
Show Notes
À LA UNE / Canicule : coup de chaud sur l’économie Réacteurs nucléaires à l'arrêt, rails déformés, matériel dysfonctionnel… La canicule met l’économie française à rude épreuve. Les travailleurs doivent également faire face à plusieurs défis : les températures hors normes rendent bien souvent le travail en extérieur impossible et compliquent la garde des enfants dont les écoles sont parfois fermées. « On ne va pas mettre le pays à l'arrêt parce qu'il fait 30 degrés », a déclaré le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, sur RTL. Allianz Trade a chiffré dans un exercice de simulation dans lequel le pays vivrait, cinq années de suite, les épisodes de chaleur les plus intenses qu'il a déjà connus entre 2014 et 2024 : la France pourrait perdre plus de 200 milliards d'euros. Entre adaptation des infrastructures et activité au ralenti, combien coûte cet épisode caniculaire record ?
Invités : - Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l’Observatoire de l’économie de la fondation Jean-Jaurès - Fanny Guinochet, journaliste économique à France Info - Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT - En visioconférence : Hazem Krichene, économiste climat chez Allianz et Allianz Trade
« La petite histoire dans la grande » : par Anna Cabana « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Aide à mourir : qui doit effectuer le dernier geste ? Les députés examinent, pour la troisième fois, la proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir. Le texte a déjà été adopté par les élus du Palais Bourbon en mai 2025 et en février 2026. Pourtant, le débat reste vif dans l'hémicycle : mardi 23 juin, un vote surprise a rebattu les cartes. Dans une assemblée aux bancs clairsemés, notamment du centre à la gauche, un amendement du Rassemblement national a été adopté. Cet amendement, qui refuse aux médecins de la possibilité d'administration d'un produit létal, a été adopté pour « s'assurer que les médecins ne violent pas le serment d'Hippocrate », a précisé la députée Marie-France Lorho (RN). Le rapporteur général du texte, Philippe Vigier (MoDem), s'est indigné de la situation : « lorsqu'on légifère, on ne fait pas des "coups", on s'efforce d'améliorer la loi ». Il a par ailleurs déploré un texte déchiqueté et indiqué son souhait d'une seconde délibération à la fin de l'examen du texte. Le débat se poursuit donc jusqu'au vote solennel du 30 juin prochain. Faut-il inclure les médecins dans l'administration de la substance létale ?
Invités : - Christophe Bentz, député « Rassemblement national » de Haute-Marne - Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône - Frédéric Valletoux, député « Horizons et indépendants » de Seine-et-Marne
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / 24 octobre : la journée de tous les dangers ? Face à la crainte des débordements de l’« acte II » des mobilisations, le gouvernement durcit le ton et renforce son dispositif sécuritaire. Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, a annoncé une hausse de 20 % des effectifs mis à contribution. 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés partout en France. Sur Franceinfo, Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, met en garde : « On ne peut pas traiter uniquement de manière sécuritaire un sujet qui est d’abord politique ». À travers les manifestations, c’est en effet une colère sociale plus profonde qui s’exprime. En réponse au mouvement, le ministre de l’Éducation nationale annonce l’ouverture de 3000 postes d’enseignants, tandis que les préfectures restreignent certains parcours de manifestation, notamment au nom de la sécurité des riverains et des commerçants. Ce 24 octobre, l’équilibre s’annonce délicat entre impératif de sécurité et liberté de manifester. Protéger les commerçants, limiter les dégradations, restreindre les parcours : jusqu’où les autorités peuvent-elles aller ? Invités : - Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise - Michaël Taverne, député « Rassemblement national » du Nord - Pierre Cazeneuve, député « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine
