
Show Notes
L’invité de cette semaine, c’est quelqu’un de particulier pour moi, parce que je le suis depuis ce que je décrirais comme les premiers balbutiements de sa carrière, à une époque où il était encore très loin de s’imaginer que moins de dix ans plus tard, il scanderait des « VIVE LA MUSIQUE QUÉBÉCOISE » devant des foules en liesse sur des scènes aux quatre coins de la province. C’est un auteur-compositeur-interprète, qui se qualifie lui-même de traditionaliste de la chanson québécoise et qui maitrise cet art de la synergie entre les mots et la musique, comme les grands qui ont pavé le chemin avant lui. Après ses albums Cantalou et Sprint, après cette tournée enblématique d'une génération qu'a été Le Roy, La Rose et Le Lou(p) — avec Ariane Roy et Lou-Adriane Cassidy —, il vient de revenir avec un troisième album, Le X du Y, album sur lequel il se promène dans son habituel jardin luxuriant d’images avec des bottes à cap et pas d’armure, en acceptant que ça puisse laisser quelques égratignures. L’aura est puissante, chez ce gars-là, autant que sa capacité et son envie de réflexion. J’espère que vous allez bien vous déposer dans la conversation ! - Nico
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On connaît toutes et tous des gens qui ont fait leur chance, qui ont su créer leur opportunités, qui ont pavé leur propre voie, mais j’avoue que j’ai rarement rencontré quelqu’un qui l’a fait avec autant de pugnacité que mon invité.e de cette semaine. Cette pugnacité, d'ailleurs, est probablement attribuable à ce que sa mère Sophie — dont le nom va revenir à quelques reprises dans notre conversation — lui a inculqué.
Si vous avez posé ne serait-ce qu’un oeil sur les nouvelles culturelles cet automne, c’est presque impossible que vous soyez passés à coté de La meilleure façon, c’est par accident, le premier film de Noémie D. Leclerc.
Cette semaine, je reçois Arizona O’Neill qui est une autrice, une illustratrice. La version française de son premier roman graphique — qui a d’abord été publié en anglais — vient tout juste de paraitre. Ça s’appelle Opioïdes et Organes, mais l’oeuvre tout autant que la conversation qu’on a eue sont loin d’être aussi lugubres que peuvent l’évoquer ces deux mots.Les parents d’Arizona l’ont eue très jeune, à la fin de leur adolescence. Quand la mère d’Arizona — la désormais très connue autrice Heather O’Neill — est tombée enceinte, son amoureux et elle vivait dans un appartement aux airs de commune, sur la rue Saint-Denis à Montréal, avec d’autres jeunes marginaux et marginales.Avant même la naissance d’Arizona , Christopher — l’amoureux de Heather à cette époque et le père d’Arizona — consommait déjà de la drogue, dont de l’héroïne. La dépendance ne l’a jamais quitté et il est mort d’une surdose en 2015, à l’âge de 41 ans.En arrivant à l’hôpital, après la surdose de son père, Arizona a rapidement été confrontée à une prise de décision importante : accepter de donner les organes de son père, ou pas. Elle va accepter et c’est une décision qui va la hanter et la propulser dans une longue et pénible spirale de recherches, question d’essayer d’apaiser son anxiété et de faire la paix avec son choix.C’est donc le cours de toutes ces années tumultueuses qu’elle nous raconte dans Opioïdes et Organes. Cela étant dit, même si le sujet a l’air sérieux et lourd, elle en fait un récit sensible, humain, drôle et fantastique — la preuve étant les deux acolytes dont elle s’affuble tout au long du récit : le vilain lézard Izzy et le gentil monstre Frankie, inspiré du monstre de Frankenstein.Arizona, c’est une artiste jusqu’au bout des ongles, qui a choisi de transformer ses obsessions en art, pour le meilleur et pour le pire. Mais surtout, surtout le meilleur.
L'invitée de cette semaine, c’est une enfant d’Internet qui a su se servir de toutes les opportunités que lui a procurées le vaste terrain de jeu du web et des réseaux sociaux.
Cette semaine, plus que jamais, on est dans la rencontre. Avec l’invité, bien sûr, mais aussi pour cet invité qui a tout quitté pour venir à la rencontre d’un ailleurs — avec ses gens et ses moeurs — pour s’y enraciner. Il raconte d’ailleurs tout ce que ça implique de banal et de spectaculaire dans ses chroniques dans La Presse. 850 mots qui sont à chaque fois redoutables d’efficacité.