
Show Notes
En novembre 1926, un colis pour le moins inattendu arrive à la Maison-Blanche, à Washington. À l’intérieur, il n’y a ni lettre diplomatique ni cadeau de luxe, mais… un raton laveur vivant ! Et le plus surprenant, c’est que cet animal n’est pas destiné à devenir un compagnon du président. Il est censé finir dans son assiette. À l’époque, les États-Unis s’apprêtent à célébrer Thanksgiving, cette grande fête familiale organisée le quatrième jeudi de novembre. Le repas traditionnel est généralement centré sur une dinde. Pourtant, dans certaines régions américaines, notamment dans le Sud, on consomme aussi du raton laveur. Une habitante du Mississippi, Vinnie Joyce, décide donc d’en envoyer un au président Calvin Coolidge, en lui recommandant sa chair savoureuse. Elle espère ainsi contribuer au dîner présidentiel. Mais Calvin Coolidge n’a aucune envie d’essayer cette spécialité. Interrogé par des journalistes, il explique, avec son humour discret, que le raton laveur est peut-être comestible pour certains, mais pas à son goût. Avec son épouse Grace, il découvre surtout que l’animal est étonnamment familier et joueur. Plutôt que de le faire cuisiner, le couple décide de l’adopter. Le raton laveur est une femelle : on la baptise Rebecca. Et Rebecca ne tarde pas à devenir une véritable célébrité. Pour Noël, elle reçoit même un collier indiquant qu’elle est le « raton laveur de la Maison-Blanche ». Elle se promène en laisse dans les jardins, s’amuse dans la baignoire avec du savon et explore les pièces de la résidence présidentielle. Elle peut aussi se montrer très turbulente, en grimpant aux arbres ou en échappant à la surveillance du personnel. En avril 1927, Grace Coolidge l’emmène à la traditionnelle fête des œufs de Pâques organisée dans les jardins de la Maison-Blanche. Entourée d’enfants et de photographes, Rebecca vole presque la vedette à la Première dame. On essaie même de lui trouver un compagnon, un autre raton laveur nommé Reuben. Mais l’entente n’est pas au rendez-vous, et Reuben finit par s’enfuir. À la fin de la présidence Coolidge, en 1929, Rebecca rejoint finalement un zoo de Washington. Cette anecdote comporte un amusant paradoxe : aujourd’hui, le président américain gracie officiellement une dinde pour Thanksgiving. Mais cette cérémonie ne devient une tradition annuelle qu’en 1989, sous George H. W. Bush. Bien avant cela, c’est donc un raton laveur qui avait échappé au repas présidentiel… pour devenir l’une des pensionnaires les plus originales de la Maison-Blanche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
More from Choses à Savoir - Culture générale
Recycler du carton semble être un geste écologique évident. Plutôt que de fabriquer de nouveaux emballages à partir d’arbres, on récupère les anciens cartons pour leur donner une seconde vie. On économise des ressources, on réduit les déchets et, logiquement, on devrait aussi diminuer les émissions de CO2. Pourtant, une étude publiée en 2017 révèle un résultat très surprenant : fabriquer du carton recyclé peut émettre davantage de gaz à effet de serre que produire du carton neuf ! Comment est-ce possible ? Pour comprendre ce paradoxe, il faut s’intéresser à l’énergie utilisée dans les usines. Fabriquer du carton neuf nécessite de transformer du bois en pâte à papier, puis de sécher cette pâte pour obtenir du carton. Ces opérations demandent énormément d’énergie. Recycler du carton est beaucoup moins énergivore. Il suffit principalement de récupérer les fibres de papier existantes, de les mélanger à de l’eau, de les nettoyer et de les transformer en nouveaux emballages. Selon l’étude de 2017, produire du carton recyclé consomme environ quatre fois moins d’énergie que fabriquer du carton neuf. Alors pourquoi son bilan carbone peut-il être moins bon ? La réponse tient à un élément essentiel : l'origine de l'énergie utilisée. Les usines qui fabriquent du carton neuf utilisent souvent des résidus de bois, comme les écorces, pour alimenter leurs installations. Cette biomasse est considérée, dans les méthodes de comptabilité carbone de l'étude, comme neutre en CO2, car le carbone libéré lors de sa combustion a été préalablement absorbé par les arbres pendant leur croissance. À l'inverse, les usines de recyclage utilisent davantage de combustibles fossiles, notamment du gaz naturel. Résultat : dans cette étude, la fabrication d'une tonne de carton recyclé représentait environ 670 kilos de CO2 équivalent, contre seulement 390 kilos pour du carton neuf. Mais attention : cela ne signifie pas que recycler du carton est une mauvaise