À LA UNE / Manifestations : vers une contagion européenne ? La colère sociale française du 17 octobre a dépassé les frontières et fait la une de la presse internationale. En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, quotidien conservateur-libéral, reprend les mots du Premier ministre : « Un niveau de violence effroyable », sur fond de mairie de Limoges en flammes. En Italie, la contestation fait écho : des manifestants reprennent des slogans français pour dénoncer, eux aussi, la vie chère et leurs conditions sociales. Aux États-Unis, Donald Trump décrit cette crise comme le signe d’un pouvoir toujours plus fragilisé jusqu’à en faire un symbole du déclin européen. Fascinée par sa tradition contestataire, la presse étrangère s’inquiète désormais de ces débordements et de ce qu’ils révèlent des fractures au sein de la société française. Les manifestations françaises essaimeront-elles dans d’autres pays européens ? Invités : - Anna Bonalume, enseignante de philosophie politique à Sciences Po Paris, réalisatrice du documentaire "Le cas Meloni" - Romuald Sciora, essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'Iris - Birgit Holzer, journaliste, correspondante allemande à Paris
À LA UNE / Violences du 17 octobre : la France a-t-elle basculé ? Manifestations contre la vie chère, colère sociale, affrontements et destruction : la France traverse une nouvelle séquence de fortes tensions qui interroge la capacité du pays à faire entendre les revendications sans basculer dans la violence. Qui sont ces casseurs qui profitent de la mobilisation pour s'en prendre aux commerces, aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre ? Derrière ces débordements, les profils et motivations sont multiples, allant de l’engagement politique radical à la défiance institutionnelle. La responsabilité de cette escalade fait débat, entre critiques de la stratégie de maintien de l'ordre, accusations contre les groupuscules violents et dénonciation d'un pouvoir jugé sourd à la colère populaire. À six mois de l'élection présidentielle, cette crise pourrait renforcer le discours sécuritaire et redessiner les rapports de force électoraux. Face à cette spirale, quelles réponses apporter pour rétablir l'ordre sans étouffer le droit de manifester ? Invités : - Marc Crépon, philosophe et directeur de recherche au CNRS - Antoine Marie, chercheur en psychologie politique à Sciences Po, spécialiste des conflits intergroupes - Béatrice Brugère, Magistrate, secrétaire générale d'Unité Magistrats
À LA UNE / Violences du 17 octobre : le gouvernement dépassé ? Le 17 octobre 2026, entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté dans le pays contre la vie chère, la dégradation des services publics et les difficultés du système éducatif. Ce qui devait initialement être une mobilisation lycéenne a donné lieu à des scènes de casse et de pillage sans précédent. Le bilan est lourd : 2 397 interpellations, 1 000 membres des forces de l’ordre blessés et plus de 1500 commerces touchés. Cette mobilisation révèle une colère profonde, nourrie par le sentiment de ne plus être entendu ni représenté. Face à cette crise sociale inédite, le Président de la République a prononcé une allocution inattendue depuis l’Elysée, le dimanche 18 octobre 2026. Emmanuel Macron et le gouvernement peinent à répondre aux revendications des manifestants. L’intégralité des questions au gouvernement du 20 octobre ont été consacrées à ces mobilisations et aux saccages qu’elles ont engendrés. Les défaillances dans l’anticipation des troubles fragilisent la crédibilité de l’État. Alors comment restaurer cette dernière ? Invités : - Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L’Opinion » - Jean Garrigues, historien, Président de la Commission internationale d'histoire des assemblées, auteur des "Avocats de la République" (Odile Jacob) - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
À LA UNE / L'IA menace-t-elle l'humanité ? Alors que l'IA fait désormais partie du quotidien des Français, des inquiétudes concernant ses dérives émergent. Comment trouver du travail lorsque l'IA est capable de réaliser des tâches de plus en plus complexes en un temps record ? Comment, face à son évolution drastique, garder le contrôle sur celle-ci ? Graphistes, comptables, avocats, mathématiciens ou même mannequins... de nombreux métiers dans tous les secteurs sont menacés par la concurrence de l'intelligence artificielle. Les sondages témoignent d'une méfiance massive : 42 % des Français souhaitent ralentir fortement le développement de l'IA ou la mettre en pause. Aux États-Unis, 73 % des citoyens réclament une réglementation stricte et 64 % refusent le développement d'une IA surhumaine tant que sa sécurité n'est pas prouvée. Ces données révèlent une inquiétude profonde : et si le progrès que nous créons aujourd'hui devenait la menace de demain ?