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160 millions d’électeurs brésiliens sont appelés à se rendre aux urnes ce dimanche. Dans un pays plus que jamais polarisé, les sondages prévoient pour le 1er tour de la présidentielle un duel serré entre le chef de l’État sortant de gauche Luiz Ignacio Lula da Silva, 80 ans, qui brigue un 4ème mandat et le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, candidat du parti libéral et fils de Jaïr Bolsonaro, l’ex-président d’extrême droite condamné en 2025 à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État. Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Alors que l’insécurité semble être la 1ère préoccupation des Brésiliens, le bilan social du mandat de Lula fera-t-il le poids face à la politique répressive promise par Flavio Bolsonaro, inspiré par l’exemple du Salvador ? Faut-il craindre des ingérences de la criminalité organisée dans les élections ? L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite mettrait-elle en péril la souveraineté du Brésil, comme l’affirme Lula, qui accuse les États-Unis de chercher à interférer dans le scrutin au profit de son rival Flavio Bolsonaro ? Le Brésil restera-t-il un bastion de gauche dans une Amérique latine dont Donald Trump veut faire l’arrière-cour des États-Unis ?
Deux invités : - Anaïs Flechet, professeur d’histoire contemporaine à Sciences Po Strasbourg - Frédéric Louault, professeur de Sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles.
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L’Asie fabrique nos batteries, nos téléphones et une bonne part de la croissance mondiale. Mais derrière ce décollage, que deviennent ceux qui vivent loin des capitales ? Géopolitique s’intéresse au dernier dossier de La revue internationale et stratégique, consacré aux pouvoirs en Asie-Pacifique. L’Indonésie produit près de 60 % du nickel mondial, un métal indispensable aux batteries des voitures électriques. Les complexes industriels se multiplient dans les Moluques et à Sulawesi, souvent au détriment des forêts et de ceux qui en vivaient. Fin août, à Jakarta, les manifestations devant le Parlement se sont soldées par plus de 300 interpellations. En Inde, le redécoupage de la carte électorale voulu par le gouvernement de Narendra Modi inquiète les États du Sud. Au Bengale-Occidental, des millions de noms ont été rayés des listes électorales avant la victoire historique du BJP au printemps. Et entre la Thaïlande et le Cambodge, la frontière reste fermée depuis juin 2025, malgré le cessez-le-feu. Frontières, ressources, électeurs : dans toute la région, les populations semblent devenues un enjeu de pouvoir à part entière. Contrôle des États ou résistance des peuples, qui est en train de l’emporter ? Invités : Coline Laroche, analyste au sein du programme Asie-Pacifique de l’Iris, spécialiste de l’Indonésie, codirectrice du dossier « Pouvoirs en Asie-Pacifique » de La revue internationale et stratégique (n° 142, été 2026) Christine Cabasset, docteure en géographie, associée à l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec) et au programme Asie-Pacifique de l’Iris Guillaume Delacroix, journaliste, collaborateur de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique de l’Iris, coauteur de Dans la tête de Narendra Modi (Actes Sud, 2024)
Le 12 octobre, la Marine nationale a arraisonné au large de La Réunion un pétrolier de la flotte fantôme russe. Trois jours plus tôt, Donald Trump levait les sanctions sur le gazole russe. Deux décisions qui en disent long sur la place qu’occupe aujourd’hui l’énergie dans les rapports de force mondiaux. Le DF Peak naviguait sous un faux pavillon béninois. Jusqu’en 2024, il s’appelait le Kaliningrad. Comme des centaines d’autres vieux tankers, il permet à Moscou de continuer à vendre son pétrole malgré les sanctions européennes. Mais au même moment, Washington prenait le chemin inverse. Face à des prix du diesel au plus haut à quelques semaines des élections de mi-mandat, l’administration Trump a autorisé jusqu’en avril 2027 l’achat de gazole russe. En échange, Kiev est priée de cesser ses frappes sur les raffineries russes. L’Europe arraisonne, l’Amérique achète. Et pendant ce temps, la mer Noire reste une zone de guerre, où des cargos sont frappés au large de la Bulgarie. Le blé, lui aussi, est devenu un instrument de puissance. Pour comprendre ce grand marchandage, Géopolitique s’appuie sur le rapport CyclOpe, référence sur les marchés des matières premières, qui publie cette année sa quarantième édition. Une aventure née en 1983 d’une chronique hebdomadaire sur l’antenne de RFI. Invités : Philippe Chalmin, professeur émérite d’histoire économique à l’université Paris-Dauphine-PSL, fondateur et directeur du rapport CyclOpe François Luguenot, ingénieur agronome, directeur de FL Consultant, auteur du chapitre céréales de CyclOpe À lire aussiFlotte fantôme : la France ouvre une enquête sur le pétrolier DF Peak après son arraisonnement
Trump reçu à Pékin en mai, Xi et Poutine qui affichent leur entente fin août au sommet de Bichkek, un possible sommet à trois en novembre à Shenzhen, plus aucun traité qui limite les arsenaux nucléaires américain et russe, Ormuz et Bab el-Mandeb quasiment fermés. Washington, Pékin et Moscou se disputent le monde sans se faire la guerre directement. Dans cette partie à trois, la France est-elle encore un joueur ou déjà un terrain de jeu ? Avec - le vice-amiral Pascal Ausseur, directeur général de la FMES, ancien préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord ; - Céline Bayou, chercheuse à l'INALCO, spécialiste de la Russie et des pays baltes ; - Valérie Niquet, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de la Chine et de l'Asie. Émission enregistrée à Toulon, en marge des Rencontres stratégiques de la Méditerranée organisées par la FMES.
Des drones à quelques milliers d'euros qui frappent les ponts de Kiev quatre jours de suite, y compris le jour de la visite de Friedrich Merz, des avions de l'OTAN qui décollent pour abattre un drone au-dessus de la Lituanie, des missiles qui frappent en deux minutes au Moyen-Orient, des ballons espions à trente kilomètres d'altitude. La guerre du ciel a changé de visage, du ras du sol jusqu'à l'espace. On regarde ce que l'Ukraine, le Golfe et la mer de Chine nous apprennent, et si la France et son industrie sont prêtes. Avec - Malcolm Pinel, chercheur au Centre d'études stratégiques aérospatiales de l'armée de l'Air et de l'Espace, spécialiste de la puissance aérienne russe ; - le colonel Yann Bourion, ancien pilote de chasse, aujourd'hui chez MBDA, le fabricant européen de missiles ; - Pierre Razoux, historien des conflits, directeur académique de la FMES. Émission enregistrée à Toulon, en marge des Rencontres stratégiques de la Méditerranée organisées par la FMES.
Drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig en Allemagne, incendies d'usines d'armement en Bulgarie, en Italie et en Estonie, frappes sur le train Kiev/Varsovie dans une gare ukrainienne à 2 km de la frontière polonaise… Attribuées à la Russie, les attaques « hybrides » contre les pays européens soutiens de Kiev se sont multipliées ces derniers mois, qu’il s’agisse de drones, de sabotages, de désinformation ou de cyberattaques… Que se passerait-il si, demain, une opération hybride russe faisait des victimes dans un pays de l’OTAN ? Comment les Européens doivent-ils répondre aux provocations du maître du Kremlin ? Que cherche Vladimir Poutine ? Que traduit cette fuite en avant et jusqu’où peut-elle aller ?