
Show Notes
Astrig Siranossian nous livre aujourd’hui au disque sa lecture de l’un des concertos les plus intenses et les plus bouleversants du répertoire pour violoncelle, composé par Edward Elgar en 1919, au lendemain de la Grande Guerre qui l’avait tant ébranlé. Elle est accompagnée ici par le London Symphony Orchestra, à savoir l’orchestre avec lequel Jacqueline du Pré signa, en 1965, une mémorable version de cette œuvre, sous la direction de John Barbirolli. Et c’est sur le violoncelle ayant appartenu à ce dernier que la musicienne a enregistré ce concerto avec, cette fois-ci, la baguette de François-Xavier Roth. Elle nous parlera ce soir de cet instrument qui lui a été prêté récemment, et de ses liens avec cette œuvre qu’elle joue depuis l’âge de 13 ans. Elle a choisi de la mettre en regard, dans cet album sorti chez Alpha, avec des pages de Max Bruch et de Benjamin Britten. Astrig Siranossian sera en concert le 11 octobre à la salle Gaveau. Elle jouera le concerto d’Elgar et Kol Nidrei de Bruch.
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Elle fait partie de ces jeunes pianistes qui ont marqué la rentrée discographique. A seulement 20 ans, Stella Almondo nous offre un second album chez Naïve entièrement dédié à Franz Liszt. Intitulé Anges et démons, il souligne toute la dualité de l’œuvre du compositeur, dans ses aspects les plus terrifiants comme les plus poétiques, entre Méphisto valse, Danse macabre, Consolation ou Sonnet de Pétrarque.
C’est à une figure de la mythologie celtique considérée comme une messagère de l’autre monde, que les musiciennes de l’ensemble The Banxhies ont choisi de faire référence. Car la notion de voyage, d’échanges entre les cultures est au cœur de leur démarche comme en témoigne leur premier album sorti chez Alpha. Il met à l’honneur un compositeur, Antonio Caldara, d’origine vénitienne et ayant fait carrière à la cour de Vienne au XVIIe siècle, suscitant ainsi la rencontre entre traditions italiennes et germaniques.
C’est l’une des figures majeures de la musique de film, l’un des compositeurs les plus novateurs dans ce genre, auquel Martin Scorsese, David Cronenberg, Tim Burton et tant d’autres grands réalisateurs font régulièrement appel. Howard Shore vient de fêter ses 80 ans. Le pianiste et cinéphile Aurélien Pontier lui rend hommage dans un superbe album sorti chez Warner, réunissant quelques-uns de ses grands thèmes arrangés pour le piano par Dimitri Soudoplatoff. Aurélien Pontier nous éclairera sur le langage de ce compositeur et sa faculté à s’adapter à des univers cinématographiques très différents voire à les transcender. « Il arrive souvent que je ne comprenne pas complétement mes propres films tant que je n’ai pas entendu la musique de Howard. » confie même David Cronenberg.
Fondé en 1976 par Arthur Oldham, le chœur de l’Orchestre de Paris fête cette année ses 50 ans. Un anniversaire qui fera l’objet de deux concerts dirigés par Klaus Mäkelä les 21 et 22 octobre à la Philharmonie de Paris avec au programme Roméo et Juliette de Berlioz. Et cela dans le cadre d’une saison particulièrement riche qui mettra en valeur les différentes formations constituant ce chœur et s’achèvera avec la monumentale 8ème symphonie de Mahler.
Après une intégrale des Années de pèlerinage de Liszt et une intégrale de l’œuvre pour piano de Ravel, Bertrand Chamayou s’est plongé dans un autre vaste cycle, celui des Romances sans paroles de Mendelssohn. Il nous offre ainsi aujourd’hui sa lecture au disque, chez Erato, de ces 48 miniatures qui ont jalonné toute la vie créatrice du compositeur.