
Show Notes
Depuis le 28 février 2026, et la guerre déclenchée par Donald Trump contre l’Iran, le détroit d’Ormuz est devenu un point central de la crise au Moyen-Orient. Aujourd’hui le détroit d’Ormuz est contrôlé par l’Iran qui en a fait un levier de négociation avec Washington. Résultat : les prix des carburants s’envolent, les échanges se raréfient et l’économie mondiale se fragilise. Selon le FMI, le choc énergétique pourrait se traduire par davantage d'inflation et moins de croissance. Émission enregistrée aux Ecopol de Tours. Alors comment sortir de cette impasse ? Quels sont les objectifs de guerre des États-Unis ? Comment expliquer l’étonnante résilience de l’Iran ? À quel point les monarchies du Golfe, victimes des représailles iraniennes aux frappes américaines, ont-elles perdu confiance dans la protection américaine ? Leur quête de nouveaux partenariats sonne-t-elle la fin de l’ordre américain au Moyen-Orient ? Combien de guerres Israël est-il prêt à mener pour assurer sa sécurité, au risque d’un isolement toujours plus grand au sein de la communauté internationale ? Quelle recomposition pour un Moyen-Orient déchiré par les guerres ? Trois invités : Fatiha Dazi Heni, politiste, spécialiste de la péninsule arabique à l'Irsem (Institut de recherche stratégique de l'École militaire) et à Science po Lille. Autrice de L’Arabie saoudite en 100 questions chez Taillandier, a dirigé L’Arabie saoudite dans le monde, ouvrage collectif à paraître en novembre aux éditions du CNRS. Chahir Zaki, professeur d'économie à l'Université d'Orléans, chercheur au LEO (laboratoire d’économie d’Orléans), travaille sur les économies du monde arabe. A publié Breaking or Building Bridges ? The Trade Story of the Mena Region chez Cambridge University Press. Myriam Benraad, politiste, spécialiste de l'Irak et du Moyen-Orient contemporain, professeur en relations internationales à l'Université d'Exeter au Royaume Uni. A publié L'Irak par-delà toutes les guerres aux éditions Le Cavalier Bleu.
More from Géopolitique
L’Asie fabrique nos batteries, nos téléphones et une bonne part de la croissance mondiale. Mais derrière ce décollage, que deviennent ceux qui vivent loin des capitales ? Géopolitique s’intéresse au dernier dossier de La revue internationale et stratégique, consacré aux pouvoirs en Asie-Pacifique. L’Indonésie produit près de 60 % du nickel mondial, un métal indispensable aux batteries des voitures électriques. Les complexes industriels se multiplient dans les Moluques et à Sulawesi, souvent au détriment des forêts et de ceux qui en vivaient. Fin août, à Jakarta, les manifestations devant le Parlement se sont soldées par plus de 300 interpellations. En Inde, le redécoupage de la carte électorale voulu par le gouvernement de Narendra Modi inquiète les États du Sud. Au Bengale-Occidental, des millions de noms ont été rayés des listes électorales avant la victoire historique du BJP au printemps. Et entre la Thaïlande et le Cambodge, la frontière reste fermée depuis juin 2025, malgré le cessez-le-feu. Frontières, ressources, électeurs : dans toute la région, les populations semblent devenues un enjeu de pouvoir à part entière. Contrôle des États ou résistance des peuples, qui est en train de l’emporter ? Invités : Coline Laroche, analyste au sein du programme Asie-Pacifique de l’Iris, spécialiste de l’Indonésie, codirectrice du dossier « Pouvoirs en Asie-Pacifique » de La revue internationale et stratégique (n° 142, été 2026) Christine Cabasset, docteure en géographie, associée à l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec) et au programme Asie-Pacifique de l’Iris Guillaume Delacroix, journaliste, collaborateur de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique de l’Iris, coauteur de Dans la tête de Narendra Modi (Actes Sud, 2024)
