
Show Notes
Dans cet épisode spécial réalisé en collaboration avec Yesss, le podcast qui célèbre les victoires sur le sexisme, Anaïs, Margaïd, Elsa et moi-même avons reçu des témoignages de personnes qui se sont battues pour exprimer leur créativité, leur force et leur courage. Dans un monde de l'art historiquement dominé par les hommes, où s'exercent toujours de nombreuses dominations encouragées notamment par un solide entre-soi et des inégalités économiques entre les personnes qui font l'art et celles qui l'achètent, ces témoignages de victoires nous on fait beaucoup de bien. Ensemble on a parlé de résilience (30’20), d’éducation et de résistance dans les écoles d’art (12’50), d’art queer (42’40), de censure et de ouin-ouins (10’13), des nombreuses représentations de viol dans l’histoire de l'art (36’20), de précarité (46’54), de vols de cuillères (06’05), de validisme (56’20) et des Guerilla Girls (57’48).
LIENS • Sources, références et transcription de l'épisode : venuslepodcast.com • Suivre le podcast sur Instagram • Soutenir le podcast sur Patreon : patreon.com/venuslepodcast
CRÉDITS Musique : Kumbia Queers, Chica de calendario, 2007 © 2015 Horario Invertido Illustration : Anna Wanda Gogusey © Tous droits réservés
Générique Kumbia Queers, Chica de calendario, 2007 © 2015 Horario Invertido Une Vie, une œuvre : Edvard Munch (1863-1944) Luc Ponette, Isabelle Yhuel © 2005 France Culture Les 3 frères, Didier Bourdon, Bernard Campan © 1995, Pathé Renn Production, Prima Films, Canal+, Productions Paul et Alexandre Lederman, TF1 Films Productions Stupéfiant ! Picasso en héritage, France 2, Léa Salamé, Nicolas Druet, Benoît Lelong © 2017 Laurent Bon, Bangumi Orsay en mouvements, L’orientalisme, Catherine Sauvat, Nicolas Thépot, © 2019 Camera Lucida Matisse Picasso, la couleur et le dessin, Jarmila Buzkova © 2013 BCF Productions Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
More from Vénus s'épilait-elle la chatte ?
Cet épisode bonus est un enregistrement de la rencontre qui s’est tenue le 25 septembre dernier à l’hôtel de ville de Bruxelles, juste après l’écoute publique en avant-première du dernier épisode de Vénus, Esthétiser les femmes mortes. Cette rencontre a été animée par Camille Loiseau, avec qui on a parlé notamment du processus de fabrication des épisodes, de l’usage parfois délicat de l’humour, de colère féministe, et de ce que ça implique de faire un podcast indépendant.
Tantôt érotisées, idéalisées ou sanctifiées, tantôt démembrées ou torturées, souvent dénudées et toujours muettes, les femmes mortes sont omniprésentes dans l’art occidental. Que ce soit dans la littérature, les beaux-arts ou le cinéma, elles sont si nombreuses qu’on en vient à trouver ces images normales, sans se demander d’où elles viennent et ce qu’elles véhiculent. Avec Elisabeth Bronfen, autrice de Over Her Dead Body: Death, Femininity and the Aesthetic, cet épisode s’interroge sur l’ampleur de l’esthétisation des mortes, notamment à travers la fascination pour les belles mortes, les liens entre art et médecine, l’héritage de la culture chrétienne, l’instrumentalisation des féminicides au nom de l’art, les stéréotypes misogynes que ces œuvres alimentent, et ce qu’elles disent des sociétés occidentales, où les violences de genre et les féminicides sont bien réels.
Cet épisode est un nouveau format, avec pour point de départ une œuvre : la Vénus au Miroir de Velázquez. Des boys club très privés sous l’Inquisition espagnole aux salles de la National Gallery de Londres, cette œuvre permet de retracer plusieurs siècles de domination de genre, de race et de classe. Lacérée en 1914 par la suffragette Mary Richardson, la toile est devenue à la fois le symbole des militantes pour le droit de vote des femmes en Angleterre, et celui de l’objectification séculaire des « corps féminins ». À travers l’histoire du tableau, cet épisode s’interroge sur la façon dont les cercles de pouvoir masculins ont défini le « grand art », la violence et le corps comme outils militants, les hiérarchies de classe, les violences policières, la suprématie blanche et les tabous qui entourent encore l’analyse sociale et politique des œuvres d’art.
Le mouvement romantique, qui se développe en France au début du 19e siècle, dans un contexte socio-politique particulièrement misogyne, a contribué à créer une sorte d’archétype de femme sacrifiée, passive et victime, tout en effaçant de l’histoire visuelle les contemporaines féministes, militantes, politiques ou journalistes.
Cet épisode bonus est une conversation enregistrée au Paris Podcast Festival, qui a eu lieu en octobre 2021. Elle a été animée par Noémie Gmür, qui est podcasteuse et autrice de la bible L’art du podcast. La salle était pleine à craquer et c’était la JOIE de rencontrer en vrai les personnes qui écoutent Vénus. On a parlé des coulisses du podcast, de comment Vénus s’épilait-elle la chatte a vu le jour, du syndrome d’imposture, d’éducation et de responsabilités, du monde du travail, de comment on crée sans être rentier·ère, de classisme, de l’épisode sur Picasso dont j’étais loin de soupçonner toutes les répercussions, et des épisodes à venir 🔥