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Le 24 octobre 2016, Jacqueline Veyrac, une riche hôtelière niçoise de 76 ans, est enlevée en plein jour devant son domicile par plusieurs hommes cagoulés. Ils la forcent à monter dans une camionnette et la séquestre durant 48 heures. Malgré les conditions éprouvantes, elle parvient à faire du bruit pour attirer l'attention d'un passant qui l'entend et qui par la suite appelle les secours. La raison de ce kidnappage vient de la vengeance d'un homme travaillant avec elle. Il dirigeait son restaurant de luxe. Néanmoins, un jour, l'établissement a coulé sous sa gestion et fait donc faillite. Refusant d'assumer sa responsabilité, il a rejeté toute la faute sur Jacqueline. Ainsi, une rancœur profonde s'est installée, nourrie par un désir de vengeance et d'enrichissement. Il décide alors de la kidnapper, de préparer une demande de rançon et exiger plusieurs millions d'euros à sa famille. Mais rien ne se passe comme prévu car le message de rançon n'a jamais été envoyé. Les ravisseurs paniquent et donc prennent la fuite les mains vides. Ainsi, en 2021, cette tentative de vengeance aura finalement coûté sa liberté à Giuseppe Serena, condamné à 18 ans de prison.
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Le 5 juillet 1964, Jean-Claude Saint-Aubin, 23 ans, et Dominique Kaydasch, 18 ans, meurent dans un accident de voiture près de Fréjus, dans le Var, alors qu'ils rejoignent leurs familles pour les vacances. Sur place, les gendarmes concluent que le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule à cause d'une vitesse excessive pour percuter un platane. Cependant, les parents de Jean-Claude contestent la thèse du simple drame routier à cause de déclarations suspicieuses. En effet, un témoin affirme avoir vu un camion de l'armée, semblable à la voiture d'un dirigeant de l'OAS, couper la route de la Volvo avant le choc. Dès lors, les proches dénoncent une erreur des services secrets français et plaident le meurtre. Au fil des années, la famille met au jour de nombreuses anomalies dans les procès-verbaux avec des horaires falsifiés, un registre militaire disparu et un témoin clé entendu très tardivement. Finalement, après de multiples non-lieux, un rapport de 1983 de l'Inspection générale des services judiciaires avance la manœuvre involontaire d'un camion militaire qui se serait ensuite enfui. L'hypothèse de la bavure, sur fond d'après-guerre d'Algérie, n'est néanmoins jamais pleinement établie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 12 mars 2003, Antonio Ferrara s'échappe de la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, où il est incarcéré depuis moins d'un an. Figure du grand banditisme français, restée en cavale pendant quatre ans, il est arrêté et condamné pour des attaques de fourgons blindés à l'explosif, une tentative de meurtre et plusieurs braquages. Son évasion, à 4 h 15 du matin, est préparée et méticuleusement organisée. Antonio Ferrara refuse délibérément une fouille à la sortie d'un parloir pour être envoyé dans le quartier disciplinaire, endroit le plus efficace pour l'opération de fuite. Puis, ses complices, un commando d'une dizaine d'hommes portant des blousons et des brassards fluorescents de Police, cagoulés et lourdement armés pénètrent dans l'enceinte de la maison d'arrêt. En 10 minutes, les portes blindées sautent et Antonio Ferrara se retrouve à l'extérieur, sans faire de mort. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, fait de sa traque une priorité. Antonio Ferrara est finalement localisé et interpellé le 10 juillet 2003, dans un café du 12e arrondissement de Paris. Il est mis en examen pour cinq chefs d'accusation entourant son évasion. Lors de sa nouvelle incarcération et des dix-neuf ans de détention qui ont suivi, il est régulièrement changé de cellule. Le 8 juillet 2022, sa libération n'est assortie d'aucune condition. Antonio Ferrara continue toutefois ses exactions et est alors arrêté en 2025, actuellement en attente d'un nouveau jugement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 127 rue du Faubourg-Saint-Honoré est un haut lieu de la police judiciaire parisienne, longtemps resté dans l'ombre du 36 quai des Orfèvres. Située à deux pas des Champs-Élysées et du ministère de l'Intérieur, l'adresse a abrité pendant trois décennies, de la fin de la guerre d'Algérie aux années 1990, ces policiers « à l'ancienne ». Ils traquaient le grand banditisme, les enlèvements, les braquages, le proxénétisme et les trafics avec des méthodes souvent artisanales, fondées sur les filatures, les indics et le flair. Avec le journaliste Frédéric Ploquin et l'ancien commissaire Charles Pellegrini, Jacques Pradel raconte plusieurs affaires marquantes de cette époque, entre coups de filet spectaculaires, enquêtes hors norme et pratiques parfois aux frontières de la légalité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'affaire Fualdès prend place dans la France de la Restauration. Dans la nuit du 19 au 20 mars 1817, à Rodez, Antoine Bernardin Fualdès, ancien procureur impérial, est égorgé. Son corps est ensuite jeté dans les eaux de l'Aveyron. Très vite, l'enquête met au jour un crime préparé, sur fond de rancœurs politiques, de dettes et de rivalités locales. En effet, la victime est accusée d'être bonapartiste, quand ses agresseurs sont dans la mouvance royaliste. Cette affaire d'État est d'une ampleur telle que Victor Hugo y fait référence au chapitre 169 des Misérables. Aussi, l'affaire passionne les Français parce que les témoignages se contredisent, lançant des rumeurs saugrenues autour du mobile et du rôle exact des accusés. Lors de trois procès, plus de vingt présumés coupables se rendent à la barre ; ils écopent de peines variées : condamnations à mort, prison à perpétuité ou relaxe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 5 avril 1972, Brigitte Dewèvre, 15 ans, est étranglée et abandonnée sur un terrain vague de la cité minière où elle vit, à Bruay-en-Artois, dans le Pas-de-Calais. L'adolescente est aperçue pour la dernière fois en soirée, à 19 h 45, en conversation avec un inconnu vêtu d'un pull à col roulé, alors qu'elle s'en allait dormir chez sa grand-mère. Son corps est retrouvé en partie déshabillé, le lendemain, par des enfants jouant au ballon aux abords de la friche. Brigitte Dewèvre a été frappée et mutilée, puis placée sous un vieux pneu. Très vite, ce meurtre provoque une vive émotion en devenant un symbole de la lutte des classes. En effet, l'enquête s'oriente vers Pierre Leroy, notaire de la ville, et sa maîtresse, Monique Béghin-Mayeur, mis en cause après plusieurs témoignages. Des militants de la Gauche prolétarienne profitent de l'appartenance bourgeoise des présumés coupables pour dénoncer la fermeture des mines de charbon et le sort des corons. Cette affaire, qui prend une dimension sociale et politique considérable, ne sera jamais élucidée. Les premiers inculpés sont d'abord libérés. Par la suite, un camarade de Brigitte s'accuse du meurtre, mais est acquitté. Le crime est finalement prescrit en 2005. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.