idée. D'abord, la neutralité carbone de la biomasse dépend des conditions de production et de renouvellement des forêts. Ensuite, ces chiffres ne racontent pas toute l'histoire. Le recyclage évite notamment l'incinération ou l'enfouissement des vieux cartons. D'ailleurs, dans son bilan publié en 2024, l'ADEME aboutit à un résultat différent : en intégrant ces déchets évités, le recyclage des papiers et cartons présente désormais un léger bénéfice climatique estimé, même si les incertitudes empêchent de conclure définitivement. La véritable leçon est donc plus subtile : recycler consomme moins d'énergie, mais n'émet pas automatiquement moins de CO2. Et surtout, pour protéger l'environnement, le meilleur carton reste souvent celui qu'on n'a pas besoin de fabriquer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 9 janvier 2007, Steve Jobs monte sur scène à San Francisco et présente un appareil qui va bouleverser nos vies : l’iPhone. Un téléphone avec un grand écran tactile, capable de naviguer sur Internet, d'écouter de la musique et d'utiliser des applications. Pour beaucoup, c’est la naissance du smartphone. Pourtant, Apple n’a absolument pas inventé ce type d’appareil. Et plus surprenant encore, son principal concurrent avait imaginé un téléphone très proche de l’iPhone trois ans auparavant. Pour comprendre, il faut remonter à 1994. Cette année-là, l’entreprise américaine IBM commercialise un appareil appelé Simon. Considéré comme le premier véritable smartphone de l’histoire, il combine un téléphone portable et un ordinateur de poche. Il possède déjà un écran tactile, un calendrier, un carnet d’adresses et permet même d’envoyer des messages électroniques. Mais l’appareil est encombrant, coûteux et son autonomie limitée. Il ne rencontre pas le succès. Deux ans plus tard, en 1996, Nokia commercialise le Communicator 9000. Ce téléphone peut envoyer des courriels, consulter des pages Internet et utiliser plusieurs logiciels. D’autres fabricants, comme BlackBerry ou Palm, développent ensuite leurs propres téléphones intelligents. Mais l’histoire la plus étonnante se déroule en Finlande, en 2004. À cette époque, Nokia domine le marché mondial du téléphone mobile. Ses ingénieurs mettent au point un prototype particulièrement ambitieux : un téléphone doté d’un grand écran tactile, utilisable avec les doigts et capable de naviguer sur Internet. Autrement dit, un appareil qui ressemble déjà beaucoup à ce que sera l’iPhone. Pourtant, les dirigeants de Nokia décident d’abandonner le projet. Selon Ari Hakkarainen, un ancien responsable de l’entreprise qui révélera cette histoire en 2010, les coûts de fabrication sont jugés trop élevés. Et surtout, personne ne sait encore si les consommateurs voudront utiliser un téléphone presque entièrement tactile. Plus étonnant encore, Nokia aurait également envisagé, dès 2004, une boutique permettant de télécharger des applications directement sur son téléphone. Cette idée ne sera pas davantage développée. Trois ans plus tard, Apple lance son iPhone. La véritable innovation d’Apple n’est donc pas d’avoir inventé le smartphone, mais d’avoir transformé son utilisation. Grâce à son écran multipoint, son interface intuitive et son navigateur Internet, l'iPhone rend des technologies déjà existantes beaucoup plus simples et agréables à utiliser. En 2008, Apple complète cette révolution en lançant l’App Store, qui permet d'installer facilement des milliers d'applications. La leçon est intéressante : dans l’histoire des technologies, celui qui invente une idée n’est pas nécessairement celui qui la transforme en succès. Apple n’a pas inventé le smartphone. Mais il a largement contribué à inventer la manière dont nous l’utilisons aujourd’hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il existe un jour dans l'année où votre risque de mourir est statistiquement plus élevé que les autres. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce jour est celui de votre anniversaire !
En 1982, un éditeur américain du nom de Byron Preiss lance une chasse au trésor absolument extraordinaire. Il fait enterrer douze petits coffres dans douze villes d'Amérique du Nord. À l'intérieur de chacun se trouve une clé permettant de gagner une véritable pierre précieuse. Plus de quarante ans après, neuf de ces trésors restent introuvables.
Si vous avez déjà suivi une formation aux premiers secours, vous avez peut-être posé vos lèvres sur le visage d’une femme dont personne ne connaît le nom. Et ce visage aurait appartenu à une jeune noyée, retrouvée dans la Seine il y a plus d’un siècle.