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À LA UNE / Lyhanna : la justice sur le banc des accusés Face aux failles révélées par la mort de Lyhanna, le patron des Républicains, Bruno Retailleau, souhaite créer « une cour disciplinaire » composée de citoyens pour sanctionner les magistrats. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, propose de son côté « des sanctions » au Conseil de la magistrature « si des erreurs individuelles sont mises au jour ». Dans cette affaire, pourtant visé par une plainte pour viol en 2025, le suspect n’avait jamais fait l’objet d’une convocation. En moyenne, selon la Chancellerie, 15 à 20 sanctions sont prononcées chaque année contre des magistrats. Or, pour Bruno Retailleau, « les mécanismes de sanction des magistrats ne fonctionnent pas ». Les acteurs de la justice dénoncent des injonctions contradictoires et des sous-effectifs : « dans les brigades de protection de la famille, parfois il y a un collègue tout seul. Il faudrait le double voire le triple d’effectifs », d’après Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de Police Unité. Le manque de sanctions contre les magistrats explique-t-il les « dysfonctionnements » dans l’affaire Lyhanna ?
Invités : - Olivia Dufour, journaliste, essayiste, responsable du site « Actu juridique », autrice de « Justice, une faillite française ? » (Lextenso éditions) - Jérôme Pauzat, magistrat, président de l’association « Amour de la justice » - Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol
Chroniques : « Les off de Lou » : duel Attal/Philippe, la machine à perdre ? par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : les juges, cible préférée des politiques ? par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraites : vers un départ à 67,5 ans en 2070 ? Selon son rapport annuel, le Conseil d’orientation des retraites (COR) va revoir à la hausse sa prévision de déficit du système des retraites en 2070. Alors qu’en 2025, le COR proposait de repousser l’âge de départ à 66,5 ans, l’instance préconise aujourd’hui 67,6 ans, afin de limiter la dégradation des comptes publics. Ce basculement tient en grande partie à une fécondité revue durablement à la baisse et à un vieillissement accéléré de la population, qui augmentent mécaniquement le ratio retraités/actifs. Or, la question constitue un enjeu majeur de la prochaine présidentielle. Si la France Insoumise promet un départ à 60 ans, les positions du Rassemblement National divergent : Marine Le Pen défend une suppression de la réforme des retraites tandis que Jordan Bardella, affirme « examiner » la question d’un relèvement de l’âge légal. Les Français partiront-ils un jour à la retraite à plus de 67 ans ?
Invités : - Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var - Anaïs Belouassa-Cherifi, députée « La France Insoumise » du Rhône - Philippe Juvin, député « Droite républicaine » des Hauts-de-Seine
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Violences du 17 octobre : la France a-t-elle basculé ? Manifestations contre la vie chère, colère sociale, affrontements et destruction : la France traverse une nouvelle séquence de fortes tensions qui interroge la capacité du pays à faire entendre les revendications sans basculer dans la violence. Qui sont ces casseurs qui profitent de la mobilisation pour s'en prendre aux commerces, aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre ? Derrière ces débordements, les profils et motivations sont multiples, allant de l’engagement politique radical à la défiance institutionnelle. La responsabilité de cette escalade fait débat, entre critiques de la stratégie de maintien de l'ordre, accusations contre les groupuscules violents et dénonciation d'un pouvoir jugé sourd à la colère populaire. À six mois de l'élection présidentielle, cette crise pourrait renforcer le discours sécuritaire et redessiner les rapports de force électoraux. Face à cette spirale, quelles réponses apporter pour rétablir l'ordre sans étouffer le droit de manifester ? Invités : - Marc Crépon, philosophe et directeur de recherche au CNRS - Antoine Marie, chercheur en psychologie politique à Sciences Po, spécialiste des conflits intergroupes - Béatrice Brugère, Magistrate, secrétaire générale d'Unité Magistrats
À LA UNE / Violences du 17 octobre : le gouvernement dépassé ? Le 17 octobre 2026, entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté dans le pays contre la vie chère, la dégradation des services publics et les difficultés du système éducatif. Ce qui devait initialement être une mobilisation lycéenne a donné lieu à des scènes de casse et de pillage sans précédent. Le bilan est lourd : 2 397 interpellations, 1 000 membres des forces de l’ordre blessés et plus de 1500 commerces touchés. Cette mobilisation révèle une colère profonde, nourrie par le sentiment de ne plus être entendu ni représenté. Face à cette crise sociale inédite, le Président de la République a prononcé une allocution inattendue depuis l’Elysée, le dimanche 18 octobre 2026. Emmanuel Macron et le gouvernement peinent à répondre aux revendications des manifestants. L’intégralité des questions au gouvernement du 20 octobre ont été consacrées à ces mobilisations et aux saccages qu’elles ont engendrés. Les défaillances dans l’anticipation des troubles fragilisent la crédibilité de l’État. Alors comment restaurer cette dernière ? Invités : - Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L’Opinion » - Jean Garrigues, historien, Président de la Commission internationale d'histoire des assemblées, auteur des "Avocats de la République" (Odile Jacob) - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
À LA UNE / L'IA menace-t-elle l'humanité ? Alors que l'IA fait désormais partie du quotidien des Français, des inquiétudes concernant ses dérives émergent. Comment trouver du travail lorsque l'IA est capable de réaliser des tâches de plus en plus complexes en un temps record ? Comment, face à son évolution drastique, garder le contrôle sur celle-ci ? Graphistes, comptables, avocats, mathématiciens ou même mannequins... de nombreux métiers dans tous les secteurs sont menacés par la concurrence de l'intelligence artificielle. Les sondages témoignent d'une méfiance massive : 42 % des Français souhaitent ralentir fortement le développement de l'IA ou la mettre en pause. Aux États-Unis, 73 % des citoyens réclament une réglementation stricte et 64 % refusent le développement d'une IA surhumaine tant que sa sécurité n'est pas prouvée. Ces données révèlent une inquiétude profonde : et si le progrès que nous créons aujourd'hui devenait la menace de demain ?
À LA UNE / Sauver l’agriculture, un éternel recommencement ? Sécheresse, canicules, hausse du prix des carburants et des engrais : les agriculteurs français font face à une accumulation de difficultés qui fragilise leurs exploitations. Pour répondre à cette crise, Sébastien Lecornu a annoncé une enveloppe comprise entre 500 et 700 millions d’euros pour un plan de relance agricole en 2027. Ce dispositif doit notamment soutenir l’autonomie des exploitations, accompagner leur adaptation au changement climatique et faciliter la transmission des fermes. Le gouvernement entend également encourager les investissements et simplifier certaines démarches. Le montant définitif du plan dépendra des concertations avec les acteurs du secteur et des débats parlementaires sur le budget. Au-delà des aides financières, c’est la capacité de la France à préserver sa souveraineté alimentaire et à assurer un avenir à ses agriculteurs qui est en jeu. Ce plan permettra-t-il de transformer durablement l’agriculture française et de répondre aux préoccupations des agriculteurs ? Invités : - Quentin Mathieu, Responsable Entreprise et prospective économique au Think Tank Agridées - Sandrine Le Feur, députée « Ensemble Pour la République » du Finistère - Lucile Rogissart, responsable agriculture alimentation à l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE)
À LA UNE / Automobile : l’Europe face à la muraille de Chine Le Mondial de l’Automobile de Paris met en lumière un rapport de force de plus en plus tendu entre les constructeurs européens et leurs concurrents chinois. Avec une vingtaine de marques chinoises présentes, l’Empire du milieu affiche ses ambitions sur le marché européen, porté par des prix compétitifs, une maîtrise des technologies électriques et une capacité à renouveler rapidement ses modèles. Face à cette offensive, les géants européens doivent accélérer leur transition, proposer des véhicules plus abordables et préserver leurs parts de marché, alors que l’industrie automobile est confrontée à des restructurations et à des suppressions d’emplois. Au-delà de la bataille commerciale, c’est toute une filière industrielle, des usines aux sous-traitants, qui est en jeu. L’Europe doit aussi arbitrer entre libre concurrence et protection de ses intérêts stratégiques, tandis que les tensions commerciales avec Pékin s’intensifient. L’industrie automobile européenne peut-elle encore reprendre l’avantage face à la Chine, ou est-elle condamnée à perdre du terrain ? Invités : - Arnaud Aymé, spécialiste des transports et de l'aéronautique chez Sia Partners - Jean-Rémy Macchia, journaliste spécialiste de l'automobile - Diane Strauss, directrice chez Transport & Environnement