
#135 Sébastien Col, de la Coupe de l'America à l’Imoca : la quête de la performance collective
Into The WindShow Notes
Figure singulière de la voile française, Sébastien Col, 48 ans, s’est construit loin des trajectoires classiques de la course au large en solitaire. Élevé sur un bateau qui sillonnait la Méditerranée, il développe très tôt une relation intuitive à l’océan avant de basculer vers la compétition sur le tard. Du Laser au match racing, il s’impose rapidement et multiplie les titres nationaux, porté par une capacité rare à lire le vent et, surtout, à comprendre les dynamiques collectives des équipages.
Le match racing devient son terrain d’expression. Il y forge une conviction centrale : la performance repose sur l’alignement des individus. Cette recherche du “flow collectif”, état de grâce où tout s’enchaîne naturellement à bord, irrigue toute sa carrière. Elle explique aussi ses choix, privilégiant les projets d’équipage aux aventures solitaires, malgré quelques incursions marquantes au large.
Son parcours s’inscrit ensuite dans les grandes campagnes de l'America’s Cup, où il enchaîne plusieurs cycles. Il y découvre un univers d’une exigence extrême, dominé autant par la technologie que par la complexité humaine. Derrière les performances, il décrit des équipes sous tension permanente, où la gestion des egos et des équilibres internes conditionne autant les résultats que la vitesse des bateaux.
En parallèle, il cultive une carrière hybride, naviguant entre circuits professionnels, grands prix, multicoques à foils et course au large comme la Transat Jacques Vabre, qu'il court à trois reprises et remporte en 2015 avec Vincent Riou. Cette diversité devient un levier d’apprentissage constant. Refusant de s’enfermer dans un seul format, il anticipe aussi les évolutions du sport, notamment le basculement vers le foil, qu’il choisit d’embrasser dès le milieu des années 2010.
Plus récemment, Sébastien Col élargit son champ d’action en devenant team manager d'Holcim PRB The Ocean Race Europe. Une évolution logique, où la performance ne se limite plus au sportif mais englobe partenaires, organisation et gestion de crise. Son approche reste constante : créer les conditions d’un collectif performant, où les bonnes décisions, prises très tôt, orientent durablement la trajectoire d’un projet.
Diffusé le 3 avril 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Théo Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Lorsque Yoann Richomme était venu une première fois dans Into The Wind, à l'été 2019, il était tout juste auréolé d'une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro. Mais il cherchait encore les moyens de ses ambitions en Imoca. Sept ans plus tard, pour cette deuxième rencontre, le décor a radicalement changé : à 43 ans, le navigateur affiche une victoire supplémentaire dans la Route du Rhum en Class40, des victoires et des podiums en Imoca et une deuxième place sur le Vendée Globe 2024-2025. Sept années spectaculaires pour devenir un poids lourd de la course au large, mais un parcours qui ne s'est pourtant pas construit sans difficultés.
Il a longtemps navigué entre plusieurs mondes. Celui de la Méditerranée, où il a grandi ; celui de la course au large, qui l’a toujours attiré, mais aussi ceux du match racing, de la Coupe de l’America ou des grandes régates de propriétaires. Mikaël Mergui affiche un parcours peu linéaire, construit davantage par les rencontres et les occasions saisies que par une filière toute tracée. À 45 ans, à l’approche de sa deuxième Route du Rhum, le skipper mesure le chemin parcouru depuis sa première Mini Transat, vingt et un ans plus tôt.
Né à Compiègne en 1965, Philippe Mourniac découvre la mer presque par hasard lorsque sa famille s’installe à Sainte-Maxime en 1972. Un copain l’entraîne au club de voile, l’Optimist fait le reste. Avec son frère QuiJean-Christophe, il grandit dans une famille où la compétition devient vite une affaire collective, soutenue par les parents qui passent leurs vacances à emmener leurs enfants en compétition. Mais au moment de choisir, il met la voile entre parenthèses pour suivre des classes préparatoires puis une école d’ingénieur.
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