
Show Notes
La hausse spectaculaire du prix de la mémoire vive commence à se répercuter bien au-delà des seules puces. Apple, déjà contrainte d’augmenter certains tarifs ces derniers mois, chercherait désormais à compenser ces surcoûts en négociant beaucoup plus durement avec d’autres fournisseurs, notamment ceux qui produisent les écrans de ses iPhone.
Selon le média coréen DealSite, Apple aurait demandé à Samsung Display et LG Display de réduire fortement le prix des dalles OLED destinées à l’iPhone 18. L’écran de l’iPhone 17 Pro Max était facturé l’an dernier entre 110 et 120 dollars. Pour son successeur, le tarif serait tombé autour de 68 dollars, soit une baisse proche de 50 %. Cette pression trouve son origine dans la flambée du prix des mémoires. La demande en HBM et en DRAM pour serveurs explose avec la construction des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. La HBM, ou mémoire à très haute bande passante, est particulièrement recherchée pour alimenter les accélérateurs d’IA. Résultat : les capacités de production sont sous tension, et le prix de la mémoire utilisée dans les smartphones augmente lui aussi.
Apple ne pouvant pas transférer entièrement cette hausse sur le consommateur, l’entreprise chercherait donc à économiser ailleurs, en particulier sur les écrans et les modules photo. Signe de cette pression : LG Display facturait traditionnellement ses panneaux un à deux dollars plus cher que Samsung Display. Désormais, les deux entreprises proposeraient quasiment les mêmes prix à Apple.
La situation est d’autant plus délicate que les écrans réclamés deviennent techniquement plus complexes. L’iPhone 18 Pro devrait ainsi adopter le LTPO Plus, une évolution de la technologie LTPO permettant d’améliorer l’efficacité énergétique de l’écran et donc, potentiellement, l’autonomie. Mais sa fabrication est aussi plus coûteuse. Les fournisseurs se retrouvent donc dans une position paradoxale : produire des écrans plus sophistiqués tout en acceptant de les vendre moins cher. Cette évolution illustre un changement plus large dans l’industrie. Pour les fabricants de dalles OLED, la capacité à réduire les coûts devient parfois plus déterminante que l’innovation elle-même, surtout lorsque les améliorations techniques restent difficiles à percevoir pour le consommateur. Dans la chaîne de production de l’iPhone, la bataille se joue donc désormais autant sur quelques dollars économisés que sur les performances affichées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
More from Choses à Savoir TECH
Une phrase invisible dans un simple e-mail peut suffire à donner de mauvaises instructions à une intelligence artificielle chargée de le lire. Le problème devient beaucoup plus sérieux lorsque cette IA peut également consulter des fichiers, envoyer des messages ou agir dans l’entreprise. Cette attaque porte un nom : l’injection de prompt. Au lieu d’introduire un logiciel malveillant classique, l’attaquant cache une instruction en langage naturel dans une source que l’IA va consulter : un courrier électronique, une page web, un document ou même une image. L’utilisateur peut ne rien remarquer. L’assistant, lui, ingère à la fois le contenu légitime et l’instruction hostile. C’est précisément pourquoi l’OWASP classe encore l’injection de prompt au premier rang de son Top 10 des risques pour les applications utilisant de grands modèles de langage en 2026.
Des chercheurs du MIT ont créé une feuille de silicone capable de reconstruire sa propre forme en trois dimensions lorsqu’on la plie ou qu’on la tord. Cousue un jour dans un vêtement, elle pourrait permettre à un casque de réalité virtuelle de suivre directement une partie de nos mouvements.
Meta prépare un câble sous-marin capable de transporter un pétabit de données par seconde entre les États-Unis et la France. Mais Petal ne donnera pas soudainement une connexion deux fois plus rapide aux particuliers : il augmente surtout la capacité de l’infrastructure qui relie les grands centres numériques des deux continents.
La France va investir 20 millions d’euros pour aider cinq acteurs à construire une offre commune de cloud et d’intelligence artificielle destinée aux données sensibles. Mais il ne s’agit pas de créer un nouveau cloud national à partir de zéro.
Un détecteur d’intelligence artificielle ne sait pas que ChatGPT a écrit un texte. Il calcule surtout à quel point ce texte ressemble à ceux qu’il a appris à reconnaître comme artificiels.