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Pourquoi la bipolarité de l’enfant passe pour un TDAH

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Show Notes

Des difficultés attentionnelles, une irritabilité, une hyperactivité motrice ou une dépression ne veulent pas forcément dire qu’on a affaire à un TDAH – ni à un trouble bipolaire. C’est vrai chez les mineurs comme chez les adultes. La vidéo s’attaque à un problème que les cliniciens voient tous les jours en pratique :Comment faire la part des choses entre trouble de l’humeur et TDAH sans transformer le doute en certitude, que ce soit d’un côté ou de l’autre ? L’importance de la trajectoire Les symptômes ne suffisent pas pour faire le diagnostic. Il on a plusieurs validateurs externes : la chronologie le caractère épisodique ou permanent des symptômes l’évolution longitudinale du sommeil et de l’énergie les antécédents familiaux le fonctionnement entre les épisodes Il y en a d’autres, mais cette dimension temporelle supplémentaire explique pourquoi deux tableaux proches à un instant donné peuvent terminer sur des décisions pratiques qui n’ont rien à voir. Traiter sans fabriquer une fausse certitude La question se complique quand on arrive à l’étape de la prescription. Fluoxétine, méthylphénidate, lithium, lamotrigine, quétiapine ou aripiprazole ne sont pas efficaces sur les épisodes de la même façon et ne reposent pas sur le même niveau de preuve – chez l’adulte non plus, d’ailleurs. La vidéo montre mon raisonnement, ses limites, ses dangers (car il y en a), et l’importance des parents quand le suivi compte autant que le choix initial. Le temps fait le diagnostic. À lire aussi – diagnostic différentiel et traitements TDAH ou bipolaire ? Comment faire le diagnostic TDAH et trouble bipolaire : traitement

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Oct 22, 2026

Je reviens sur la prescription hors AMM chez l’enfant et l’adolescent avec l’association Bicycle. Les questions partent des difficultés rencontrées par les familles autour des troubles de l’humeur et de la bipolarité : qu’est-ce qu’il y a derrière l’autorisation de mise sur le marché, et comment se situer quand la prise en charge est bloquée par des considérations administratives ? Diagnostic et traitements : les questions des familles On aborde les questions du diagnostic, des effets indésirables et la place de la pharmacologie chez les mineurs. Lithium, neuroleptiques et antidépresseurs peuvent s’utiliser dans cette population, avec des spécificités qui ne doivent pas être ignorées. Je précise ici et dans l’entretien que je ne fais pas de pédopsychiatrie. Je réponds à partir de ma pratique, avec un biais de sélection évident : les patients qui viennent me voir sont en situation d’échec thérapeutique, souvent depuis longtemps. Dans ce contexte, le doute a plus de place que la certitude. Recommandations et continuité des soins On termine avec les problématiques autour des recommandations, de la formation médicale continue et la peur des sanctions qui en découlent. Les familles demandent comment garder un suivi quand on est arrivé au bout des options « conventionnelles ».

Oct 19, 2026

Comment vivre en couple avec un bipolaire ? Clara, ma femme (qui est aussi psychiatre) répond aux questions sur notre rencontre, les périodes difficiles et ce qu’on a appris à faire à deux. Notre histoire était semée d’embûches, mais cette relation est ce qui m’est arrivé de mieux. Repérer les rechutes sans voir la maladie partout Sommeil, irritabilité, achats inhabituels : Clara nous donne les signes d’alerte sur mon état – qu’elle remarque parfois avant moi. Elle revient aussi sur les phases dépressives, les limites de mon avis sur la question et la place du conjoint dans le suivi ; que ce soit lors des consultations ou de façon plus large. Si le conjoint n’est pas inclus, il n’y a pas de salut (à mon avis). Poser des limites en gardant une vie de couple Malheureusement, les médicaments ne règlent pas toutes les difficultés d’un couple. On aborde aussi la question du TDAH, des oublis, des tâches à la maison (ménagères ou administratives), des enfants et des limites sur lesquelles on s’est mis d’accord. La DBT (thérapie dialectique et comportementale, voir ma prochaine formation sur le sujet) nous a aidés à mieux traverser certains désaccords, sans supprimer tous les problèmes – ni faire de notre fonctionnement une recette miracle pour les autres. Mais notre vie est très différente depuis la DBT.

