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À LA UNE / Code noir : abroger et… réparer ? Le mercredi 20 mai, la commission des lois a voté à l’unanimité la proposition de loi du député de Guadeloupe Max Mathiasin (LIOT) visant à abroger le Code noir et l’ensemble des textes ayant réglementé l’esclavage. Ce recueil d’ordonnances royales édictées à partir de 1685 « régit la mise en esclavage d’êtres humains et les réduit au statut juridique de biens meubles ». S’il n’est plus appliqué depuis l’abolition de l’esclavage, en 1848, il n’a jamais été supprimé en droit. Le texte prévoit également l’élaboration d’un rapport sur les effets de long terme de la législation coloniale là où elle s’est appliquée. À l’occasion des célébrations des 25 ans de la Loi Taubira, reconnaissant la traite transatlantique et l’esclavage comme des « crimes contre l’humanité », Emmanuel Macron a évoqué, jeudi 21 mai, la nécessité de « réparations » liées à ces crimes, sans toutefois annoncer de mesures concrètes. Pourquoi le Code noir existe-t-il encore en droit français et comment mettre en application ces réparations ?
Invités : - Max Mathiasin, député « Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires » de Guadeloupe - Vincent Hugeux, journaliste, enseignant à Sciences Po, auteur de « Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l’esclavage » (éditions Perrin) - Myriam Cottias, directrice du centre international de recherche sur les esclavages et les post-esclavages, directrice de recherche au CNRS
Chroniques : - « Les off de Lou » : RN, un parti et deux lignes économiques par Lou Fritel - « Quelle histoire ! » : « Grandeur » de l’Amérique : Trump réécrit l’Histoire par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Médecins spécialistes : une obligation de consultation dans les déserts médicaux ? Dans un rapport publié par le cercle de réflexion Terra Nova, mardi 26 mai, le directeur général des hôpitaux publics parisiens (AP-HP), Nicolas Revel, préconise d’instaurer une obligation de « consultations avancées » en zone sous-dotée pour les médecins spécialistes hospitaliers et libéraux exerçant dans les grands centres urbains. D’après le ministère de la Santé, la désertification médicale touche près de neuf millions de Français. Ces consultations seraient imposées « sur une durée limitée de la carrière » et sur des sites « à une distance raisonnable du lieu d'exercice principal du médecin ». En mai 2025, les députés avaient adopté une proposition de loi portée par Guillaume Garot (PS) visant à flécher l’installation des médecins généralistes comme spécialistes dans les territoires les moins bien dotés. La députée Joëlle Mélin (RN) avait dénoncé une loi limitant la liberté d’installation « qui ne ferait qu’aggraver le manque d’attractivité de la profession ». Comment lutter efficacement contre les déserts médicaux ?
Invités : - Docteur Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la fédération des médecins de France - Guillaume Garot, député socialiste de Mayenne - Joëlle Mélin, députée « Rassemblement National » des Bouches-du-Rhône
« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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À LA UNE / Manifestations : vers une contagion européenne ? La colère sociale française du 17 octobre a dépassé les frontières et fait la une de la presse internationale. En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, quotidien conservateur-libéral, reprend les mots du Premier ministre : « Un niveau de violence effroyable », sur fond de mairie de Limoges en flammes. En Italie, la contestation fait écho : des manifestants reprennent des slogans français pour dénoncer, eux aussi, la vie chère et leurs conditions sociales. Aux États-Unis, Donald Trump décrit cette crise comme le signe d’un pouvoir toujours plus fragilisé jusqu’à en faire un symbole du déclin européen. Fascinée par sa tradition contestataire, la presse étrangère s’inquiète désormais de ces débordements et de ce qu’ils révèlent des fractures au sein de la société française. Les manifestations françaises essaimeront-elles dans d’autres pays européens ? Invités : - Anna Bonalume, enseignante de philosophie politique à Sciences Po Paris, réalisatrice du documentaire "Le cas Meloni" - Romuald Sciora, essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'Iris - Birgit Holzer, journaliste, correspondante allemande à Paris
