
Médicaments anti-obésité : une révolution… à quel prix pour la Sécu ? | Chaque voix compte - 28/05/2026
Chaque voix compteShow Notes
À LA UNE / Médicaments anti-obésité : une révolution… à quel prix pour la Sécu ? Les traitements contre l’obésité Wegovy et Mounjaro, seront officiellement remboursés dès la mi-juin en France a annoncé, jeudi 28 mai, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. En France, 17% de la population adulte est obèse, selon l’Agence Régionale de la Santé. Après de longs mois de négociations, le gouvernement et les laboratoires fabricants sont parvenus à un accord sur le montant du remboursement de ces médicaments analogues du GLP1, qui miment l’effet d’une hormone avec une action coupe-faim. Initialement recommandés pour le traitement du diabète de type 2, la molécule agit également sur la perte de poids. « Pour la très grande majorité, ça sera un remboursement à 100 % » , a précisé la ministre :la mesure devrait coûter « une centaine de millions d’euros » à l’Assurance-maladie, les prescriptions seront donc « strictement encadrées ». Face aux risques de mésusages, le remboursement de ces médicaments est-il la solution pour lutter contre l’obésité ?
Invités : - Professeur Sébastien Czernichow, médecin nutritionniste - Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d’Obèses - Géraldine Zamansky, journaliste au magazine de la Santé
Chroniques : « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello « Le mot du jour » : Obésité par Mariette Darrigrand
LA QUESTION QUI FÂCHE / Canicule : le vent tourne pour la climatisation ? Face aux grandes chaleurs qui sévissent dans l’Hexagone, la cheffe de file du Rassemblement National, Marine Le Pen, a réclamé « un grand plan pour la climatisation ». Souvent honteux, l’équipement des Français en climatisation progresse toutefois d’année en année, puisqu’il concerne 27% des maisons et 12% des appartements en 2025. L’Agence internationale de l’énergie rappelle que la climatisation demeure énergivore et représente 10% de la consommation électrique mondiale. Face aux positions du Rassemblement national, Maider Olivier, chargée de plaidoyer climat à la Fondation pour le logement évoque une « mal-adaptation au changement climatique parce que la climatisation rejette l'air chaud à l'extérieur ». La France doit-elle davantage se climatiser pour affronter les fortes chaleurs ?
Invités : - Arthur de Lassus, ingénieur et co-fondateur de Horizons décarbonés - Thomas Ménagé, député « Rassemblement National » du Loiret - Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine
« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
More from Chaque voix compte
À LA UNE / Violences du 17 octobre : la France a-t-elle basculé ? Manifestations contre la vie chère, colère sociale, affrontements et destruction : la France traverse une nouvelle séquence de fortes tensions qui interroge la capacité du pays à faire entendre les revendications sans basculer dans la violence. Qui sont ces casseurs qui profitent de la mobilisation pour s'en prendre aux commerces, aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre ? Derrière ces débordements, les profils et motivations sont multiples, allant de l’engagement politique radical à la défiance institutionnelle. La responsabilité de cette escalade fait débat, entre critiques de la stratégie de maintien de l'ordre, accusations contre les groupuscules violents et dénonciation d'un pouvoir jugé sourd à la colère populaire. À six mois de l'élection présidentielle, cette crise pourrait renforcer le discours sécuritaire et redessiner les rapports de force électoraux. Face à cette spirale, quelles réponses apporter pour rétablir l'ordre sans étouffer le droit de manifester ? Invités : - Marc Crépon, philosophe et directeur de recherche au CNRS - Antoine Marie, chercheur en psychologie politique à Sciences Po, spécialiste des conflits intergroupes - Béatrice Brugère, Magistrate, secrétaire générale d'Unité Magistrats
À LA UNE / Violences du 17 octobre : le gouvernement dépassé ? Le 17 octobre 2026, entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté dans le pays contre la vie chère, la dégradation des services publics et les difficultés du système éducatif. Ce qui devait initialement être une mobilisation lycéenne a donné lieu à des scènes de casse et de pillage sans précédent. Le bilan est lourd : 2 397 interpellations, 1 000 membres des forces de l’ordre blessés et plus de 1500 commerces touchés. Cette mobilisation révèle une colère profonde, nourrie par le sentiment de ne plus être entendu ni représenté. Face à cette crise sociale inédite, le Président de la République a prononcé une allocution inattendue depuis l’Elysée, le dimanche 18 octobre 2026. Emmanuel Macron et le gouvernement peinent à répondre aux revendications des manifestants. L’intégralité des questions au gouvernement du 20 octobre ont été consacrées à ces mobilisations et aux saccages qu’elles ont engendrés. Les défaillances dans l’anticipation des troubles fragilisent la crédibilité de l’État. Alors comment restaurer cette dernière ? Invités : - Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L’Opinion » - Jean Garrigues, historien, Président de la Commission internationale d'histoire des assemblées, auteur des "Avocats de la République" (Odile Jacob) - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
À LA UNE / L'IA menace-t-elle l'humanité ? Alors que l'IA fait désormais partie du quotidien des Français, des inquiétudes concernant ses dérives émergent. Comment trouver du travail lorsque l'IA est capable de réaliser des tâches de plus en plus complexes en un temps record ? Comment, face à son évolution drastique, garder le contrôle sur celle-ci ? Graphistes, comptables, avocats, mathématiciens ou même mannequins... de nombreux métiers dans tous les secteurs sont menacés par la concurrence de l'intelligence artificielle. Les sondages témoignent d'une méfiance massive : 42 % des Français souhaitent ralentir fortement le développement de l'IA ou la mettre en pause. Aux États-Unis, 73 % des citoyens réclament une réglementation stricte et 64 % refusent le développement d'une IA surhumaine tant que sa sécurité n'est pas prouvée. Ces données révèlent une inquiétude profonde : et si le progrès que nous créons aujourd'hui devenait la menace de demain ?
À LA UNE / Sauver l’agriculture, un éternel recommencement ? Sécheresse, canicules, hausse du prix des carburants et des engrais : les agriculteurs français font face à une accumulation de difficultés qui fragilise leurs exploitations. Pour répondre à cette crise, Sébastien Lecornu a annoncé une enveloppe comprise entre 500 et 700 millions d’euros pour un plan de relance agricole en 2027. Ce dispositif doit notamment soutenir l’autonomie des exploitations, accompagner leur adaptation au changement climatique et faciliter la transmission des fermes. Le gouvernement entend également encourager les investissements et simplifier certaines démarches. Le montant définitif du plan dépendra des concertations avec les acteurs du secteur et des débats parlementaires sur le budget. Au-delà des aides financières, c’est la capacité de la France à préserver sa souveraineté alimentaire et à assurer un avenir à ses agriculteurs qui est en jeu. Ce plan permettra-t-il de transformer durablement l’agriculture française et de répondre aux préoccupations des agriculteurs ? Invités : - Quentin Mathieu, Responsable Entreprise et prospective économique au Think Tank Agridées - Sandrine Le Feur, députée « Ensemble Pour la République » du Finistère - Lucile Rogissart, responsable agriculture alimentation à l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE)
À LA UNE / Automobile : l’Europe face à la muraille de Chine Le Mondial de l’Automobile de Paris met en lumière un rapport de force de plus en plus tendu entre les constructeurs européens et leurs concurrents chinois. Avec une vingtaine de marques chinoises présentes, l’Empire du milieu affiche ses ambitions sur le marché européen, porté par des prix compétitifs, une maîtrise des technologies électriques et une capacité à renouveler rapidement ses modèles. Face à cette offensive, les géants européens doivent accélérer leur transition, proposer des véhicules plus abordables et préserver leurs parts de marché, alors que l’industrie automobile est confrontée à des restructurations et à des suppressions d’emplois. Au-delà de la bataille commerciale, c’est toute une filière industrielle, des usines aux sous-traitants, qui est en jeu. L’Europe doit aussi arbitrer entre libre concurrence et protection de ses intérêts stratégiques, tandis que les tensions commerciales avec Pékin s’intensifient. L’industrie automobile européenne peut-elle encore reprendre l’avantage face à la Chine, ou est-elle condamnée à perdre du terrain ? Invités : - Arnaud Aymé, spécialiste des transports et de l'aéronautique chez Sia Partners - Jean-Rémy Macchia, journaliste spécialiste de l'automobile - Diane Strauss, directrice chez Transport & Environnement