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À LA UNE / Aide à mourir : que prévoit la loi ? Mardi 30 juillet, les députés ont adopté avec 295 voix pour et 232 voix contre, en troisième lecture, la proposition de loi « relative au droit à l'aide à mourir ». Au terme de plusieurs jours de débats et l’examen de plus de 1800 amendements, les députés ont approuvé une version proche de celle votée au mois de février. L’adoption du texte au cours de cette troisième lecture était attendue et relance la navette parlementaire une dernière fois. Le texte devra ensuite être examiné par le Sénat le mardi 7 juillet. En cas d’un nouveau rejet et conformément à la volonté du gouvernement, le dernier mot reviendra à la chambre basse. L’Assemblée nationale devra donc se prononcer le mercredi 15 juillet lors d’une lecture définitive du texte. Un ultime vote pour clore une procédure législative commencée en mars 2025. Comment la proposition de loi sur la fin de vie sera-t-elle mise en application dans les hôpitaux et les unités de soins palliatifs ?
Invités : - Philippe Vigier, député « les démocrates » d’Eure-et-Loir - Michèle Lévy-Soussan, médecin interniste à l’AP-HP - Jonathan Denis, Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP
Chronique : « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Paris sportifs : faut-il sortir le carton jaune ? La régulation des paris sportifs s’invite à l’Assemblée nationale. La coupe du monde bat son plein, donnant lieu à une explosion des paris sportifs. La proposition de loi sur la réforme du sport professionnel a permis d’ouvrir une réflexion sur l’encadrement des paris sportifs et de leur promotion. L’association Addictions France fait état d’une hausse de 11% des dépenses marketing des plateformes de paris en ligne entre 2024 et 2025, soit l’équivalent de 695 millions d’euros de dépenses promotionnelles. Les plateformes utilisent l’image des joueurs pour inciter au jeu, une initiative qui ne plaît pas aux principaux intéressés. Kylian Mbappé avait dénoncé la pratique lors d’une interview accordée à CLIQUE sur canal+ en 2024. « On est l’équipe de France, on inspire. Certains d’entre nous viennent de quartiers où cela détruit un nombre incalculable de gens. Ça a détruit des gens que je connais », s’était ému le capitaine des Bleus. Comment encadrer les plateformes de paris sportifs en ligne et lutter contre l'addiction aux jeux d'argent ?
Invités : • Emmanuel Duplessy, député « écologiste et social » du Loiret • Belkhir Belhaddad, député apparenté socialiste de Moselle • Myriam Savy, directrice du plaidoyer de l’association Addictions France
« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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À LA UNE / 24 octobre : la journée de tous les dangers ? Face à la crainte des débordements de l’« acte II » des mobilisations, le gouvernement durcit le ton et renforce son dispositif sécuritaire. Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, a annoncé une hausse de 20 % des effectifs mis à contribution. 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés partout en France. Sur Franceinfo, Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, met en garde : « On ne peut pas traiter uniquement de manière sécuritaire un sujet qui est d’abord politique ». À travers les manifestations, c’est en effet une colère sociale plus profonde qui s’exprime. En réponse au mouvement, le ministre de l’Éducation nationale annonce l’ouverture de 3000 postes d’enseignants, tandis que les préfectures restreignent certains parcours de manifestation, notamment au nom de la sécurité des riverains et des commerçants. Ce 24 octobre, l’équilibre s’annonce délicat entre impératif de sécurité et liberté de manifester. Protéger les commerçants, limiter les dégradations, restreindre les parcours : jusqu’où les autorités peuvent-elles aller ? Invités : - Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise - Michaël Taverne, député « Rassemblement national » du Nord - Pierre Cazeneuve, député « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine
À LA UNE / Manifestations : vers une contagion européenne ? La colère sociale française du 17 octobre a dépassé les frontières et fait la une de la presse internationale. En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, quotidien conservateur-libéral, reprend les mots du Premier ministre : « Un niveau de violence effroyable », sur fond de mairie de Limoges en flammes. En Italie, la contestation fait écho : des manifestants reprennent des slogans français pour dénoncer, eux aussi, la vie chère et leurs conditions sociales. Aux États-Unis, Donald Trump décrit cette crise comme le signe d’un pouvoir toujours plus fragilisé jusqu’à en faire un symbole du déclin européen. Fascinée par sa tradition contestataire, la presse étrangère s’inquiète désormais de ces débordements et de ce qu’ils révèlent des fractures au sein de la société française. Les manifestations françaises essaimeront-elles dans d’autres pays européens ? Invités : - Anna Bonalume, enseignante de philosophie politique à Sciences Po Paris, réalisatrice du documentaire "Le cas Meloni" - Romuald Sciora, essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'Iris - Birgit Holzer, journaliste, correspondante allemande à Paris
À LA UNE / Violences du 17 octobre : la France a-t-elle basculé ? Manifestations contre la vie chère, colère sociale, affrontements et destruction : la France traverse une nouvelle séquence de fortes tensions qui interroge la capacité du pays à faire entendre les revendications sans basculer dans la violence. Qui sont ces casseurs qui profitent de la mobilisation pour s'en prendre aux commerces, aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre ? Derrière ces débordements, les profils et motivations sont multiples, allant de l’engagement politique radical à la défiance institutionnelle. La responsabilité de cette escalade fait débat, entre critiques de la stratégie de maintien de l'ordre, accusations contre les groupuscules violents et dénonciation d'un pouvoir jugé sourd à la colère populaire. À six mois de l'élection présidentielle, cette crise pourrait renforcer le discours sécuritaire et redessiner les rapports de force électoraux. Face à cette spirale, quelles réponses apporter pour rétablir l'ordre sans étouffer le droit de manifester ? Invités : - Marc Crépon, philosophe et directeur de recherche au CNRS - Antoine Marie, chercheur en psychologie politique à Sciences Po, spécialiste des conflits intergroupes - Béatrice Brugère, Magistrate, secrétaire générale d'Unité Magistrats
À LA UNE / Violences du 17 octobre : le gouvernement dépassé ? Le 17 octobre 2026, entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté dans le pays contre la vie chère, la dégradation des services publics et les difficultés du système éducatif. Ce qui devait initialement être une mobilisation lycéenne a donné lieu à des scènes de casse et de pillage sans précédent. Le bilan est lourd : 2 397 interpellations, 1 000 membres des forces de l’ordre blessés et plus de 1500 commerces touchés. Cette mobilisation révèle une colère profonde, nourrie par le sentiment de ne plus être entendu ni représenté. Face à cette crise sociale inédite, le Président de la République a prononcé une allocution inattendue depuis l’Elysée, le dimanche 18 octobre 2026. Emmanuel Macron et le gouvernement peinent à répondre aux revendications des manifestants. L’intégralité des questions au gouvernement du 20 octobre ont été consacrées à ces mobilisations et aux saccages qu’elles ont engendrés. Les défaillances dans l’anticipation des troubles fragilisent la crédibilité de l’État. Alors comment restaurer cette dernière ? Invités : - Corinne Lhaïk, journaliste politique à « L’Opinion » - Jean Garrigues, historien, Président de la Commission internationale d'histoire des assemblées, auteur des "Avocats de la République" (Odile Jacob) - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
À LA UNE / L'IA menace-t-elle l'humanité ? Alors que l'IA fait désormais partie du quotidien des Français, des inquiétudes concernant ses dérives émergent. Comment trouver du travail lorsque l'IA est capable de réaliser des tâches de plus en plus complexes en un temps record ? Comment, face à son évolution drastique, garder le contrôle sur celle-ci ? Graphistes, comptables, avocats, mathématiciens ou même mannequins... de nombreux métiers dans tous les secteurs sont menacés par la concurrence de l'intelligence artificielle. Les sondages témoignent d'une méfiance massive : 42 % des Français souhaitent ralentir fortement le développement de l'IA ou la mettre en pause. Aux États-Unis, 73 % des citoyens réclament une réglementation stricte et 64 % refusent le développement d'une IA surhumaine tant que sa sécurité n'est pas prouvée. Ces données révèlent une inquiétude profonde : et si le progrès que nous créons aujourd'hui devenait la menace de demain ?