À LA UNE / Violences du 17 octobre : la France a-t-elle basculé ? Manifestations contre la vie chère, colère sociale, affrontements et destruction : la France traverse une nouvelle séquence de fortes tensions qui interroge la capacité du pays à faire entendre les revendications sans basculer dans la violence. Qui sont ces casseurs qui profitent de la mobilisation pour s'en prendre aux commerces, aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre ? Derrière ces débordements, les profils et motivations sont multiples, allant de l’engagement politique radical à la défiance institutionnelle. La responsabilité de cette escalade fait débat, entre critiques de la stratégie de maintien de l'ordre, accusations contre les groupuscules violents et dénonciation d'un pouvoir jugé sourd à la colère populaire. À six mois de l'élection présidentielle, cette crise pourrait renforcer le discours sécuritaire et redessiner les rapports de force électoraux. Face à cette spirale, quelles réponses apporter pour rétablir l'ordre sans étouffer le droit de manifester ? Invités : - Marc Crépon, philosophe et directeur de recherche au CNRS - Antoine Marie, chercheur en psychologie politique à Sciences Po, spécialiste des conflits intergroupes - Béatrice Brugère, Magistrate, secrétaire générale d'Unité Magistrats
À LA UNE / Violences du 17 octobre : le gouvernement dépassé ? Le 17 octobre 2026, entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté dans le pays contre la vie chère, la dégradation des services publics et les difficultés du système éducatif. Ce qui devait initialement être une mobilisation lycéenne a donné lieu à des scènes de casse et de pillage sans précédent. Le bilan est lourd : 2 397 interpellations, 1 000 membres des forces de l’ordre blessés et plus de 1500 commerces touchés. Cette mobilisation révèle une colère profonde, nourrie par le sentiment de ne plus être entendu ni représenté. Face à cette crise sociale inédite, le Président de la République a prononcé une allocution inattendue depuis l’Elysée, le dimanche 18 octobre 2026. Emmanuel Macron et le gouvernement peinent à répondre aux revendications des manifestants. L’intégralité des questions au gouvernement du 20 octobre ont été consacrées à ces mobilisations et aux saccages qu’elles ont engendrés. Les défaillances dans l’anticipation des troubles fragilisent la crédibilité de l’État. Alors comment restaurer cette dernière ? Invités : - Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L’Opinion » - Jean Garrigues, historien, Président de la Commission internationale d'histoire des assemblées, auteur des "Avocats de la République" (Odile Jacob) - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
À LA UNE / L'IA menace-t-elle l'humanité ? Alors que l'IA fait désormais partie du quotidien des Français, des inquiétudes concernant ses dérives émergent. Comment trouver du travail lorsque l'IA est capable de réaliser des tâches de plus en plus complexes en un temps record ? Comment, face à son évolution drastique, garder le contrôle sur celle-ci ? Graphistes, comptables, avocats, mathématiciens ou même mannequins... de nombreux métiers dans tous les secteurs sont menacés par la concurrence de l'intelligence artificielle. Les sondages témoignent d'une méfiance massive : 42 % des Français souhaitent ralentir fortement le développement de l'IA ou la mettre en pause. Aux États-Unis, 73 % des citoyens réclament une réglementation stricte et 64 % refusent le développement d'une IA surhumaine tant que sa sécurité n'est pas prouvée. Ces données révèlent une inquiétude profonde : et si le progrès que nous créons aujourd'hui devenait la menace de demain ?
À LA UNE / Sauver l’agriculture, un éternel recommencement ? Sécheresse, canicules, hausse du prix des carburants et des engrais : les agriculteurs français font face à une accumulation de difficultés qui fragilise leurs exploitations. Pour répondre à cette crise, Sébastien Lecornu a annoncé une enveloppe comprise entre 500 et 700 millions d’euros pour un plan de relance agricole en 2027. Ce dispositif doit notamment soutenir l’autonomie des exploitations, accompagner leur adaptation au changement climatique et faciliter la transmission des fermes. Le gouvernement entend également encourager les investissements et simplifier certaines démarches. Le montant définitif du plan dépendra des concertations avec les acteurs du secteur et des débats parlementaires sur le budget. Au-delà des aides financières, c’est la capacité de la France à préserver sa souveraineté alimentaire et à assurer un avenir à ses agriculteurs qui est en jeu. Ce plan permettra-t-il de transformer durablement l’agriculture française et de répondre aux préoccupations des agriculteurs ? Invités : - Quentin Mathieu, Responsable Entreprise et prospective économique au Think Tank Agridées - Sandrine Le Feur, députée « Ensemble Pour la République » du Finistère - Lucile Rogissart, responsable agriculture alimentation à l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE)