
Show Notes
Bonjour à tous,
Aujourd’hui nous abordons une petite étude publiée dans PLOS One par une équipe du Beth Israel Deaconess Medical Center et de la Harvard Medical School, qui a exploré le lien entre l’usage du téléphone aux toilettes et la présence d’hémorroïdes. Pour en discuter, nous recevons la Dre Caroline Doyon, chirurgienne experte en pathologies anorectales.
Mais avant d’aller plus loin, nous souhaitons vous informer qu’il ne reste que trois places dans la cohorte du 24 avril du programme Reversa. Reversa est un accompagnement longitudinal de 9 mois, avec un suivi médical et multidisciplinaire, conçu pour améliorer votre santé métabolique et agir sur les maladies chroniques liées au mode de vie.Pour savoir si le programme Reversa est adapté à votre situation, nous vous invitons à visiter : www.programmereversa.ca.
L’étude a recruté 125 adultes venus pour une coloscopie de routine ; on leur a demandé leurs habitudes aux toilettes, leur alimentation, leur activité physique et leurs symptômes digestifs. La présence d’hémorroïdes a été confirmée par coloscopie, avec relecture indépendante des images. Les auteurs ont ensuite réalisé une analyse multivariée en ajustant pour âge, sexe, IMC, activité physique, apport en fibres et efforts à la défécation.
Les résultats sont frappants : 66 % des participants utilisaient leur téléphone aux toilettes et 43 % avaient des hémorroïdes à la coloscopie. L’usage du smartphone s’accompagne d’une augmentation d’environ 46 % du risque d’hémorroïdes. Les utilisateurs sont cinq fois plus susceptibles de rester plus de cinq minutes par passage, et les jeunes adultes apparaissent particulièrement concernés. Les données laissent penser que le temps passé assis est un prédicteur plus puissant d’hémorroïdes que les poussées à la défécation classiques.
Avec Dre Doyon, nous discutons aussi de ce que sont les hémorroïdes : des coussins vasculaires normaux qui, quand ils s’engorgent, provoquent saignements, prolapsus, démangeaisons, douleur, thrombose et difficultés d’hygiène. Ce processus inflammatoire peut entraîner anémie ou complication et créer un cercle vicieux d’irritation. Nous évoquons les différences observées entre les sexes : les hommes semblent passer plus de temps assis, tandis que les femmes consultent plus souvent pour des problèmes anorectaux.
Les messages clés de l’épisode sont : Utiliser son téléphone intelligent à la toilette augmente le temps qu’on y passe, même si on ne s’en rend pas toujours compte, et cela augmente les risques de développer des hémorroïdes.
Les hémorroïdes peuvent grandement diminuer la qualité de vie, mais aussi peuvent entraîner des conséquences, comme des saignements continus, qui peuvent mener à de l’anémie.
Mieux vaut rester moins de 5 minutes sur la toilette à chaque passage et essayez d’augmenter ses apports en fibre et en eau au besoin, sauf si vous ne les tolérez pas.
N’hésitez pas à parler de votre santé digestive et de vos selles à votre médecin, car cela fait partie de la santé globale.
Ramprasad C, Wu C, Chang J, Rangan V, Iturrino J, et coll. Smartphone use on the toilet and the risk of hemorrhoids. PLOS One20(9): e0329983. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0329983
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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