L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Les tueurs de la lande

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Show Notes

Entre juillet 1963 et octobre 1965, Ian Brady et Myra Hindley enlèvent et tuent cinq mineurs dans la région de Manchester. En fait, le 12 juillet 1963, Ian confie à sa conjointe vouloir « commettre le crime parfait ». Le couple élabore alors un stratagème : lui circule en motocyclette pour repérer et signaler les proies potentielles, elle les accoste depuis leur camionnette. Un soir, David Smith, le beau-frère de Myra, assiste au meurtre d'Edward Evans, jeune mécanicien de 17 ans, étranglé dans la salle de séjour du couple. En rentrant chez lui, David, perturbé, réveille sa femme, la sœur de Myra, pour lui raconter ce qu'il a vu. Trois heures plus tard, les deux se dirigent prudemment vers une cabine téléphonique pour appeler les urgences de la station de police de Hyde. Le lendemain, la police découvre le corps d'Edward encore dans la maison. Ian est arrêté, mais Myra n'est pas encore inculpée, faute de preuves. Le premier procès révèle l'ampleur du sadisme des accusés ; ils ne présentent aucun remords. Vingt ans plus tard, en 1985, le dossier est rouvert, car Ian rapporte les assassinats de deux autres enfants. Myra nie sa participation. Lors de la deuxième enquête, Ian, qui n'a pas seulement tué mais aussi agressé sexuellement quatre de ses victimes, est diagnostiqué psychopathe. En prison, tous deux rédigent et publient tantôt des essais, tantôt des autobiographies. L'aversion contre le couple, alimentée par la presse, est telle qu'à leur mort, aucune ville n'accepte d'incinérer les deux tueurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Oct 22, 2026

Le 5 juillet 1964, Jean-Claude Saint-Aubin, 23 ans, et Dominique Kaydasch, 18 ans, meurent dans un accident de voiture près de Fréjus, dans le Var, alors qu'ils rejoignent leurs familles pour les vacances. Sur place, les gendarmes concluent que le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule à cause d'une vitesse excessive pour percuter un platane. Cependant, les parents de Jean-Claude contestent la thèse du simple drame routier à cause de déclarations suspicieuses. En effet, un témoin affirme avoir vu un camion de l'armée, semblable à la voiture d'un dirigeant de l'OAS, couper la route de la Volvo avant le choc. Dès lors, les proches dénoncent une erreur des services secrets français et plaident le meurtre. Au fil des années, la famille met au jour de nombreuses anomalies dans les procès-verbaux avec des horaires falsifiés, un registre militaire disparu et un témoin clé entendu très tardivement. Finalement, après de multiples non-lieux, un rapport de 1983 de l'Inspection générale des services judiciaires avance la manœuvre involontaire d'un camion militaire qui se serait ensuite enfui. L'hypothèse de la bavure, sur fond d'après-guerre d'Algérie, n'est néanmoins jamais pleinement établie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 17, 2026

Le 12 mars 2003, Antonio Ferrara s'échappe de la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, où il est incarcéré depuis moins d'un an. Figure du grand banditisme français, restée en cavale pendant quatre ans, il est arrêté et condamné pour des attaques de fourgons blindés à l'explosif, une tentative de meurtre et plusieurs braquages. Son évasion, à 4 h 15 du matin, est préparée et méticuleusement organisée. Antonio Ferrara refuse délibérément une fouille à la sortie d'un parloir pour être envoyé dans le quartier disciplinaire, endroit le plus efficace pour l'opération de fuite. Puis, ses complices, un commando d'une dizaine d'hommes portant des blousons et des brassards fluorescents de Police, cagoulés et lourdement armés pénètrent dans l'enceinte de la maison d'arrêt. En 10 minutes, les portes blindées sautent et Antonio Ferrara se retrouve à l'extérieur, sans faire de mort. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, fait de sa traque une priorité. Antonio Ferrara est finalement localisé et interpellé le 10 juillet 2003, dans un café du 12e arrondissement de Paris. Il est mis en examen pour cinq chefs d'accusation entourant son évasion. Lors de sa nouvelle incarcération et des dix-neuf ans de détention qui ont suivi, il est régulièrement changé de cellule. Le 8 juillet 2022, sa libération n'est assortie d'aucune condition. Antonio Ferrara continue toutefois ses exactions et est alors arrêté en 2025, actuellement en attente d'un nouveau jugement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 16, 2026

Le 127 rue du Faubourg-Saint-Honoré est un haut lieu de la police judiciaire parisienne, longtemps resté dans l'ombre du 36 quai des Orfèvres. Située à deux pas des Champs-Élysées et du ministère de l'Intérieur, l'adresse a abrité pendant trois décennies, de la fin de la guerre d'Algérie aux années 1990, ces policiers « à l'ancienne ». Ils traquaient le grand banditisme, les enlèvements, les braquages, le proxénétisme et les trafics avec des méthodes souvent artisanales, fondées sur les filatures, les indics et le flair. Avec le journaliste Frédéric Ploquin et l'ancien commissaire Charles Pellegrini, Jacques Pradel raconte plusieurs affaires marquantes de cette époque, entre coups de filet spectaculaires, enquêtes hors norme et pratiques parfois aux frontières de la légalité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 15, 2026

L'affaire Fualdès prend place dans la France de la Restauration. Dans la nuit du 19 au 20 mars 1817, à Rodez, Antoine Bernardin Fualdès, ancien procureur impérial, est égorgé. Son corps est ensuite jeté dans les eaux de l'Aveyron. Très vite, l'enquête met au jour un crime préparé, sur fond de rancœurs politiques, de dettes et de rivalités locales. En effet, la victime est accusée d'être bonapartiste, quand ses agresseurs sont dans la mouvance royaliste. Cette affaire d'État est d'une ampleur telle que Victor Hugo y fait référence au chapitre 169 des Misérables. Aussi, l'affaire passionne les Français parce que les témoignages se contredisent, lançant des rumeurs saugrenues autour du mobile et du rôle exact des accusés. Lors de trois procès, plus de vingt présumés coupables se rendent à la barre ; ils écopent de peines variées : condamnations à mort, prison à perpétuité ou relaxe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 10, 2026

Le 5 avril 1972, Brigitte Dewèvre, 15 ans, est étranglée et abandonnée sur un terrain vague de la cité minière où elle vit, à Bruay-en-Artois, dans le Pas-de-Calais. L'adolescente est aperçue pour la dernière fois en soirée, à 19 h 45, en conversation avec un inconnu vêtu d'un pull à col roulé, alors qu'elle s'en allait dormir chez sa grand-mère. Son corps est retrouvé en partie déshabillé, le lendemain, par des enfants jouant au ballon aux abords de la friche. Brigitte Dewèvre a été frappée et mutilée, puis placée sous un vieux pneu. Très vite, ce meurtre provoque une vive émotion en devenant un symbole de la lutte des classes. En effet, l'enquête s'oriente vers Pierre Leroy, notaire de la ville, et sa maîtresse, Monique Béghin-Mayeur, mis en cause après plusieurs témoignages. Des militants de la Gauche prolétarienne profitent de l'appartenance bourgeoise des présumés coupables pour dénoncer la fermeture des mines de charbon et le sort des corons. Cette affaire, qui prend une dimension sociale et politique considérable, ne sera jamais élucidée. Les premiers inculpés sont d'abord libérés. Par la suite, un camarade de Brigitte s'accuse du meurtre, mais est acquitté. Le crime est finalement prescrit en 2005. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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