
Show Notes
L’Etat-Major, le podcast défense de L’Express, est de retour pour une deuxième saison. Un mardi sur deux, le journaliste Clément Daniez continue d'éclairer l'actualité géopolitique avec des chercheurs, des généraux, des militaires, des actrices et des acteurs du monde de la défense. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Un dîner qui s’éternise, une liaison avec une jeune femme chinoise, un message sur LinkedIn, ou une invitation à voyager en Chine. Pour obtenir des informations, Pékin sait exploiter les relations humaines, la confiance, et parfois les failles de ceux qu’il cible. Mais son action ne s’arrête pas à l’espionnage : en France notamment, le pouvoir chinois chercher aussi à surveiller sa diaspora et à faire pression sur ses opposants.
Dans la série The Americans, un couple mène une vie parfaitement ordinaire dans une banlieue américaine. En réalité, Philip et Elizabeth Jennings sont deux espions soviétiques envoyés sous une fausse identité. Une histoire qui paraît invraisemblable, et pourtant, la réalité dépasse la fiction. Pendant des années, de véritables espions russes peuvent vivre sous une fausse identité, travailler, fonder une famille et se fondre dans la société sans laisser de trace. Ces “agents dormants”, aussi appelés “illégaux”, sont au cœur d’une méthode clandestine du renseignement russe, pensée pour installer durablement des agents à l’étranger et échapper aux services de contre-espionnage.
Des drones russes à l’aéroport de Liepzig, des entrepôts incendiés en Estonie, un train attaqué à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine : la guerre hybride menée par la Russie s’intensifie partout en Europe. Et particulièrement en France avec des mains rouges taguées sur le mémorial de la Shoah, des étoiles de David inscrites partout dans Paris, des cercueils déposés au pied de la Tour Eiffel, ou encore des têtes de cochons devant des mosquées. Derrière ces opérations, ce ne sont pas des espions russes expérimentés, mais bien des petites mains, recrutées en Moldavie, en Bulgarie, ou en Serbie.
Quand on pense espion, on pense immédiatement à James Bond. Les missions et les gadgets de l’agent 007, qui appartient au très prestigieux MI6, sont connus dans le monde entier. Et la fiction n’est pas tellement éloignée de la réalité : aujourd’hui, le service de renseignement extérieur britannique est, selon un classement établi par L’Express avec des experts internationaux, le meilleur d’Europe.
Sombres, discrets, ambivalents... les héros de John le Carré sont loin de l’image d’Epinal de l’agent secret. Des années 1960, en pleine guerre froide, jusqu’à après sa mort en 2020, l’écrivain britannique a plongé ses lecteurs dans la réalité du métier d’espion. Un réalisme qu’il tire de sa propre expérience, lui-même ayant été agent du MI5 et du MI6 à la fin des années 1950. Et ce regard sur la géopolitique et le renseignement n'a pas fasciné que ses lecteurs : il a aussi inspiré les espions du monde entier.