
Show Notes
Ce début d’année a des allures de dystopie, je sais. J’ai moi-même un petit coup de mou, comme je vous le confie dans l’introduction de cet épisode, qui tombe à pic. Mon invitée, la poétesse Kiyémis, déteste les dystopies. Et nous propose, pour balayer la peur, de convoquer la joie, la joie comme outil de résistance, responsabilité collective et pratique politique. Oui la joie est une déraison, voire une folie face à la violence du monde. Mais le monde n’est-il pas lui-même absolument déraisonnable ? Je connais Kiyémis depuis longtemps. J’observe depuis des années sa voix s’épanouir et ses vers fleurir « et refleurir » - du titre de son magnifique roman sur l’histoire de sa grand-mère - sur nos plaies. Sa dernière production est un ouvrage collectif intitulé : « Pour la Joie, Une ode à la résistance poétique et politique » (ed. Les Liens qui Libèrent), un ouvrage collectif où l’on retrouve à ses côtés les plumes de plusieurs autrices : Rim Battal, Douce Dibondo, Claude-Emmanuelle Gaian-Maull, Nadia Yala Kisukidi, Mélissa Laveaux, Fania Noël, Laura Nsafou et Coline Pierré. Plongez vous dans cet épisode, imbibez-vous du rire de Kiyémis, des quelques lignes qu’elle lit pour vous à voix haute, et convainquez-vous, avec nous, que « l’autre rive existe ». Une expression qui oblige à l’espoir, à l’amour, à la lutte. Elle est une façon de fuir la peur qui paralyse et d’habiller de lumière la colère, qui reste une boussole mais, à la longue, épuise les corps. De corps, il est beaucoup question aussi dans notre échange. Kiyémis aborde son enfance de petite fille « solaire » qui aime écrire, rêvasser et danser devant son miroir, suivie d’une adolescence où les injonctions à « se faire petite » ont eu raison de son élan. Elle qui est l’autrice d’un essai sur la grossophobie « Je suis votre pire cauchemar », nous invite à faire corps avec ce corps et à l’envisager comme un navire puissant, un survivant magnifique capable de nous faire jouir de la beauté du monde et surtout de créer. Car la clé de la leçon de Kiyémis c’est créer. Dans son cas, écrire. Elle nous désigne ainsi la possibilité de grandir non pas malgré mais à partir des traumatismes des générations précédentes. « Les roses héritent des épines, mais aussi des couleurs », souligne-t-elle vers la fin de notre échange, dans un passage que vous n’êtes pas prêtes d’oublier. Bonne écoute et n’hésitez pas à nous faire des retours sur vos plateformes de podcasts et sur les réseaux sociaux. Photo : Adeline Rapon 💌 PssstVous avez envie d’écouter Folie Douce SANS PUB et la veille de la sortie de chaque épisode ?👉 Alors abonnez-vous à La Douceur, ma newsletter qui politise la santé mentale sur Substack.Vous recevrez chaque semaine, dans vos boîtes mails, des textes inédits, des conseils, une revue de presse, des tas de recommandations littéraires, et un chat où j’échange en direct avec la communauté !Ça coûte 5€ par mois ou 50€ par an.Venez ! Je vous y attends 👉 Et si vous voulez commander mon livre Enfin seule (ed. Allary), c'est par ici ! Retrouvez Folie Douce sur YouTube ! 💞 Si vous avez aimé cet épisode, laissez-nous des étoiles ⭐ et abonnez-vous ! 👉 Rejoignez notre communauté sur Instagram. Folie Douce est disponible gratuitement sur toutes les plateformes : Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Podcast Addict, Amazon Music. Folie Douce donne la parole à des artistes, des militant·es, penseur·euses pour explorer leur parcours de santé mentale à la lumière de leur travail artistique ou politique. Ce podcast a pour vocation de faire émerger des récits à la première personne. Les propos de ses invité·es n’ont pas valeur d’expertise. Le terme « folie » est employé ici à des fins de réappropriation d’une identité habituellement imposée et marginalisée. En cas de détresse psychique, n'hésitez pas à composer le 3114. Folie Douce est une émission produite par Lauren Bastide. Partenariats : The Podcast Bureau / [email protected] Programmation et coordination : Adèle Toc
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Iris Brey est autrice, réalisatrice, chercheuse et c’est une amie. Je l’avais déjà reçue en 2020 dans La Poudre, au moment où elle venait de publier son travail sur le female gaze, six mois après son accouchement. J’ai réécouté cet entretien en miroir avec son nouveau livre, Une réponse, que j’ai dévoré d’une traite, et c’est vertigineux. On voit à quel point sa pensée s’est enrichie, s’est affirmée. Assister à l’évolution d’une amie, c’est très réjouissant, et je suis heureuse de partager cet épisode avec vous. Dans cet épisode, Iris Brey raconte combien il est difficile pour elle de passer de sa casquette de chercheuse, d’intellectuelle à celle de l'écriture intime. Elle se met à nu jusque dans les fonctions les plus secrètes de son corps, dans ce livre qui s’ouvre sur son accouchement. Pourtant, ce geste lui a permis d’entrer en contact avec ses émotions les plus profondes, ses traumatismes, de résonner avec les émotions des autres et de faire avancer la réflexion sur l’inceste. Sans que l’écriture ne soit ici thérapeutique, ou peut-être plus pour les autres que pour elle-même. Elle fait ici un geste mal compris en France, celui de l’autothéorie. Vous allez très vite comprendre de quoi il retourne à l’écoute de l’épisode. Iris Brey répond à d’autres questions. Est-ce que l’écriture répare ? (Spoiler : non.) Est-ce qu’on se sent mieux quand les hommes se volatilisent de notre quotidien ? (Spoiler : oui.) Elle dit que le trauma, la sexualité et la colère se déplacent selon une trajectoire qui n’est pas linéaire. Elle dit que la fatigue du post-partum n’est pas hormonale mais fabriquée socialement. Elle dit que nos mères et nos grands-mères ont été forcées à se taire et que nous héritons de leurs silences. Et bien d’autres choses. C’est un échange riche et passionnant. Écoutez-le, partagez-le, et dites-moi en commentaires ce qu’il vous a fait. Crédit photo : Léa Boeglin. 💌 PssstVous avez envie d’écouter Folie Douce SANS PUB et la veille de la sortie de chaque épisode ?👉 Alors abonnez-vous à La Douceur, ma newsletter qui politise la santé mentale sur Substack.Vous recevrez chaque semaine, dans vos boîtes mails, des textes inédits, des conseils, une revue de presse, des tas de recommandations littéraires, et un chat où j’échange en direct avec la communauté !Ça coûte 5€ par mois ou 50€ par an.Venez ! Je vous y attends 👉 Et si vous voulez commander mon livre Enfin seule (ed. Allary), c'est par ici ! Retrouvez Folie Douce sur YouTube ! 💞 Si vous avez aimé cet épisode, laissez-nous des étoiles ⭐ et abonnez-vous ! 👉 Rejoignez notre communauté sur Instagram. Folie Douce est disponible gratuitement sur toutes les plateformes : Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Podcast Addict, Amazon Music. Folie Douce donne la parole à des artistes, des militant·es, penseur·euses pour explorer leur parcours de santé mentale à la lumière de leur travail artistique ou politique. Ce podcast a pour vocation de faire émerger des récits à la première personne. Les propos de ses invité·es n’ont pas valeur d’expertise. Le terme « folie » est employé ici à des fins de réappropriation d’une identité habituellement imposée et marginalisée. En cas de détresse psychique, n'hésitez pas à composer le 3114. Folie Douce est une émission produite par Lauren Bastide. Partenariats : The Podcast Bureau / [email protected] Programmation et coordination : Adèle Tocquet. Montage et mixage : Marion Emerit. Générique : Lauren Bastide et Marion Emerit sur une musique composée par Irma.
Régulièrement, l’équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Isabelle Carré, réalisatrice, actrice et écrivaine. Dans cet extrait, Isabelle Carré évoque le manque de moyens et de personnels soignants mobilisés pour accompagner les adolescent·es en détresse psychique. Une manière d’interroger le modèle de société qui leur sera transmis si on ne se soucie ni de leur avenir, ni de leur santé mentale.
