
Show Notes
Résumé Charles « Buddy » Bolden naît en 1877 dans le quartier chaud de Storyville à La Nouvelle-Orléans et se nourrit rapidement de ce qui l'entoure. Enfant de la région, il a dû fréquenter dès son plus jeune âge les orchestres noirs de la ville et apprendre à jouer auprès d'eux du cornet et du cor. En 1895, il rassemble quelques musiciens au sein du Bolden Band. Comme toutes les formations de la ville à cette époque, le Bolden Band joue les différents styles de musique alors en vogue, selon la commande : valse, mazurka, blues, rag, etc. Très vite cependant, il s'émancipe des cadres des musiques connues et développe un style propre, original, révolutionnaire. Il fusionne ainsi le ragtime, le blues rural, les negro spirituals chantés dans les églises baptistes et la musique des marching bands, donnant ainsi naissance à une sorte de ragtime relâché et largement ouvert à l'improvisation, une « hot music » jusqu'alors inouïe. Avec ce style nouveau, Buddy Bolden bouleverse l'organisation traditionnelle des « dance bands » : les instruments à cordes deviennent la section rythmique tandis que les cuivres passent au premier rang. Cette mise en avant des cuivres et cette liberté introduite par l'improvisation offrent à Buddy Bolden la possibilité d'exposer un jeu de cornet et de cor non moins exaltant : clair, puissant et « grand-ouvert ». C'est pourquoi la création du Bolden Band est considérée comme l'acte fondateur de cette musique qui sera plus tard appelée le jazz. Et cette nouveauté a conservé et conservera toujours un lien indéfectible avec sa Nouvelle-Orléans natale ... Playlist
Charles « Buddy » Bolden - Funky Butt - 1900-1905 Original Dixieland Jass Band - Livery Stable Blues - 1917 Louis Armstrong - Basin Street Blues - 1928 Louis Armstrong - Do You Know What It Means To Miss New Orleans - 1946 Sidney Bechet - Souvenir de la Nouvelle-Orléans - 1958 Bix Beiderbecke - Singin the Blues - 1927 Billie Holliday - Strange Fruit - 1939
More from Une Histoire du Rythme - Radio Prun
Résumé Né au début du XXème siècle dans la région de l’Oranie, le raï est une chanson populaire régionale mais surtout un moyen de véhiculer la réalité sociale sans tabou ni censure. Alors qu'il reste au départ peu diffusé, il se popularise grandement avec l'arrivée de nouveaux instruments à partir des années 50/60. Contre tout-attente, sa modernité (et sa force subversive qui en découle) va en faire un ennemi culturel du gouvernement algérien. Cela aura pour conséquence d'impacter directement la vie des cheb et cheba, ces artistes si réspéctés par la population algérienne ... Playlist
Résumé Beaucoup de mariages musicaux sont déjà connus, souvent entre genres diamétralement opposés, ayant apparu dans des époques bien différentes. On peut parler de l’Afrobeat, un mélange de musique traditionnelle nigérienne avec du funk et du jazz ou encore de la dub, mélangeant cette fois-ci reggae et musique électronique. En soit, des styles qui parlent. D’autres fusions, tout aussi audacieuses, sont naturellement moins connues. C’est le cas de l’Anadolu pop, que l’on peut traduire par “Pop anatolienne”, soit la rencontre méconnue et oubliée, au coeur des années 60 et 70, des musiques folkloriques turques et du rock psychédélique et funky anglo-saxon. On pourrait penser que cette alliance entre deux cultures que tout oppose semble exagérée et tuée dans l'œuf ? Pas tant que ça, quand on y regarde de plus près. Playlist
Résumé Lorsqu’il s’agit de parler de notre cher pays, les deux tiers des rappeurs ont grandi en Ile de France, ce qui fait écho à la centralisation géographique à la française. Paris est inévitablement la ville la plus peuplé de France, mais elle le doit aussi grâce à sa banlieue, notamment les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et évidemment la Seine-Saint-Denis ! Inutile de citer ces rappeurs dont vous connaissez au moins un nom, qui siège sur le trône des charts depuis plus de 30 ans. L’importance du nombre de labels, salles de concerts et médias n’y est pas pour rien. Mais à l’instar d’un sport bien populaire, une ville arrive à rivaliser avec ces rappeurs parisiens. Je parle évidemment de Marseille, la seconde commune la plus peuplée de France. Et en termes d’histoire du rap, elle n’a rien à envier à Paris, avec des premiers groupes de rap actifs dès les années 80. Mais au même titre que Paris, la banlieue marseillaise souffre d’une situation sociale et économique qui s’empire durant les années 90. Et c’est ces sujets si particuliers qui vont servir de moteur pour ces rappeurs des deux plus grandes villes françaises. Au-delà de raconter la genèse du rap français et plus particulièrement de ces deux cités si célèbres, il va de soit de se demander : Est-ce qu’il y a match entre les rappeurs parisiens et marseillais ? Playlist
Résumé Tout droit venu de l’Océan Indien et de cette belle île de la Réunion, le maloya est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis 2009. Mieux encore, il s’agit à la fois d’un genre de musique, d'un chant et d'une danse ! Rien que ça. Et pour nous aider à aller plus loin sur le sujet et surtout, voir ce qui se fait aujourd’hui, on a un invité de marque à nos côtés : Josselin Couteau, programmateur de Trempo, salle de concert nantaise. Après avoir contextualisé le maloya traditionnel en tandem, Josselin Couteau nous propose sa playlist moderne du maloya (qu'il commente au fur et à mesure), en lien avec un évènement directement concerné par le sujet de ce soir : Maloya, go ! Playlist
Résumé Encore une fois, c’est outre atlantique qu'une Histoire du Rythme va passer l’heure à pavaner à travers un style bien de chez eux : la musique country ! Mais ce style de musique va au-delà de son usage réconfortant, s’en est devenu un véritable dogme identitaire au fil des décennies. Que ce soit pour le meilleur comme pour le pire. Et si la country a une sale réputation sur le dos, c’est qu’elle représente surtout les fameux quakers et autres cow-boys blancs du midwest et des grandes plaines. Vous savez, ces beaux paysages de champs, de marais et de montagnes que l’on voit dans les films. Le bémol, c’est que derrière cet idéal se cache une population conservatrice, patriote et fier de ses idéaux. Mais réduire la musique country et ses adorateurs à une analyse si rapide ne lui rendrait pas hommage. C’est pour ça que dans Une Histoire du Rythme, on s’est permis de se poser une question : La musique country est-elle nécessairement de droite ? N’y a-t-il pas des auditeurs et auditrices moins conservateurs ou bien des groupes féministes ? Playlist