Oct 15, 2026

Dans cet entretien, je parle du TDAH, de son diagnostic et de ses traitements. Ritaline, Concerta, amphétamines : qu’est-ce qui change entre ces médicaments ? Et qu’est-ce qu’une amélioration sous traitement permet vraiment de conclure ? Comment poser un diagnostic de TDAH ? On part de situations concrètes : l’attention, l’impulsivité, l’inhibition et les difficultés du quotidien. Je discute les questionnaires de dépistage, les diagnostics qui peuvent se ressembler et la place que prend parfois l’étiquette TDAH dans la façon de raconter sa vie. Ritaline, Concerta et amphétamines : effets et incertitudes On compare les formes de méthylphénidate et la lisdexamphétamine, puis on parle de l’efficacité, de la durée d’action et des risques des psychostimulants. Je raconte aussi mon expérience personnelle. Les points qui demandent une nuance scientifique sont repris séparément plus bas. Au programme du podcast 00:00 – Présentation et liens personnels avec les traitements 01:20 – Qu’est-ce que le TDAH ? Attention, inhibition et fonctions exécutives 06:20 – Comment mon TDAH se manifeste au quotidien 08:01 – Où placer la limite entre personnalité et trouble ? 10:14 – Une amélioration sous Ritaline confirme-t-elle le diagnostic ? 14:31 – Surdiagnostic ou meilleur repérage du TDAH ? 15:59 – Diagnostic, identité et neurodivergence 20:48 – Comment discuter un diagnostic incertain ? 23:39 – Efficacité des traitements : qui évalue et sur quelle durée ? 25:12 – Ritaline, Concerta, Medikinet et Quasym : quelles différences ? 26:38 – Le méthylphénidate est-il une amphétamine ? 27:34 – Xurta et lisdexamphétamine : de quoi parle-t-on ? 32:24 – Que peut-on conclure d’un questionnaire ASRS ? 33:40 – Quels diagnostics rechercher avant de prescrire ? 38:17 – Introduction du traitement et durée de l’effet 44:24 – TDAH, responsabilité et explications de nos difficultés 50:14 – Franc-parler, tempérament et communication médicale 59:18 – Garder le doute sur le diagnostic et le traitement Pour poursuivre sur le blog Retrouvez les articles du dossier TDAH : diagnostic, Ritaline et autres traitements, ainsi que l’article consacré à la bipolarité chez l’enfant et à sa confusion possible avec le TDAH. Point de vigilance scientifique Le ton de l’entretien est volontairement direct. Plusieurs formulations méritent d’être précisées. Ces réserves complètent l’échange ; elles ne sont pas des corrections ajoutées à la transcription. Un questionnaire ne suffit pas à poser le diagnostic. Le bilan clinique recommandé porte notamment sur l’histoire développementale, le retentissement et les autres troubles possibles. Une réponse favorable au méthylphénidate ne remplace pas ce bilan. L’étude souvent citée sur les faux positifs de l’ASRS estime une valeur prédictive positive d’environ 11,5 % dans deux échantillons de population générale, à partir d’une prévalence supposée. Elle n’établit pas que 95 % des résultats positifs sont faux dans toutes les consultations. Un résultat négatif ne permet pas non plus d’exclure le TDAH avec certitude. Dire qu’on ne sait rien de l’efficacité des traitements serait excessif. La méta-analyse de 113 essais chez l’adulte retrouve un bénéfice à court terme des stimulants et de l’atomoxétine sur les symptômes. Les résultats dépendent des critères et des évaluateurs. Les données sur la qualité de vie et sur les effets prolongés restent plus limitées. Les risques cardiovasculaires ne se résument ni à une innocuité démontrée, ni à un infarctus prévisible chez une personne. Une étude suédoise sur l’exposition prolongée retrouve une association avec certaines maladies cardiovasculaires, surtout l’hypertension et les maladies artérielles. Son caractère observationnel limite l’interprétation causale. La méta-analyse de 2022, présentée plus bas, ne retrouvait pas d’augmentation statistiquement significative du risque global, sans pouvoir exclure une augmentation modeste. Le risque psychiatrique dépend du contexte. Une cohorte d’adolescents et de jeu

Oct 9, 2026

La psychothérapie peut aider. Mais ça ne veut pas dire qu’elle est toujours nécessaire, ni qu’elle est sans risque. Dans cette vidéo, je discute ses effets indésirables possibles et la place qu’on lui donne aujourd’hui. Psychothérapie, validation et changement de comportement Est-ce qu’une thérapie vous aide à changer, ou est-ce qu’elle ne fait que vous donner raison ? Je parle de validation, de responsabilité et de névrosisme, à partir de situations cliniques et de mon expérience. Ce sont des observations à discuter, pas une démonstration que toutes les thérapies se valent ou font du mal. Mais c’est une position qu’on n’entend pas ailleurs, et j’ai du mal à savoir pourquoi. Quand la thérapie prétend améliorer tout le monde sans aucun effet secondaire, alors elle rejoint le rang des produits miracles vendus par les charlatans. Autodiagnostic, dépistage et limites des soins Je reviens aussi sur les diagnostics diffusés sur les réseaux sociaux, le dépistage des idées suicidaires et ses enjeux, et l’effort qui est fait pour supprimer le concept de symptômes fonctionnels. Avec une question qui traverse toute la vidéo : quand est-ce qu’intervenir aide, et quand est-ce qu’on risque d’entretenir le problème – ou d’en déclencher de nouveaux ?

Oct 6, 2026

On part d’une question simple : pourquoi parle-t-on si facilement des médicaments, et si peu de ce qui se passe dans la relation et en psychothérapie ? Dans ce live, on prend les questions comme elles viennent, sans faire semblant qu’une seule réponse marche pour tout le monde. Les médicaments ne règlent pas tout On parle de communication avec les proches, du choix d’un psychologue, et de ce qu’on attend concrètement d’une thérapie. On parle aussi des limites d’une approche centrée uniquement sur les molécules. Prescrire et diagnostiquer dans la vraie vie On passe ensuite aux psychotropes, à leurs effets indésirables, à la prise de poids sous quétiapine, puis au diagnostic du TDAH. Ce sont des questions cliniques, avec des décisions qui dépendent du contexte et de la personne.

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