
Show Notes
On peut dire du caporal-chef Matthieu qu’il a eu plusieurs vies en une. Ancien parachutiste, il est aujourd’hui membre opérationnel de soute au 5e régiment d’hélicoptères de combat, à Pau. C’est le cheminement de cette carrière atypique qu’il nous raconte derrière son micro. Un engagement qui l’a mené de l’île Europa dans l’océan Indien, à la vallée de l’Ametettaï, au Mali jusqu’à la soute d’un NH90 Caïman. Et pourtant, tout a commencé dans un salon de coiffure … Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard Photo : Malo Harmant/ECPAD
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Ce mois-ci, nous vous proposons un épisode exceptionnel, enregistré à des milliers de kilomètres de la France, en Indonésie. Nous y avons rencontré le général de division aérienne Julien Sabéné, chef de la mission Pégase 26. Ensemble, nous avons abordé les défis opérationnels et logistiques liés à ce déploiement aérien de longue portée et évoqué les premiers retours d’expérience. En fin d’interview, notre invité est également revenu sur les moments-clés de son parcours d’officier. Le général Julien Sabéné est aussi le commandant en second de la défense aérienne et des opérations aériennes ainsi qu’un pilote de chasse qui a à cœur de partager sa passion pour l’aéronautique : « Je dois tout à mes anciens, ceux qui m'ont montré la voie, et c'est normal de retransmettre à notre tour cet enthousiasme », résume-t-il. Il n’a donc pas été difficile de lui demander de nous raconter cette projection aérienne de 40 000 kilomètres parcourus par neuf appareils (quatre Rafale, trois MRTT Phénix et deux A400M Atlas) en près de 40 jours : « On vit ce qu'on rêve : découvrir des cultures à l'autre bout du monde, travailler main dans la main avec des gens qui ont un autre concept opérationnel, qui ont d'autres matériels ou le même que nous mais qui l'opèrent un peu différemment, je trouve cela très intéressant ». Cette mission, l’armée de l’Air et de l’Espace la conduit pour la septième fois : « Pourquoi on poursuit ? Parce que la capacité à déployer vite et loin un tel dispositif, ce n'est pas anodin. Cela demande un entraînement régulier. Pourquoi régulier ? Parce qu'on ne peut pas mettre toute l'armée de l’Air et de l’Espace à bord de Pégase, naturellement. Deux cent soixante-dix aviateurs, c'est une proportion réduite mais ces deux soixante-dix aviateurs, ils vont détenir une expérience, une expertise qu'ils vont partager après en rentrant dans leurs escadrons. C'est important car aujourd'hui, on vit dans un monde qui est particulièrement dangereux et qui est difficile à prédire » explique l’officier avant de poursuivre : « Je ramènerai à la fin de mon périple des souvenirs par dizaines et le sentiment que finalement, il y a quelque chose de commun entre tous ces aviateurs. Notre culture diffère, mais on se comprend. Je pense qu'il y a une passion qui est commune, mais on se comprend car nous sommes au service de nos concitoyens. On est chacun là pour défendre nos concitoyens. Mais à la fin, ensemble, on est quand même plus fort que tout seul. C'est une des leçons que j'avais déjà apprise mais qui se revérifie ». Des souvenirs qui s’ajouteront à de nombreux moments marquants comme son éjection de Mirage 2000 en février 2006 ou son rôle de Joint Mission Commander en avril 2018, lors de l'opération Hamilton. Vous voulez en savoir plus ? Ecoutez notre podcast ! Crédit photo : SGT Emmanuel Tseng-King Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard
Vous l'avez remarqué, à chaque épisode, il y a des moments forts, de la tension, de l'émotion ou des révélations surprenantes ! Cet extrait vous permettra de ne pas passer à côté. Ici, le colonel Jean-François Caverne, premier chef de corps historique du régiment de cyberdéfense, nous parle de l'omniprésence de la surface numérique et de ce que cela implique pour cette nouvelle unité de l'armée de Terre : "Elle est au poignet de chacun, elle est dans la poche de chacun au travers de son téléphone, elle est sur l'ordinateur, elle est sur les réseaux. La mission du régiment va consister à défendre cette surface numérique extrêmement large. Pour cela, on va utiliser des équipements que l'on retrouve dans le domaine privé, des grands industriels de la cyberdéfense, que l'on va militariser pour pouvoir être projeté rapidement. C'est une des spécificités du régiment, être capable d'agir très vite et de projeter des groupes de combat numérique en moins de 48 heures pour pouvoir agir sur les différents volets que j'ai évoqués: protection, défense et durcissement". L'épisode complet est disponible juste là : https://www.podcastics.com/podcast/episode/comment-est-ne-le-regiment-de-cyberdefense-432629/
