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C dans l’air du 23 octobre 2026 - Trappes : un attentat dans une France en ébullition Présentation: Myriam Encaoua Un homme a ouvert le feu sur des passants en pleine rue ce vendredi à Trappes et et à La Verrière, dans les Yvelines. Un premier bilan communiqué par une source policière et confirmé par le ministre de l’Intérieur lors d’une conférence de presse fait état d'un mort et de quatre blessés. Le tireur présumé, âgé de 39 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Son domicile, situé dans la commune de Plaisir, dans les Yvelines, a été perquisitionné. Le parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi et a ouvert une enquête portant sur plusieurs chefs, dont celui d’« assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».
« L’ensemble des moyens des forces de sécurité et de l’autorité judiciaire sont pleinement mobilisés », a indiqué le Premier ministre sur X. Le président de la République, Emmanuel Macron, a exprimé sa « profonde émotion » et sa « reconnaissance [aux] forces de l’ordre qui ont déjà procédé à l’interpellation de l’auteur ».
Cette fusillade intervient dans un contexte extrêmement tendu dans le pays, à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation, une semaine après les violences et les pillages du week-end dernier. Des dizaines de manifestations sont annoncées, mais certaines sont interdites dans plusieurs villes. « Seules celles organisées par les syndicats seront autorisées », avait prévenu hier le président de la République, qui doit rencontrer cet après-midi des organisations lycéennes. Ses propos sur l’interdiction des manifestations non syndicales font l’objet d’un recours devant le Conseil d’État.
Samedi, 70 000 gendarmes et policiers seront déployés, a également annoncé le ministre de l’Intérieur, qui doit se rendre ce vendredi après-midi à Orléans, où doit se dérouler ce week-end le congrès du Rassemblement national. Une ville sous tension, où sont attendus entre 20 000 et 30 000 manifestants, à l’appel de la CGT et de plusieurs figures de la gauche.
Un dispositif policier renforcé qui ne suffit pas forcément à rassurer. Nos journalistes se sont rendus à Montargis, commune marquée par les émeutes de 2023. Comme dans de nombreuses villes, les commerçants inquiets protègent leurs magasins, tandis que, dans la population, certains qui avaient manifesté la semaine dernière s’interrogent : y aller ou pas ?
Alors que s’est-il passé à Trappes et à La Verrière ce vendredi matin ? Que sait-on de l’auteur présumé de l'attentat ? Enfin, dans une France en ébullition, comment la journée du 24 octobre se prépare-t-elle ?
Nos experts : - Cécile Cornudet - Editorialiste politique aux Echos - Frédéric DABI - Directeur général de l'institut de sondages Ifop, directeur du pôle Opinion et stratégie. - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche. - Frédéric PLOQUIN - Grand reporter, auteur de Insécurité, stop à la descente aux enfers
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