
Show Notes
La lutte contre le changement climatique s’annonce comme la bataille du 21ème siècle, toutes les dimensions de la société sont remises en cause pour leur rôle dans les crises écologiques actuelles. Tous les secteurs, de l’alimentation au numérique, sont obligés de faire leurs comptes avec l’environnement.
Mais quelle est la place des designers et designeuses dans la transition écologique ?
Comment faire du design dans un monde où tous nos systèmes devraient être re-conçus afin de conserver l'habitabilité de la terre ?
Pour notre série Design et Écologie, nous avons invité des personnes impliquées dans la transition écologique à travers leur métier pour examiner les enjeux, les approches et les méthodes du design écologique.
Nous avons donné la parole à Justine Laurent (Designeuse - Circulab), Thomas Lemaire (Développeur - Green IT), Mélanie Laborde (Designeuse, OHU Design) et Fabrice Liut (Designer - Archipel Kyosei).
01:30 • Chapitre 4
Nous continuons à explorer les différentes approches de design qui permettent de répondre aux problématiques écologiques : le design systémique et l’éco-conception.
21:45 • Chapitre 5
Nos invité•es nous partagent les obstacles rencontrés et la notion de greenwashing.
41:00 • Chapitre 6
Une conclusion pour concevoir différemment, encapaciter le cerveau humain et appliquer la sobriété dans nos façons de concevoir.
50:00 • Recommandations de lecture
Pour terminer cet épisode, nos invité•es partagent des livres qui les ont marquées.
Cet épisode à été réalisé et monté par Alex Mohebbi et Anthony Adam.
Les voix-off sont de Anaïs Texier.
Musique de fin : Brian Eno, Music for Airports.
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Depuis quelques années, les métiers du design traversent une zone de turbulence. L’arrivée massive de l’intelligence artificielle, la pression croissante sur la rentabilité des produits numériques et la difficulté à faire reconnaître la valeur du design dans les organisations ont profondément transformé les conditions de travail.Beaucoup de designers et designeuses expriment aujourd’hui un malaise diffus. Une fatigue. Parfois même une crise de sens. Et si cette crise révélait quelque chose de plus profond ? Et si nous étions, nous aussi, pris dans un modèle qui nous rend plus performants… mais moins robustes ? Pour explorer cette question, nous avons croisé trois regards : Olivier Hamant, biologiste et directeur de l’Institut Michel Serres Audrey Coudrin, designeuse et fondatrice du collectif territorial MARÉES Chloë Breuillé, UX designeuse et cofondatrice de l’écolieu la Ferme des Coudreaux
Enfant de l’industrialisation et de la standardisation au 19ème siecle, le Design a été longtemps opposé à l’artisanat. A ce dernier, le privilège de la création unique, tandis que la génération d’objets standardisés, répondant aux besoins du plus grand nombre, reviendrait aux designers et designeuses. D’un côté la pièce unique, de l’autre la série. Mais à l’heure de la recherche d’un monde plus sobre, moins extractiviste, de plus en plus de designers et designeuses remettent en question la standardisation et s’interrogent sur des façons de mieux produire. Parmi ces pistes, l’hypothèse du réemploi. Si elle parait séduisante, cette hypothèse soulève de nombreuses questions. Comment bien recréer avec de l’existant ? Selon quel modèle économique ? Le réemploi peut-il permettre de produire des objets plus durables et ainsi combattre l’obsolescence programmée ? Dans cet épisode, nous avons choisi d’explorer les relations entre le design et le réemploi, avec comme témoins : Coline Laurent, Chargée de déploiement et spécialiste de la seconde main. Mathieu Grosche, designer exploreur. Raphael Roig, concepteur de formations.
En 2025, en France, une personne sur quatre vit la solitude. La Fondation de France parle d’une « épidémie ». En 2023, l’Organisation mondiale de la santé l’a décrite comme une menace urgente pour la santé publique.Face à ce constat, la reconstruction du lien social devient une priorité. Certains territoires cherchent même à se transformer en « fabriques de bonheur ». Dans ce contexte, le design du soin et de la solidarité occupe une place singulière.Il interroge notre responsabilité collective et publique. Il s’inscrit aussi dans une longue histoire politique : dès 1793, la constitution évoquait déjà le « bonheur commun » comme but fondamental de la société. Le rôle du design est, ici, de favoriser le partage des responsabilités sociales. Prendre soin du collectif, c’est reconnaître que chacun et chacune est à la fois responsable de soi et de la situation d’autrui. C’est aussi repenser les espaces et les rôles qui structurent notre quotidien.Certains designers et designeuses adoptent une posture militante. Ils et elles explorent la manière dont le soin peut se traduire dans la convivialité, la solidarité, ou la gestion des communs. Dans l’épisode précédent, nous avons montré comment le soin pouvait redéfinir les pratiques de solidarité et de santé. Dans cet épisode, nous suivons 4 designeuses et designers qui imaginent de nouveaux modes de gouvernance et cherchent à prendre soin, par le collectif. Alors, à partir de quand le design devient-il un enjeu de solidarité et de responsabilité publique ? Nos invitées pour cet épisode : Clément Rémy, designer indépendant et designer de politiques publiques, installé entre la Drôme et l’Isère. Il s’engage localement dans des collectifs autour de la démocratie alimentaire, des tiers-lieux et de la justice sociale en milieu rural. Anne Régnault, designeuse de service spécialisée en innovation sociale au sein des ateliers RTT. Marcela Mussi, igénieure de formation et philosophe. Co-fondatrice du collectif Issues. Antoine Fenoglio, cofondateur et ex-dirigeant des Sismo. Co-fondateur du collectif Issues.
Dans un monde où les vulnérabilités se multiplient et où les systèmes d’écoute, de justice sociale et de réparation peinent à garantir un accès équitable aux besoins fondamentaux, il est temps de repenser notre rapport du soin.Le design se révèle dès lors comme une démarche de transformation profonde, révelant et proposant de réparer les dysfonctionnements de nos environnements et de nos interactions. Le concept de "prendre soin" nous invite à reconnaître notre interdépendance fondamentale et notre responsabilité collective face à la vulnérabilité universelle : les handicaps, l’exclusion, les maladies, l’isolement et l’injustice. De quoi parlons-nous, réellement, lorsque nous établissons que quelque chose ou qu’une personne “prend soin” ? Pouvons-nous parler de santé, de soin ou de solidarité ?Quels rôles peut jouer le design dans cette responsabilité ? Nos invitées pour cet épisode : Clémence Montagne, directrice du Care Design Lab de l'école de design Nantes-Atlantique. Justine Coubard-Millot, directrice du laboratoire de l'accueil et de l'hospitalité (Le Lab-Ah) du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences Anne Régnault, designeuse de service spécialisée en innovation sociale au sein des ateliers RTT.
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