C’est un bâtisseur que nous recevons ce mois-ci. Premier chef de corps historique du régiment de cyberdéfense, le plus jeune régiment de l'armée de Terre, le colonel Jean-François Caverne a rendu son commandement cet été. Dans cet entretien, il revient sur les défis liés à la création de cette nouvelle unité, évoque son goût de la transmission et nous explique pourquoi il a choisi de rester au sein des forces bien au-delà de son premier contrat de cinq ans. La voix est posée, le regard bienveillant. Le colonel Jean-François Caverne incarne ce que l’on pourrait appeler une force tranquille. Et c’est peut-être cette qualité ajoutée à son intérêt pour les nouvelles technologies qui l’a orienté vers la formation, dès ses débuts au sein de l’armée de Terre : « Tout ce que j'avais pu apprendre au sein de mon école d'ingénieur, lors de mes stages, lors de ma première expérience professionnelle dans le privé, je l’ai transféré avec conviction à mes frères d'armes, à mes camarades sous-officiers, officiers venus de tous les horizons. Cette transmission de compétences m'a extrêmement satisfait et m'a apporté énormément », se remémore-t-il. Une humanité qui va le suivre tout au long de sa carrière jusqu’à son défi le plus ambitieux. En janvier 2025, il devient le premier chef de corps du régiment de cyberdéfense. « On est parti de zéro. Nous n’avons pas créé un régiment en utilisant les traditions d'une unité ayant existé. On a dû imaginer un drapeau, un emblème, créer un fanion et une devise. La construction de notre identité a permis de fédérer nos cybercombattantes et nos cybercombattants », explique l’officier. La principale mission du régiment consiste à protéger, défendre et durcir la surface numérique des forces armées : « Si je devais prendre une image, je prendrais l'image de l'ingénieur militaire Vauban. En ce qui concerne la protection, il faut bâtir les remparts les plus imprenables possible. Nous avons des experts pour cela. Ensuite, nous devons défendre ces remparts. Là, il nous faut les meilleures sentinelles possibles. Et enfin, nous avons des équipes spécialisées en durcissement. Ils vont tester nos propres défenses, corriger les vulnérabilités ou zones de faiblesse pour rendre ces remparts les plus imprenables possible » résume-il. Vous voulez en savoir plus ? Ecoutez notre podcast ! Crédit photo : SGT Victor François Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard
Vous l'avez remarqué, à chaque épisode, il y a des moments forts, de la tension, de l'émotion ou des révélations surprenantes ! Cet extrait vous permettra de ne pas passer à côté. Ici, l'adjudant-chef Alexia évoque sa première affectation après avoir réussi la formation de greffier militaire : "Le parquet national antiterroriste vient de se créer, un poste est disponible et je peux le choisir", raconte la sous-officier. Elle nous parle de son nouveau quotidien tout aussi exigeant que son ancien métier d'interruptrice-traductrice embarquée au sein de la justice militaire. Enfin, elle nous explique ce qu'elle fait aujourd'hui à la section militaire du parquet de Paris. L'épisode complet est disponible juste là : https://www.podcastics.com/podcast/episode/traductrice-embarquee-elle-choisit-de-devenir-greffier-militaire-428270/
Le métier de greffier militaire, elle ne le connaissait pas, il y a encore quelques années. Aujourd’hui, l’adjudant-chef Alexia, l’endosse avec fierté. Cette sous-officier a construit sa carrière au fil des rencontres et des opportunités. Elle a tout d’abord œuvré pendant sept ans, en tant que traductrice en langue arabe à bord du mythique Transall Gabriel. Une vie au cœur de l’action qu’elle a quittée pour rejoindre la justice militaire. C’est ce pari fou qu’elle nous raconte. Une personne entière, sincère et d'une grande fidélité en amitié, c'est ainsi que la décrivent ses collègues. Et après trente minutes d’interview, difficile de dire le contraire. L’adjudant-chef Alexia est une femme passionnée qui sait vous embarquer. Son engagement au sein de l’institution n’est pas une vocation mais plutôt un heureux hasard : « Je termine mes études, je me dis bon ‘Je suis diplômée de traduction en anglais et en espagnol mais c'est un peu le tout-venant de la traduction’. Cependant, lors de mon stage de fin d'études, on m'indique que les armées recrutent des traducteurs alors je décide de me rendre dans un Cirfa et c'est un recruteur de l'armée de l'Air et de l’Espace qui ouvre la porte. Il me dit: ‘ Oui, on recrute des traducteurs, mais nous, on cherche des traducteurs en langue arabe. Ah bah très bien, mais moi, je ne parle pas arabe. Ce n’est pas grave, l'armée va vous l'apprendre’ . C'est comme ça que je deviens interceptrice-traductrice de langue arabe dans l'armée de l'Air et de l’Espace » se souvient-elle. Après sa formation, elle rejoint l’escadron électronique aéroporté 1/54 Dunkerque sur Transall Gabriel, un avion qui fait du renseignement électromagnétique. Cette affectation la fait vivre au rythme des opérations : « Au Sahel, un de nos vols a notamment permis d'identifier plusieurs dirigeants de l'État islamique » explique Alexia. Après sept années intenses, la jeune femme arrive à la fin d'un cycle et décide de se lancer dans une nouvelle aventure. Elle tente alors l’examen d’admission pour accéder à la formation des greffiers militaires. Un cursus exigeant qu’elle réussit et qui la conduit au parquet national antiterroriste. Ce premier poste la remet au centre de l’action et ne fait que la conforter dans son choix. Vous voulez en savoir plus ? Ecoutez notre podcast ! Crédit photo : sergent-chef Christian Hamilcaro Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard