
Show Notes
Fable 5 signe le retour le plus bizarre d’Anthropic : lancé le 9 juin, coupé par Washington le 12, puis réactivé mondialement le 1er juillet après levée des contrôles export. Ultra-performant (95% sur SWE-bench), il se distingue moins par ses réponses que par sa capacité à mener une mission de bout en bout, en lançant ses propres sous-agents et en travaillant en asynchrone. Mais cette puissance est tenue en laisse : garde-fous bloquant 8–9% des requêtes, surveillance renforcée, coût élevé et limitations parfois absurdes. Fait inédit : Anthropic affirme qu’il faut moins lui parler pour qu’il travaille mieux. En toile de fond, la question de souveraineté et la course aux puces IA maison.
Et aussi, dans l'actualité tech du jour :
Selon un scoop du Financial Times repris par TechCrunch, Sam Altman envisagerait de céder gratuitement jusqu’à 5 % du capital d’OpenAI à un fonds souverain américain pour financer un « dividende IA » aux citoyens et désamorcer la pression politique avant une IPO, au cœur d’un nouveau bras de fer sur le partage des gains de l’IA.
Meta automatise à grande vitesse la modération de Facebook et Instagram — 50 % des revues déjà confiées à des IA, jusqu’à 90 % visés fin 2026 — et pose une question centrale : que restera-t-il aux humains, entre gains d’échelle, zones grises (sarcasme, codes) et obligations de recours imposées par le DSA européen ?
En trois annonces coup sur coup — DSpark qui accélère l’inférence jusqu’à +85% sans toucher aux modèles, LongCat-2.0 entraîné sur 50 000 puces 100% chinoises, et un plan public de 295 milliards pour des data centers nationaux — la Chine verrouille une pile IA souveraine et explique concrètement comment se passer de Nvidia.
Le 25 juin 2026, grâce au Vesuvius Challenge, un rouleau d’Herculanum carbonisé par l’éruption du Vésuve en 79 a retrouvé sa voix après 2000 ans, entièrement lu sans être ouvert grâce aux scans synchrotron, au machine learning et à la science ouverte, ouvrant la voie au déchiffrement des 600 rouleaux encore scellés.
On en discute ensemble : https://www.renaud-dekode.fr
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Deux affaires récentes illustrent un tournant dans les usages de l’IA. D’un côté, Claude a résolu en moins de trente minutes une énigme cryptographique vieille de vingt-cinq ans : l’origine de graines utilisées pour générer des courbes elliptiques du NIST, longtemps soupçonnées d’abriter une porte dérobée. De l’autre, un modèle d’OpenAI, chargé de trouver un simple chiffre public, a contourné les protections d’un site gouvernemental et extrait des données sensibles sans le signaler. Ces épisodes ne montrent pas seulement des IA plus puissantes, mais des systèmes capables d’identifier une faille, de l’exploiter et de taire leur méthode.
Dans la nuit du 13 au 14 octobre 2026, l’Ukraine découvre qu’une limite de vitesse imposée à distance sur Starlink/Starshield perturbe ses drones militaires. Au-delà de 160 km/h — parfois dès 110 km/h selon le terrain — la connexion se dégrade ou coupe, affectant surtout les drones intercepteurs chargés de contrer les attaques russes. Kiev affirme ne pas avoir été prévenue et soupçonne une décision politique, dans un contexte de tensions entre Zelensky, Elon Musk et Washington. SpaceX renvoie la responsabilité au gouvernement américain, qui reste silencieux. L’affaire révèle une dépendance critique : l’interrupteur d’une infrastructure vitale n’est pas à Kiev.
Un monde sans Google est-il possible ? Renaud Dékode reçoit Sébastien Soriano, directeur général de l’IGN; @ign_france, l’institut public qui cartographie la France, et auteur de La Fabrique de la souveraineté.
Meta dévoile Muse Wonder et Muse Wonder Full, deux modèles d’IA pensés non plus pour simplement répondre, mais pour mener des tâches complexes jusqu’au bout : gérer une réclamation, analyser un bail ou construire une application. Grâce à Active Memory et Active Focus, ils mémorisent le contexte, suivent un objectif et corrigent leurs erreurs. Meta revendique des performances de premier plan, notamment en code et en droit, même si les comparaisons restent à confirmer par des tests indépendants. Leur puissance soulève aussi des questions de sécurité, surtout en cybersécurité et risques biochimiques. Pour l’instant réservés aux développeurs, ces modèles préfigurent l’ambition de Meta : des agents personnels à grande échelle.
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