
Show Notes
Femmes et violences (4/4) : Une autre justice Selon de nombreuses études sociologiques, la prison est un lieu violent, raciste, classiste, et dégradant. Alors, comment celle-ci pourrait transformer quelque chose en ce qui concerne les hommes auteurs de crimes sexuels ou de violences conjugales ? Au-delà de la protection temporaire, comment une institution violente pourrait transformer des individus violents et par-delà changer les rapports sociaux au sein de notre société ?
Dans un même temps, en tant que féministe, peut-on vraiment se passer de la prison ? Qu'inventer à la place ? Et comment nous protéger ?
Cet épisode interroge une autre piste de justice : la justice restaurative. Il s'agit d'un espace de dialogue entre des auteurs et des victimes, proposé en parallèle, en complémentarité avec la justice pénale. Elle prend la forme de médiations restauratives, qui permettent à des auteurs et des victimes qui le souhaitent de se rencontrer à nouveau. Après les crimes, après les procès. Ou de rencontres entre auteurs et victimes concerné.e.s par des faits similaires, mais pas par les mêmes affaires.
Cet épisode donne à entendre des paroles très rares de victimes et d'auteurs de pédocriminalités incarcérés, et de victimes et d'auteurs de viols incarcérés, qui ont choisi de se rencontrer. Qu'est-ce que ça change individuellement ? Collectivement ? Est-ce que ça fonctionne ? Jusqu'où ?
Avec :
- Flore, Pierre, Amed et Laurence
- Marion Trotignon , juriste à l'Avimej
- Héloise Squelbut de l'Institut Français pour la justice restaurative
- Sandrine Lefranc, politiste
- Corinne Rostaing, sociologue
Textes :
- Cécile Coulon, « Ma force »
- Eve Ensler, « Le pardon »
- Audre Lorde, « Sister Outsider »
Remerciements :
- À Héloise et Noémie de l'IFJR
- À Marion Trotignon
- Au centre de détention de Melun
Ressources :
- « Le mouvement pour la justice restaurative : « an idea whose time has come »
- « Une institution dégradante, la prison », Corinne Rostaing
- « Crimes et peines, penser l'abolitionnisme pénal », présenté par Gwenola Ricordeau
- « Le conflit n'est pas une agression », Sarah Schulman
- « Femmes en prison et violences de genre, résistances à perpétuité », Natacha Chetcuti-Osorovtiz
- Collectif Fracas
Bonne nouvelle, Un podcast à soi se décline en livre ! Du micro à la plume, Un livre à soi de Charlotte Bienaimé nous donne à lire ce qui fait les questions d’aujourd’hui : le sexisme ordinaire, la grossophobie, le rôle des pères, la transidentité, les luttes sociales, l’écoféminisme, le prix du sexe ou encore l’horloge biologique. Un livre ARTE Éditions / Stock, disponible en librairie. Enregistrements
juin 2021
Prise de son, montage, textes et voix
Charlotte Bienaimé
Réalisation et mixage
Samuel Hirsch
Musique originale
Samuel Hirsch
Lectures
Estelle Clément Béalem
Sélection des textes et accompagnement éditorial
Juliette Hamon
Illustrations
Anna Wanda Gogusey
Production
ARTE Radio
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Lutte pour la justice et la réparation en Guadeloupe Pesticide ultra toxique, le chlordécone a été utilisé en Guadeloupe et en Martinique entre 1972 et 1993 pour lutter contre le charançon du bananier, insecte qui attaquait la plante. Pourtant, le produit avait été interdit aux Etats-Unis depuis 1976 puis en France hexagonale en 1990. Les lobbys des planteurs de bananes avaient fait pression sur le gouvernement français pour obtenir des dérogations.
Tambours, voix et lutte Elles jouent du tambour, chantent en solo et en chœur et dansent le Gwoka, cette musique traditionnelle guadeloupéenne créée par les personnes esclavisées arrachées à l'Afrique. Elles prennent leur place dans les Lewoz, ces rassemblements nocturnes hebdomadaires et sur toutes les scènes de Guadeloupe, au cœur d'un univers artistique encore très masculin. Ce sont les Fanm Ki Ka (femmes qui font). Leurs voix enivrantes nous parlent d'histoire, de vies quotidiennes et surtout de luttes. C'est le premier épisode d'Un podcast à soi, d'une série de trois en Guadeloupe.
S'éloigner, couper, réinventer ? Que se joue-t-il dans les relations mères-filles à l'âge adulte ? Est-ce-que comprendre en féministe certains comportements de nos mères est suffisant pour construire des liens sereins ? Lorsque les relations sont difficiles, que décide-t on : s'éloigner, couper, réinventer ? Pourquoi et pour qui ?
Les liens mères-filles dans l'enfance Pourquoi certaines femmes ont peur de ressembler à leurs mères ? Pourquoi d'autres ne parviennent plus à prendre leurs mères dans les bras ? Qu'est ce qui se joue lors de l'enfance, l'adolescence ? Qu'est ce que le patriarcat fait aux liens mères-filles ?
Vie en entreprise, classe et genre Elles s'occupent de l'agenda, des déplacements, des chambres d'hôtels et des demandes diverses des patrons. Elles organisent et animent les séminaires et les conférences de direction, prennent des notes, écrivent les comptes rendus, anticipent les problématiques potentielles. Elles s'occupent des prestataires pour les forfaits téléphones et les voitures de fonction. Elles font le lien entre les directeurs et les salariés. Ecoutent et prennent soin des uns et des autres. Réfléchissent à des outils pour le bien-être au travail. Elles sont au cœur des entreprises, essentielles au bon fonctionnement de celles-ci, mais restent souvent dans l'ombre. Qui sont les assistantes de direction ? Quels sont leurs parcours, leurs aspirations, leurs difficultés et leurs satisfactions ? Qu'est-ce que tout cela raconte de la vie en entreprise, notamment en termes de rapport de genre et de classe. Pour y répondre, Charlotte Bienaimé est allée à la rencontre de trois d'entre elles, à Lille, lors d'une des réunions mensuelles du « Club des directrices de direction ». Une association qui leur permet de s'entraider et de se soutenir.