
Show Notes
Le trio de Mario Canonge, La Biguine Extension, Abraham Réunion, Alain Jean-Marie … Autant de représentants et représentantes de ces jazz des Caraïbes qui constituent l’un des chapitres les plus intéressants, mais aussi les plus invisibilisés de l’histoire musicale française. Autant de trésors sonores, reflets de tout un héritage transmis de génération en génération, qui ne cessent de se déployer en un rhizome d’influences et de collaborations. Notre héros du soir, le pianiste guadeloupéen Sylvain Ransy est justement l’une des lumières les plus étincelantes du Kreyol Jazz. Il en tombe amoureux en écoutant Alain Jean-Marie, s’envole pour l’étudier entre l’hexagone et le Canada, avant de s’installer à Paris il y a une petite quinzaine d’années. Depuis, Sylvain Ransy enchaîne les projets, du Gwajazz Project avec Sonny Troupé, à une résidence en quartet au Baiser Salé, sans oublier son trio. Et 2026 semble être son année. Sylvain Ransy vient de publier son deuxième album en trio, avec Arnaud Dolmen à la batterie et Zacharie Abraham à la contrebasse. Un album comme un reflet de son empreinte musicale entre jazz et musique caribéenne, qui sortait vendredi dernier sous le nom de Fingerprint. Ce soir, c’est la release party sur la scène du Baiser Salé, qui célèbre en ce moment le 20e anniversaire des Caribéennes de Mai! On n’allait évidemment pas rater ça, alors avec Antonin Bourgeade à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un coin du club le plus rose de la rue de Lombards pour vous faire vivre ce moment en direct dans Jazzlive. Rendez-vous dès 20h sur TSFJAZZ! Sylvain Ransy - piano Zacharie Abraham - contrebasse Arnaud Dolmen - batterie ALBUM : Fingerprint (8 mai 2026)
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
More from Jazzlive : ce soir on sort !
Depuis 20 ans, dans le Gard, on fête l’automne au son du Nîmes Métropole Jazz Festival. Au-delà des lieux emblématiques de la Rome Française, chaque année, le jazz se promène pendant plus d’un mois à travers un territoire dont l’histoire est intimement liée au jazz, et ce depuis l’après-guerre. Entre le Jazz Hot de Nîmes, le Jazz Club et bien sûr, le Nîmes International Jazz Festival, qui accueillait dans les Arènes toutes les grandes stars américaines (mais pas que), le jazz ne cesse de fleurir dans la guarrigue. Cette année, c’est une édition un peu spéciale puisque le Nîmes Métropole Jazz Festival, qui a pris le relais en 2006, fête ses vingt ans. Pour cette édition anniversaire, le programmateur Stéphane Kochoyan et ses équipes ont imaginé une édition best of, pour mettre à l’honneur toutes celles et ceux qui ont croisé sa route et donné naissance à ce petit je ne sais quoi qui fait l’âme du Nîme Métropole Jazz Festival. Et, il y en avait du beau monde sur la liste des invités. Kyle Eastwood, Omar Sosa, Jowee Omicil, mais aussi le saxophoniste Kenny Garrett, pour sa quatrième fois à Nîmes depuis son premier passage avec Miles Davis dans les années 80. Au programme de cette émission : Roberto Fonseca, qui clôturait le festival sur la scène du Paloma en 2018, et qui faisait son grand retour le premier weekend de cette édition 2026 avec une Nuit Parisienne à la Havane, en duo avec le violoncelliste Vincent Ségal. Suivie d'une grande leçon de Pop Ka avec le trompettiste et maître des conques Franck Nicolas. Pour finir en beauté en rêvant en version live avec le sixième album de la saxophoniste Lakecia Benjamin : We Dream. Chères auditeurices, bienvenue à Nîmes!
Manon Brimaud & David Koperhant retrouvent Sullivan Fortner au New Morning pour un Jazzlive exceptionnel ! Un piano, trois micros et une heure pour entrer dans l’univers de l’un des pianistes les plus passionnants de sa génération, à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Leave That InThere. Entre deux confidences, Sullivan Fortner s’installe au piano et joue quelques morceaux rien que pour nous.
Et dire que Ruthie Foster a bien failli ne jamais trouver le chemin du Duc des Lombards. Elle était pourtant à l’affiche du club jeudi soir mais son GPS lui a joué un mauvais tour et l’a conduite jusqu’à une boutique de chaussures. Heureusement, il en faut beaucoup plus pour arrêter Mme Foster, et comme toujours, elle a retrouvé son chemin. Le voyage de sa vie commençait dans le Texas des années 60 et sous le regard bienveillant de ses grands-parents ‘Gran Ma and Papa’. En musique aussi, que ce soit sur la sono dernier cri de sa mère ou à l’église, accompagnée de toute sa famille. Une ouverture musicale et spirituelle qui l’a mené jusqu’au blues (ou plutôt, qui a mené le blues à la trouver, selon ses propres mots et à ne plus jamais la lâcher). Ruthie Foster, c’est aussi un talent brut qui met tout le monde d’accord. Jusqu’à son supérieur de l’armée qui, en l’entendant chanter lors d’une fête, lui a instantanément donné l’ordre de quitter les rangs pour remplir les salles. Et depuis, c’est ce qu’elle fait. Un premier album en 2009, un Grammy en 2024 et un album qui vient toujours de sortir : Just Say Yes. A découvrir dès 19h dans Jazzlive!
Depuis 10 ans, ils sont sur tous les fronts. Au début, c’était des vidéos dans le métro avec quelques copains mal réveillés et c’est allé jusqu’à un concert en symphonique avec Nathalie Dessay au théâtre des Champs-Elysée. A force de travail et à grands coups d’idées folles, le territoire du Zoot Collectif s’étend aujourd’hui à toute la capitale, avec quelques antennes à New York, Rio ou Londres, et, depuis quelques années, un QG dans le XIe arrondissement : les Zoot Studios. Évidemment, tout est fait à la mode du Zoot : à la main, au talent et surtout entre copains. Arrangement, composition, orchestration, enregistrement, sessions live, ateliers pour enfants, tournois d’échecs, label, et depuis deux ans, ils nous font carrément de la concurrence avec le Zoot Talk. Alors pour son dixième anniversaire, le Zoot a carrément organisé un festival. Ca fait déjà quelques années qu’ils font ça, mais là, disons qu’ils ont marqué le coup : 10 jours de festivals, 20 concerts et plus de 80 musiciens et musiciennes, répartis dans 10 lieux emblématiques du jazz à Paris. Au programme de ce Jazzlive d’anniversaire : des sorties d’album, des souvenirs de voyages, des façons peu conventionnelles de présenter un concert, et quelques projets qu’on connaît déjà mais dont on ne se lasse toujours pas sur TSFJAZZ...
Le 7 février 1966, Ella Fitzgerald donnait à Stockholm l’un de ses plus célèbres concerts qui est devenu rapidement un album live de référence dans la discographie de celle qu’on surnommait la Première Dame du Swing. Mais nous, dans Jazzlive, on la retrouve la veille. Le 6 février 1966, pour un concert au faux airs de répétition, avec l’excitation des veilles de grands jours. A ce moment là, Ella et sa troupe sont au Danemark. A Copenhague pour être tout à fait précise, sur la scène du Falkoner Théâtre. Un club qui, depuis son ouverture en 1958, avait déjà vu défilé pas mal de grands noms du jazz américain. Stan Getz en 60, Art Blakey et ses Jazz Messengers en 62, et un an avant notre concert du soir : le Duke en personne, accompagné de son orchestre. Ce même orchestre qui, l’année suivante, suivait Ella Fitzgerald dans sa tournée européenne. Répétition générale de Stockholm, le concert qu’ils donnent ce soir de février 66 n'était pas destiné à être publié. Alors tout le monde se lâche dans une grande fête qui est restée dans les mémoires comme l’une des plus marquantes du Falkoner Théâtre. Dans les mémoires, et dans les archives du Jazzlive danois de l’époque, qui diffusait ce moment en direct à la radio et dont les équipes avaient eu la bonne idée de tout enregistrer. Et puis, plus de nouvelles. Jusqu’au 24 juillet dernier, date à laquelle le label britannique Gearbox Records, spécialisé dans la traque d’archives oubliées a enfin publié ce concert, fidèle à sa mission de “sauver des bandes que l’histoire avait presque condamnées à l’oubli”. Pas mal pour le premier album souvenir de l’année dans Jazzlive... Rendez-vous à 19h sur TSFJAZZ!