
19 mars 1965 : les Belges découvrent Le Gendarme de Saint-Tropez, le triomphe de Louis de Funès
Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70Show Notes
En ce 19 mars 1965, les Belges découvrent enfin Le Gendarme de Saint-Tropez, six à sept mois après sa sortie en France, où il a déjà provoqué un véritable raz-de-marée au box-office.
Le film suit Ludovic Cruchot, gendarme zélé, autoritaire et râleur, muté depuis un village des Hautes-Alpes vers la brigade de Saint-Tropez avec une promotion à la clé. Il débarque dans une brigade plutôt mollassonne, adepte de la pétanque et de la sieste, dirigée par un adjudant Gerber totalement dépassé par l'agitation estivale et la traque des nudistes.
Ce Cruchot, c'est Louis de Funès. Le film a été construit autour de lui et c'est la première fois qu'il obtient un droit de regard sur le scénario et la distribution. À ses côtés, Michel Galabru (l'adjudant Gerber), Jean Lefèvre, Christian Marin, le duo Grosso et Modo, ainsi que Geneviève Grad dans le rôle de sa fille Nicole. On remarque aussi la présence d'une toute nouvelle Ford Mustang, présentée quelques semaines à peine avant le tournage, et d'un certain Fernand Sardou, le père de Michel, dans le rôle d'un paysan sur un tracteur.
Tourné en juin et juillet 1964 à Saint-Tropez, à Belvédère et aux studios de la Victorine à Nice, avec un budget très modeste, le film passe totalement inaperçu auprès de la presse à sa sortie. Un seul journal lui consacre un petit article. Mais le public, lui, ne s'arrête plus : 7,8 millions d'entrées, numéro 1 du box-office français de 1964.
À 50 ans, Louis de Funès s'installe définitivement en haut de l'affiche. Et la Marche des gendarmes, composée par Raymond Lefèvre, restera dans les têtes et les oreilles de plusieurs générations.
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