Cet épisode de Folie douce a été enregistré en public lors du festival Toutes sur scène, un événement qui avait pour objectif de mettre un maximum de femmes talentueuses sur la scène du Théâtre du Châtelet. C’était un moment chaleureux, engagé, et j’ai eu la chance de tendre mon micro à une artiste que j’adore : la chanteuse, compositrice et autrice Solann. Ça fait longtemps que je suis fan de sa musique et en particulier d’une chanson qui me fout la chiale à chaque fois, vous pourrez l’entendre au tout début de notre échange. Ses textes, intimes, travaillés, racontent une époque dystopique et reflètent les aspirations et l’anxiété d’une génération qu’elle incarne avec beaucoup de justesse, avec son mélange de flamboyance et de fragilité assumée. À mon micro, elle raconte son enfance dans un monde en crise, elle raconte aussi une adolescence très particulière, son profil atypique, son isolement et les questionnements qui l’ont traversée parfois avec violence. Jusqu’à éclore dans sa musique lunaire à la texture si particulière. Merci à Solann pour sa confiance et merci à l’équipe de Toutes sur scène pour l’organisation de cet événement exceptionnel, son accueil et son professionnalisme. Merci aussi à toute la génération qui est dans les rues pour revendiquer un futur meilleur. N’hésitez pas à liker cet épisode, à le partager sur les réseaux sociaux et à laisser un commentaire : ça aide le podcast à se faire connaître. Bonne écoute ! Cet épisode a été produit en partenariat avec le festival Toutes sur scène. Crédit photo : Clémentine Ecobichon. 💌 PssstVous avez envie d’écouter Folie Douce SANS PUB et la veille de la sortie de chaque épisode ?👉 Alors abonnez-vous à La Douceur, ma newsletter qui politise la santé mentale sur Substack.Vous recevrez chaque semaine, dans vos boîtes mails, des textes inédits, des conseils, une revue de presse, des tas de recommandations littéraires, et un chat où j’échange en direct avec la communauté !Ça coûte 5€ par mois ou 50€ par an.Venez ! Je vous y attends 👉 Et si vous voulez commander mon livre Enfin seule (ed. Allary), c'est par ici ! Retrouvez Folie Douce sur YouTube ! 💞 Si vous avez aimé cet épisode, laissez-nous des étoiles ⭐ et abonnez-vous ! 👉 Rejoignez notre communauté sur Instagram. Folie Douce est disponible gratuitement sur toutes les plateformes : Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Podcast Addict, Amazon Music. Folie Douce donne la parole à des artistes, des militant·es, penseur·euses pour explorer leur parcours de santé mentale à la lumière de leur travail artistique ou politique. Ce podcast a pour vocation de faire émerger des récits à la première personne. Les propos de ses invité·es n’ont pas valeur d’expertise. Le terme « folie » est employé ici à des fins de réappropriation d’une identité habituellement imposée et marginalisée. En cas de détresse psychique, n'hésitez pas à composer le 3114. Folie Douce est une émission produite par Lauren Bastide. Partenariats : The Podcast Bureau / [email protected] Programmation et coordination : Adèle Tocquet. Montage et mixage : Marion Emerit. Générique : Lauren Bastide et Marion Emerit sur une musique composée par Irma.
Régulièrement, l’équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter Tcherina Jerolon, responsable chez Amnesty International du programme Conflits, migrations et justice, et Yasmine Riffi Tamsamani, actrice, assistante réalisatrice et membre du collectif des intermittent·es du spectacle étranger·es en France. Dans cet extrait, Tcherina Jerolon évoque l’impact de la précarité administrative sur la santé mentale des travailleur·euses concerné·es, notamment en raison de la complexité de la procédure de renouvellement du droit au séjour.
Dans cet épisode de Folie Douce, je reçois la réalisatrice Jeanne Herry à l’occasion de la sortie de Garance, avec Adèle Exarchopoulos, son quatrième long métrage, distribué par StudioCanal, au cinéma actuellement. Elle y met en scène le parcours de rétablissement d’une femme atteinte d’addiction à l’alcool. Un récit subjectif, incarné, qui s’inscrit dans la lignée de son travail, obsédé par la réparation et les interdépendances. C’est un immense plaisir pour moi de la recevoir, car j’avais été, comme beaucoup d’entre nous, bouleversée par Je verrai toujours vos visages.Je suis très reconnaissante à Jeanne d’avoir parlé de fatigue, proposé une magnifique définition de l’amour et décrit sa « chambre intérieure », l’endroit où elle se retire parfois pour trier ses émotions. Elle révèle que Garance est née d’une volonté qu’elle nourrissait depuis longtemps : écrire un film sur une femme mobile, qui s’appelait dans les premières versions du scénario « l’électron libre ».Avec Hannah Arendt, Jeanne Herry présente cette mobilité comme son propre remède à l’anxiété. Elle cherche avec moi à dater la naissance de sa crainte du temps qui passe, qu’elle situe à ses 18 ans et à son départ pour Londres, où elle voulait devenir comédienne et n’était peut-être pas tout à fait à sa place. Elle nomme avec lucidité les grands privilèges que lui confère son statut de “fille de” et parle de sa façon d’être une femme de 48 ans qui élève des ados, « ces gens tellement touchants ».C’est à la toute fin de l’entretien qu’elle révèle l’existence d’une “matière biographique cachée derrière ses films”, qui lui fait du bien à elle autant qu’à nous. Bonne écoute.Garance est un film distribué par Studiocanal, le partenaire de cet épisode, actuellement au cinéma.