
Show Notes
Twitch se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique sur l’utilisation des contenus pour entraîner l’intelligence artificielle. La plateforme, propriété d’Amazon, vient d’ajouter un réglage permettant aux créateurs de refuser que leurs vidéos, clips, messages de chat ou flux audio servent à améliorer les modèles génératifs du groupe. Le problème, c’est que cette utilisation est autorisée par défaut. Autrement dit, tant qu’un streamer ne désactive pas lui-même l’option, ses contenus peuvent être exploités. Twitch a donc choisi un système d’opposition, plutôt qu’un consentement préalable.
Mike Minton, directeur produit de la plateforme, a expliqué ce choix le 12 août 2026 lors d’un direct consacré aux nouveautés de Twitch. Selon lui, avec un système où il faudrait demander l’accord avant toute utilisation, « personne ne donnerait son accord ». Il assure toutefois que les utilisateurs gardent la possibilité de refuser. Il a également reconnu ne pas savoir avec certitude si certaines données avaient déjà servi à l’entraînement. Twitch explique que ces contenus pourraient notamment améliorer les systèmes de transcription automatique de la parole vers le texte, par exemple pour perfectionner les sous-titres sur Twitch ou d’autres services vidéo d’Amazon. L’entreprise affirme que ces données ne seront pas revendues à des tiers.
Pour s’opposer à leur utilisation, les créateurs doivent ouvrir leur tableau de bord, se rendre dans « Sécurité et confidentialité », puis désactiver l’option consacrée à l’entraînement de l’IA générative. Mais plusieurs utilisateurs affirment avoir vu ce réglage se réactiver après l’avoir coupé. Autre limite : l’opposition ne s’applique qu’à sa propre chaîne. Un commentaire publié sur le direct d’un autre streamer peut donc être utilisé si celui-ci n’a pas désactivé l’option.
Twitch n’est pas un cas isolé. GitHub a déjà adopté une logique comparable pour certaines interactions avec Copilot. En Europe, ce type de traitement peut parfois reposer sur « l’intérêt légitime » prévu par le RGPD, sans consentement explicite. Mais cela reste encadré : l’usage doit être justifié, proportionné et respecter les droits fondamentaux. La facilité avec laquelle l’utilisateur peut s’y opposer fait justement partie des critères examinés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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