
Show Notes
Banlieues, quartiers, cités. En France ces mots ont trop souvent une connotation négative. Ce que l’État français nomme depuis 2018 les quartiers prioritaires de la politique de la ville regroupe 5,4 millions d’habitants dont 40% ont moins de 25 ans. Mais qu’est-ce qu’être jeune dans un quartier populaire ? La [recherche participative Pop-Part, conduite dans dix villes ou quartiers de l’Île-de-France, et portée notamment par l'Université Paris Nanterre, s’est associé à 120 jeunes pour se saisir du sujet.
Le regard médiatique porté sur les quartiers populaires enchaîne les clichés. De la beurette des années 80 à la femme voilée puis aux jeunes à capuches ou aux bandes violentes, les représentations sont souvent biaisées si ce n'est parfois ouvertement raciste. Pourtant de nombreuses voix émergent, notamment aujourd'hui pour se réapproprier l'image de ces quartiers. Pour en parler avec nous dans jeunes de quartiers nous recevons Hachimia Ibouroi, 22 ans originaire de Pantin en Seine-Saint-Denis, étudiante en master image et société à l'université Paris-Saclay. Hachimia accompagne également des classes de lycéens dans leur processus de création théâtral. Avec nous également Jeanne Demoulin, chercheuse en sciences de l'éducation à l'Université Paris Nanterre au laboratoire CREF (Crise école terrain sensible). Jeanne Demoulin a aussi co-coordonné le projet participatif Pop Part.
Extraits Something elated, Broke for free, 2011 Admire ma peau noire, H. Ibouroi, 2020
Crédits Conception et Animation Clea Chakraverty, Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
More from In Extenso
À mesure que les scientifiques documentent toujours plus finement les effets du réchauffement climatique sur notre système Terre, le temps de la crise écologique s'impose comme celui de l'urgence absolue. Comment attendre une minute de plus face à la montée des périls environnementaux ?
Dans ce nouvel épisode, on s’intéresse aux enjeux économiques et à leur rôle dans la crise climatique. Notre obsession pour la croissance est-elle responsable de la crise climatique et plus généralement des dérèglements environnementaux ? Sur quels nouveaux indicateurs économiques s’appuyer pour assurer la survie de la biosphère ? Après la pandémie de Covid, pourquoi mettre la question de la santé et du bien-être au cœur de ces enjeux est devenu incontournable pour envisager l’avenir ?
Aujourd'hui, Antoine Arjakovsky, directeur de recherche au Collège des Bernardins, fondateur de l’Institut d’études œcuméniques de Lviv et auteur de plusieurs ouvrages dont Occident-Russie : Comment sortir du conflit ?, revient sur un mur moins physique, mais tout aussi infranchissable : celui qui sépare l’opposition russe à Vladimir Poutine, emprisonnée, réduite au silence ou contrainte à l'exil, de ses concitoyens.
Si l’expérience esthétique est universelle, chaque milieu social en définit cependant les formes et le format. Cette simple considération permet de réintégrer dans le même domaine les arts dits « légitimes », et des ensembles de pratiques culturelles considérées comme « illégitimes » dont pourtant, l’expérience esthétique est tout à fait similaire.
Le mois de décembre 2022 va constituer un moment important de la protection de la biodiversité au niveau mondial avec la tenue, à Montréal, de la COP15 (7-19 décembre). Son objectif sera de définir le nouveau cadre de cette protection pour la décennie à venir. Le contexte de la sixième extinction de masse réclame des actions fortes et sans délai pour préserver les écosystèmes naturels terrestres, dont les sociétés humaines tirent une variété infinie de services (on les appelle « services écosystémiques »).