
Show Notes
« L’Etat, et je suis désolé de le dire, Mesdames et Messieurs les sénateurs, vous, vous nous avez “piqué” (…) 500 millions d’euros ». Malgré toutes les précautions dont il entoure son discours, le 29 avril, au Sénat, le chercheur français et ancien directeur général de l’Institut national de recherche en informatique, Antoine Petit, laisse affleurer sa colère, déplorant que l’institution qu’il dirige – le Centre national de la recherche scientifique, le CNRS – soit passée « d’une trésorerie saine à une trésorerie où nous sommes à l’os », à cause d’un coup de rabot politique.
Des semaines plus tôt, le cabinet du premier ministre imposait au plus grand organisme de recherche en France de revoir son budget, amputé de près de 20 millions d’euros. Loin d’être anecdotique, cette décision politique représente une énième restriction budgétaire à laquelle la recherche française doit se plier. Ces dernières années, la fragilisation de ses moyens a affecté sa compétitivité, sa capacité à innover dans divers secteurs, ainsi que le moral des scientifiques.
Pourquoi et depuis quand la recherche française est-elle ainsi fragilisée ? Comment les scientifiques réagissent-ils à cette dégradation de leurs conditions de travail ? Est-ce une spécificité française ? Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », David Larousserie, journaliste au service Sciences du Monde et auteur de plusieurs articles à ce sujet, analyse l’étendue de cette crise.
Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits de l’audition d’Antoine Petit devant le Sénat le 29 avril 2026 et de son interview accordée à France Inter le 10 juin 2026 ; extrait de la chronique de Julien Bellver sur le plateau de Quotidien, le 17 février 2021.
Cet épisode a été publié le 25 septembre 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
More from L'Heure du Monde
Au lendemain de la journée de mobilisation sociale du 17 octobre 2026, le président Emmanuel Macron s’est adressé aux Français dans une allocution de huit minutes. Cette intervention, sans annonce concrète, a réalimenté le procès en déconnexion qui est souvent fait au chef de l’Etat, en l’occurrence face à la crise sociale et au mouvement lycéen.
Sur les pancartes des lycéens dans les blocus d’établissements comme dans les manifestations, début octobre, et lors de la journée de mobilisation du 17 octobre, les slogans anti-police ont rejoint les revendications contre la vie chère et pour de meilleures conditions d’études. En cause, la réponse sécuritaire intense du gouvernement apportée à ces mouvements.
Un temps distingué comme « l’homme le plus riche au monde » dans le classement Forbes des milliardaires, Bernard Arnault reste le patron le plus puissant et le plus fortuné de France. A la tête de l’empire mondial du luxe, que composent les soixante-quinze marques du groupe LVMH, le chef d’entreprise dispose aujourd’hui d’un pouvoir dont les ramifications dépassent largement la sphère économique.
Le 10 octobre 2026, Donald Trump annonçait fièrement la signature d’un « big deal » avec Vladimir Poutine pour l’achat de plus de 4,8 millions de tonnes de gazole russe. Cette décision marque une interruption brutale de la politique de sanctions menée contre la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Cet été, les internautes ont reproché aux créateurs de contenu, plus qu’à quiconque, d’être déconnectés, d’avoir des trains de vie d’ultraprivilégiés ou encore de ne pas prendre position sur l’actualité politique. Au point que certains de ces internautes, déçus ou en colère, ont annoncé ne plus se retrouver en eux et se sont désabonnés de leurs comptes.