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Remettre les sciences au cœur des choix de société

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Françoise Combes est inquiète : la défiance va croissante envers la science, accentuée selon elle par la pandémie de Covid-19 et la circulation massive de fausses informations. Le débat scientifique, par nature contradictoire, est souvent perçu comme un signe d’incertitude ou d’incompétence, alors qu’il constitue le cœur même de la démarche scientifique. Astrophysicienne de renom, la présidente de l’Académie des sciences alerte aussi sur les attaques politiques contre la recherche, notamment aux États-Unis, où certaines administrations ont remis en cause des disciplines entières comme la climatologie. Des instituts ont été démantelés, des bases de données supprimées, au détriment de la recherche mondiale. Face à ces reculs, l’Europe apparaît à la fois comme un refuge possible et comme un acteur encore sous-doté. Malgré ces tensions, Françoise Combes veut croire au temps long de la science et encourage les coopérations internationales qui illustrent ce que la recherche peut produire de meilleur lorsqu’elle s’inscrit dans une vision collective. Pour elle, la science reste un outil irremplaçable pour comprendre le monde et affronter les défis contemporains. À condition de la défendre, de l’expliquer et de lui donner les moyens de se projeter au-delà de l’urgence politique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

More from DeepTechs

Oct 18, 2026

Les Européens sont totalement « accros » aux énergies fossiles depuis un siècle. Jean-Yves Stephan est parti de ce triste constat lorsqu'il a cofondé Storio Energy, il y a trois ans. Son entreprise de services énergétiques installe des batteries chez les industriels et dans le gros tertiaire, puis les pilote par intelligence artificielle. Avec, à la clé, une énergie propre et de substantielles économies sur la facture d'électricité. Une batterie de 10 MW, facturée environ 2 millions d’euros, permet, dit-il, d’économiser entre 500 000 et 1 million d’euros de gaz par an, un investissement amorti en un à trois ans. La facture d’électricité d’un site baisserait en moyenne de 15 à 30 %. Pour lui, l’Europe est freinée par un défaut d’investissement dans ce domaine, mais la cause est loin d'être perdu. Storio prépare une levée de fonds pour ouvrir prochainement un ou deux pays européens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 14, 2026

Quand un internaute demande un conseil d'achat à ChatGPT, les équipes de Joan Burkovic ne sont généralement pas loin. Le CEO et cofondateur de Getmint aide les entreprises à être visibles dans les réponses des intelligences artificielles. Le constat est simple : les recherches migrent de Google vers les assistants conversationnels, et les marques n’ont souvent jamais clairement expliqué aux IA quels besoins leurs produits satisfont. Résultat : elles ne sont pas recommandées. Sur les centaines de pages qu’une IA consulte, seules 2 % appartiennent à la marque citée ; le reste vient de sources externes, presse, avis clients, vidéos. Le travail de SEO est à réinventer : un sport d’équipe, qui remet le marketing au centre. Getmint est née sans produit défini, portée par deux cofondateurs qui travaillent avec lui depuis plus de dix ans, déjà à ses côtés dans la fintech Bridge. Un prototype annoncé sur LinkedIn en juin 2025 attire un millier d’inscrits. Suivent les premiers clients, puis une levée de fonds. Aujourd’hui, Accor, L’Oréal, BNP, BPCE ou Lacoste figurent parmi ses clients. Paradoxe : ce sont les grands groupes, et non les petites structures agiles, qui ont foncé sur le sujet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 4, 2026

Ingénieur de formation, Benjamin Azoulay a fait une bonne partie de sa carrière chez Philips, dans l'éclairage. En 2016, il rejoint Oledcomm, start-up de quinze personnes fondée en 2012 et gérée comme un laboratoire de R&D. Son pari : le Li-Fi, une technologie de communication sans fil qui utilise la lumière visible ou infrarouge, au lieu des ondes radio du Wi-Fi, pour transmettre des données. La jeune entreprise ambitionne de transformer 14 milliards d'ampoules en points d'accès. Mais rivaliser avec la toute puissance du Wi-Fi est mission impossible : dès 2020, il comprend que le grand public sera bien plus long à conquérir. Le salut vient de la défense et du spatial. En Ukraine, qui émet en radio est repéré puis frappé par un drone FPV en quelques secondes. Le faisceau infrarouge, étroit et insensible au brouillage, crée une bulle de connectivité d'un kilomètre sans radiofréquence. Certifiée sur des réseaux classifiés en France et en Allemagne, la technologie équipe déjà deux brigades et une division françaises. Sa puce souveraine, gravée à Crolles, rend la rétro-ingénierie longue et coûteuse. Sélectionnée par l'accélérateur Diana de l'Otan, seule française parmi quinze lauréats sur 3 600 candidats, l'entreprise est implantée à Colorado Springs et prépare une levée de 10 millions d'euros. Prochain terrain : le ferroviaire, annoncé début 2027. Sa recette : Gérer le cash, garder des plans B et résoudre « 365 problèmes par an ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 27, 2026

Quand Meta et Google multiplient caméras et assistants conversationnels dans leurs lunettes connectées, la start-up française Engo a choisi l'épure : pas de caméra, pas d'IA embarquée, pas de connexion permanente au réseau. Son fondateur, Eric Marcelin-Dibon, revendique cette sobriété comme un atout face à la déconvenue des Google Glass, dont il a suivi de près les tâtonnements dès 2012. Son pari : des lunettes de réalité augmentée dédiées au sport d'endurance et aux disciplines à risque, course à pied, vélo, plongée, parapente, qui retranscrivent les données d'une montre connectée directement dans le champ de vision. Un budget de poids extrêmement contraint, 15 grammes tout compris, impose des choix technologiques : un écran OLED courbe vingt fois moins gourmand en énergie que les modèles concurrents, pour tenir toute une journée sans recharge. L'entreprise s'est arrimé à l'écosystème Garmin, source de 70 % de sa clientèle, tout en diversifiant vers Apple Watch pour limiter sa dépendance. Assemblage et propriété intellectuelle restent à Grenoble, loin des tentations de rétro-ingénierie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 20, 2026

Entrepreneur récidiviste et citoyen engagé : ainsi se définit Denis Payre. Côté business, il est à l'origine de l'une des plus belles réussites françaises dans l'univers de la Tech avec Business Objects, introduit au Nasdaq puis cédé au géant allemand SAP. Il a récidivé avec Kiala, premier réseau indépendant de points relais en Europe : 7 000 relais en dix ans, 50 % de croissance annuelle, une réponse au casse-tête du dernier kilomètre. UPS finit par le racheter ; le service est devenu UPS Access Point, présent dans quelque 140 pays. Côte engagement, il a lancé l'association Croissance Plus puis sa version européenne, Entrepreneurs for Growth. Pour tenter de faire bouger les lignes politiques en France, il fonde en 2013 Nous Citoyens — 12 000 adhérents payants en deux mois — avant de passer la main pour retrouver sa famille et le monde de l'entreprise. Depuis 2016, il développe des stations de transfert d'énergie par pompage : des batteries à eau centenaires, opposées au tout-lithium et à la dépendance chinoise. Ses terrains de jeu, les îles françaises et l'Arizona, où la Nation Navajo et les data centers appellent des projets d'un gigawatt. Il aura fallu huit ans pour arracher un cadre réglementaire français. Sa recette ? La persistance, et une peur de l'échec convertie en carburant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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