sur le sujet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ingénieur de formation, Benjamin Azoulay a fait une bonne partie de sa carrière chez Philips, dans l'éclairage. En 2016, il rejoint Oledcomm, start-up de quinze personnes fondée en 2012 et gérée comme un laboratoire de R&D. Son pari : le Li-Fi, une technologie de communication sans fil qui utilise la lumière visible ou infrarouge, au lieu des ondes radio du Wi-Fi, pour transmettre des données. La jeune entreprise ambitionne de transformer 14 milliards d'ampoules en points d'accès. Mais rivaliser avec la toute puissance du Wi-Fi est mission impossible : dès 2020, il comprend que le grand public sera bien plus long à conquérir. Le salut vient de la défense et du spatial. En Ukraine, qui émet en radio est repéré puis frappé par un drone FPV en quelques secondes. Le faisceau infrarouge, étroit et insensible au brouillage, crée une bulle de connectivité d'un kilomètre sans radiofréquence. Certifiée sur des réseaux classifiés en France et en Allemagne, la technologie équipe déjà deux brigades et une division françaises. Sa puce souveraine, gravée à Crolles, rend la rétro-ingénierie longue et coûteuse. Sélectionnée par l'accélérateur Diana de l'Otan, seule française parmi quinze lauréats sur 3 600 candidats, l'entreprise est implantée à Colorado Springs et prépare une levée de 10 millions d'euros. Prochain terrain : le ferroviaire, annoncé début 2027. Sa recette : Gérer le cash, garder des plans B et résoudre « 365 problèmes par an ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand Meta et Google multiplient caméras et assistants conversationnels dans leurs lunettes connectées, la start-up française Engo a choisi l'épure : pas de caméra, pas d'IA embarquée, pas de connexion permanente au réseau. Son fondateur, Eric Marcelin-Dibon, revendique cette sobriété comme un atout face à la déconvenue des Google Glass, dont il a suivi de près les tâtonnements dès 2012. Son pari : des lunettes de réalité augmentée dédiées au sport d'endurance et aux disciplines à risque, course à pied, vélo, plongée, parapente, qui retranscrivent les données d'une montre connectée directement dans le champ de vision. Un budget de poids extrêmement contraint, 15 grammes tout compris, impose des choix technologiques : un écran OLED courbe vingt fois moins gourmand en énergie que les modèles concurrents, pour tenir toute une journée sans recharge. L'entreprise s'est arrimé à l'écosystème Garmin, source de 70 % de sa clientèle, tout en diversifiant vers Apple Watch pour limiter sa dépendance. Assemblage et propriété intellectuelle restent à Grenoble, loin des tentations de rétro-ingénierie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Entrepreneur récidiviste et citoyen engagé : ainsi se définit Denis Payre. Côté business, il est à l'origine de l'une des plus belles réussites françaises dans l'univers de la Tech avec Business Objects, introduit au Nasdaq puis cédé au géant allemand SAP. Il a récidivé avec Kiala, premier réseau indépendant de points relais en Europe : 7 000 relais en dix ans, 50 % de croissance annuelle, une réponse au casse-tête du dernier kilomètre. UPS finit par le racheter ; le service est devenu UPS Access Point, présent dans quelque 140 pays. Côte engagement, il a lancé l'association Croissance Plus puis sa version européenne, Entrepreneurs for Growth. Pour tenter de faire bouger les lignes politiques en France, il fonde en 2013 Nous Citoyens — 12 000 adhérents payants en deux mois — avant de passer la main pour retrouver sa famille et le monde de l'entreprise. Depuis 2016, il développe des stations de transfert d'énergie par pompage : des batteries à eau centenaires, opposées au tout-lithium et à la dépendance chinoise. Ses terrains de jeu, les îles françaises et l'Arizona, où la Nation Navajo et les data centers appellent des projets d'un gigawatt. Il aura fallu huit ans pour arracher un cadre réglementaire français. Sa recette ? La persistance, et une peur de l'échec convertie en carburant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.