Le 12 octobre, la Marine nationale a arraisonné au large de La Réunion un pétrolier de la flotte fantôme russe. Trois jours plus tôt, Donald Trump levait les sanctions sur le gazole russe. Deux décisions qui en disent long sur la place qu’occupe aujourd’hui l’énergie dans les rapports de force mondiaux. Le DF Peak naviguait sous un faux pavillon béninois. Jusqu’en 2024, il s’appelait le Kaliningrad. Comme des centaines d’autres vieux tankers, il permet à Moscou de continuer à vendre son pétrole malgré les sanctions européennes. Mais au même moment, Washington prenait le chemin inverse. Face à des prix du diesel au plus haut à quelques semaines des élections de mi-mandat, l’administration Trump a autorisé jusqu’en avril 2027 l’achat de gazole russe. En échange, Kiev est priée de cesser ses frappes sur les raffineries russes. L’Europe arraisonne, l’Amérique achète. Et pendant ce temps, la mer Noire reste une zone de guerre, où des cargos sont frappés au large de la Bulgarie. Le blé, lui aussi, est devenu un instrument de puissance. Pour comprendre ce grand marchandage, Géopolitique s’appuie sur le rapport CyclOpe, référence sur les marchés des matières premières, qui publie cette année sa quarantième édition. Une aventure née en 1983 d’une chronique hebdomadaire sur l’antenne de RFI. Invités : Philippe Chalmin, professeur émérite d’histoire économique à l’université Paris-Dauphine-PSL, fondateur et directeur du rapport CyclOpe François Luguenot, ingénieur agronome, directeur de FL Consultant, auteur du chapitre céréales de CyclOpe À lire aussiFlotte fantôme : la France ouvre une enquête sur le pétrolier DF Peak après son arraisonnement
Trump reçu à Pékin en mai, Xi et Poutine qui affichent leur entente fin août au sommet de Bichkek, un possible sommet à trois en novembre à Shenzhen, plus aucun traité qui limite les arsenaux nucléaires américain et russe, Ormuz et Bab el-Mandeb quasiment fermés. Washington, Pékin et Moscou se disputent le monde sans se faire la guerre directement. Dans cette partie à trois, la France est-elle encore un joueur ou déjà un terrain de jeu ? Avec - le vice-amiral Pascal Ausseur, directeur général de la FMES, ancien préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord ; - Céline Bayou, chercheuse à l'INALCO, spécialiste de la Russie et des pays baltes ; - Valérie Niquet, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de la Chine et de l'Asie. Émission enregistrée à Toulon, en marge des Rencontres stratégiques de la Méditerranée organisées par la FMES.
Des drones à quelques milliers d'euros qui frappent les ponts de Kiev quatre jours de suite, y compris le jour de la visite de Friedrich Merz, des avions de l'OTAN qui décollent pour abattre un drone au-dessus de la Lituanie, des missiles qui frappent en deux minutes au Moyen-Orient, des ballons espions à trente kilomètres d'altitude. La guerre du ciel a changé de visage, du ras du sol jusqu'à l'espace. On regarde ce que l'Ukraine, le Golfe et la mer de Chine nous apprennent, et si la France et son industrie sont prêtes. Avec - Malcolm Pinel, chercheur au Centre d'études stratégiques aérospatiales de l'armée de l'Air et de l'Espace, spécialiste de la puissance aérienne russe ; - le colonel Yann Bourion, ancien pilote de chasse, aujourd'hui chez MBDA, le fabricant européen de missiles ; - Pierre Razoux, historien des conflits, directeur académique de la FMES. Émission enregistrée à Toulon, en marge des Rencontres stratégiques de la Méditerranée organisées par la FMES.
Drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig en Allemagne, incendies d'usines d'armement en Bulgarie, en Italie et en Estonie, frappes sur le train Kiev/Varsovie dans une gare ukrainienne à 2 km de la frontière polonaise… Attribuées à la Russie, les attaques « hybrides » contre les pays européens soutiens de Kiev se sont multipliées ces derniers mois, qu’il s’agisse de drones, de sabotages, de désinformation ou de cyberattaques… Que se passerait-il si, demain, une opération hybride russe faisait des victimes dans un pays de l’OTAN ? Comment les Européens doivent-ils répondre aux provocations du maître du Kremlin ? Que cherche Vladimir Poutine ? Que traduit cette fuite en avant et jusqu’où peut-elle aller ?