
Show Notes
Le crime sexuel contre l'enfant est le berceau des dominations En France, environ deux enfants par classe d'école sont victimes d'inceste ou de pédocriminalité. 81% de l’ensemble des violences sexuelles commencent avant 18 ans. Dans 94% des cas, celles-ci sont commises par des proches. La plupart du temps, ces derniers ne seront jamais inquiétés par la justice. Ces chiffres sont connus et répétés depuis longtemps. Et après #MeToo, chaque mois ou presque, de nouvelles révélations éclatent, dans le milieu du cinéma, puis dans le milieu littéraire, puis dans l'Eglise, puis dans le sport...
A chaque fois, on s'étonne, on s'insurge. Il ne s'agit pourtant pas de faits isolés ou de lieux spécifiques, mais de tout un système. Un système qui semble peu ou jamais analysé, ni décrypté. C'est ce que cet épisode tente de faire. Pourquoi un tel déni et une telle impunité ? Quel rapport avec le patriarcat ? Avec les questions de dominations ?
Cet épisode est difficile. Il contient des témoignages douloureux de victimes. Et aussi celui d'un père incestueux. Mais j'ai choisi de faire entendre les faits parce que, comme l'explique l'anthropologue Dorothée Dussy que vous entendrez aussi dans cet épisode, « prendre acte des violences, de leurs spécificités, des effets qu'elles produisent et des conséquences qu'elles entraînent est un premier pas vers la paix et la démocratie. Le principe du système inceste, c'est faire taire. Pour en sortir, il faut vomir plusieurs fois tant et tant que rien de ce qu'on peut vous dire pour vous arrêter ne vous touche plus, car vous avez conjuré la guerre contre la nausée. Cela vous a rendu beaucoup plus libre. »
Avec :
- Isabelle et Alice
- Bruno
- Dorothée Dussy, anthropologue
- Patric Jean, journaliste
Remerciements :
- Association Arevi
- Latifa Bennari de l'association l'Ange Bleu
- Martine Nisse et Damien du Centre des Buttes Chaumont
- Muriel Salmona et à l'association Mémoire Traumatique
- Juliet Drouar
A toutes celles et ceux que j'ai contacté.e.s pour l'émission et qui m'ont confié un bout de leurs histoires.
Textes :
- Mathilde Brasilier, « Il y avait le jour, il y avait la nuit, il y avait l'inceste »
- Virginie Talmont, « Inceste »
- Vanessa Springora, « Le consentement »
- Adelaïde Le Bon, « La petite fille sur la banquise »
Livres/articles :
- Le berceau des dominations : anthropologie de l'inceste, Dorothée Dussy
- La loi des Pères, Patric Jean
- La culture de l'inceste, Juliet Drouar
- La domination adulte : l'oppression des mineurs, Yves Bonardel
- La consolation, Flavie Flament
- Les chatouilles ou la danse de la colère, Andrea Bescond (film)
Associations
- Association d'Action Recherche et Echange entre les Victimes d'Inceste
- Association Internationale des Victimes d'Inceste
- Association Mémoire Traumatique et Victimologie
- Centre de thérapie spécialisé dans la prise en charge thérapeutique des victimes et des auteurs de violences familiales et extra familiales
- Association l'Ange Bleu
Bonne nouvelle, Un podcast à soi se décline en livre ! Du micro à la plume, Un livre à soi de Charlotte Bienaimé nous donne à lire ce qui fait les questions d’aujourd’hui : le sexisme ordinaire, la grossophobie, le rôle des pères, la transidentité, les luttes sociales, l’écoféminisme, le prix du sexe ou encore l’horloge biologique. Un livre ARTE Éditions / Stock, disponible en librairie. Enregistrements
février 20
Prise de son, montage, textes et voix
Charlotte Bienaimé
Réalisation et musique originale
Samuel Hirsch
Lectures
Laure Giappiconi
Accompagnement éditorial
Juliette Hamon
Illustrations
Anna Wanda Gogusey
Production
ARTE Radio
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Lutte pour la justice et la réparation en Guadeloupe Pesticide ultra toxique, le chlordécone a été utilisé en Guadeloupe et en Martinique entre 1972 et 1993 pour lutter contre le charançon du bananier, insecte qui attaquait la plante. Pourtant, le produit avait été interdit aux Etats-Unis depuis 1976 puis en France hexagonale en 1990. Les lobbys des planteurs de bananes avaient fait pression sur le gouvernement français pour obtenir des dérogations.
Tambours, voix et lutte Elles jouent du tambour, chantent en solo et en chœur et dansent le Gwoka, cette musique traditionnelle guadeloupéenne créée par les personnes esclavisées arrachées à l'Afrique. Elles prennent leur place dans les Lewoz, ces rassemblements nocturnes hebdomadaires et sur toutes les scènes de Guadeloupe, au cœur d'un univers artistique encore très masculin. Ce sont les Fanm Ki Ka (femmes qui font). Leurs voix enivrantes nous parlent d'histoire, de vies quotidiennes et surtout de luttes. C'est le premier épisode d'Un podcast à soi, d'une série de trois en Guadeloupe.
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