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Protection de l’enfance : une loi face aux scandales | Chaque voix compte - 02/07/2026

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À LA UNE / Protection de l’enfance : une loi face aux scandales Peu de temps après l’assassinat de Lyhanna, vendredi 19 juin, le jeune Louis, 17 ans, a été tabassé à mort à Narbonne. L'adolescent vivait depuis le mois de mai dans une structure de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Ces drames répétés installent la protection de l'enfance comme un sujet urgent et incontournable au Palais Bourbon. Mercredi 1er juillet, l'Assemblée a adopté à l’unanimité un texte pour garantir un avocat à tous les enfants placés ou protégés à partir de janvier 2027. Soutenue par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, la mesure est portée par la députée socialiste Ayda Hadizadeh. « On doit protéger nos enfants […] il s'agit aussi de notre devoir », s'est émue la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Quelles sont les mesures phares du projet de loi protection de l’enfance ?

Invités : - Perrine Goulet, députée « les démocrates » de la Nièvre - Arnaud Gallais, cofondateur de « Mouv’enfants » - Lyes Louffok, militant pour les droits des enfants

« Le mot du jour » : ENFANTISTE par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : par Bertrand Périer

LA QUESTION QUI FÂCHE / Repas étudiant à 1 euro : une fausse bonne idée ? Depuis début mai, le repas à 1 euro pour tous les étudiants est en vigueur dans tous les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous). Cette mesure s'applique pour les déjeuners et les dîners des étudiants. Issue des discussions budgétaires entre le gouvernement et le groupe socialiste, cette révision du prix du repas pour tous les étudiants était l'une des victoires budgétaires revendiquées par les élus socialistes. Toutefois, ce dispositif populaire aurait des effets contre-productifs, selon un rapport parlementaire porté par le député Charles Sitzenstuhl (Ensemble pour la République). L'élu du Bas-Rhin craint la mise sous tension des restaurants Crous et préconise le retour à une tarification progressive. Le repas à 1 euro était auparavant réservé aux boursiers et aux étudiants en situation de précarité. Le reste des étudiants avaient accès à un repas à 3,30 euros. Faut-il rétablir un tarif différencié pour les repas au Crous ?

Invités : - Charles Sitzenstuhl, député « Ensemble pour la République » du Bas-Rhin - Fatiha Keloua Hachi, députée « Socialistes et apparentés » de Seine-Saint-Denis - Suzanne Nijdam, Présidente de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes)

« Bourbon express » par Marco Paumier

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À LA UNE / Manifestations : vers une contagion européenne ? La colère sociale française du 17 octobre a dépassé les frontières et fait la une de la presse internationale. En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, quotidien conservateur-libéral, reprend les mots du Premier ministre : « Un niveau de violence effroyable », sur fond de mairie de Limoges en flammes. En Italie, la contestation fait écho : des manifestants reprennent des slogans français pour dénoncer, eux aussi, la vie chère et leurs conditions sociales. Aux États-Unis, Donald Trump décrit cette crise comme le signe d’un pouvoir toujours plus fragilisé jusqu’à en faire un symbole du déclin européen. Fascinée par sa tradition contestataire, la presse étrangère s’inquiète désormais de ces débordements et de ce qu’ils révèlent des fractures au sein de la société française. Les manifestations françaises essaimeront-elles dans d’autres pays européens ? Invités : - Anna Bonalume, enseignante de philosophie politique à Sciences Po Paris, réalisatrice du documentaire "Le cas Meloni" - Romuald Sciora, essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'Iris - Birgit Holzer, journaliste, correspondante allemande à Paris

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À LA UNE / Violences du 17 octobre : la France a-t-elle basculé ? Manifestations contre la vie chère, colère sociale, affrontements et destruction : la France traverse une nouvelle séquence de fortes tensions qui interroge la capacité du pays à faire entendre les revendications sans basculer dans la violence. Qui sont ces casseurs qui profitent de la mobilisation pour s'en prendre aux commerces, aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre ? Derrière ces débordements, les profils et motivations sont multiples, allant de l’engagement politique radical à la défiance institutionnelle. La responsabilité de cette escalade fait débat, entre critiques de la stratégie de maintien de l'ordre, accusations contre les groupuscules violents et dénonciation d'un pouvoir jugé sourd à la colère populaire. À six mois de l'élection présidentielle, cette crise pourrait renforcer le discours sécuritaire et redessiner les rapports de force électoraux. Face à cette spirale, quelles réponses apporter pour rétablir l'ordre sans étouffer le droit de manifester ? Invités : - Marc Crépon, philosophe et directeur de recherche au CNRS - Antoine Marie, chercheur en psychologie politique à Sciences Po, spécialiste des conflits intergroupes - Béatrice Brugère, Magistrate, secrétaire générale d'Unité Magistrats

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À LA UNE / Violences du 17 octobre : le gouvernement dépassé ? Le 17 octobre 2026, entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté dans le pays contre la vie chère, la dégradation des services publics et les difficultés du système éducatif. Ce qui devait initialement être une mobilisation lycéenne a donné lieu à des scènes de casse et de pillage sans précédent. Le bilan est lourd : 2 397 interpellations, 1 000 membres des forces de l’ordre blessés et plus de 1500 commerces touchés. Cette mobilisation révèle une colère profonde, nourrie par le sentiment de ne plus être entendu ni représenté. Face à cette crise sociale inédite, le Président de la République a prononcé une allocution inattendue depuis l’Elysée, le dimanche 18 octobre 2026. Emmanuel Macron et le gouvernement peinent à répondre aux revendications des manifestants. L’intégralité des questions au gouvernement du 20 octobre ont été consacrées à ces mobilisations et aux saccages qu’elles ont engendrés. Les défaillances dans l’anticipation des troubles fragilisent la crédibilité de l’État. Alors comment restaurer cette dernière ? Invités : - Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L’Opinion » - Jean Garrigues, historien, Président de la Commission internationale d'histoire des assemblées, auteur des "Avocats de la République" (Odile Jacob) - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA

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À LA UNE / L'IA menace-t-elle l'humanité ? Alors que l'IA fait désormais partie du quotidien des Français, des inquiétudes concernant ses dérives émergent. Comment trouver du travail lorsque l'IA est capable de réaliser des tâches de plus en plus complexes en un temps record ? Comment, face à son évolution drastique, garder le contrôle sur celle-ci ? Graphistes, comptables, avocats, mathématiciens ou même mannequins... de nombreux métiers dans tous les secteurs sont menacés par la concurrence de l'intelligence artificielle. Les sondages témoignent d'une méfiance massive : 42 % des Français souhaitent ralentir fortement le développement de l'IA ou la mettre en pause. Aux États-Unis, 73 % des citoyens réclament une réglementation stricte et 64 % refusent le développement d'une IA surhumaine tant que sa sécurité n'est pas prouvée. Ces données révèlent une inquiétude profonde : et si le progrès que nous créons aujourd'hui devenait la menace de demain ?

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