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S1E306: Bourse : l'implosion du fonds spéculatif Situational Awareness retient l'attention

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Show Notes

GESTIONNAIRES EN ACTION. L'industrie des semi-conducteurs dédiée à l'intelligence artificielle fait vivre des émotions en montagnes russes aux investisseurs depuis le début de l'année. Après une progression ininterrompue entre janvier et juin, le titre de Sandisk (SNDK, 1279,96$US) a, par exemple, chuté de 60% entre son sommet historique de juin et son creux du 29 juillet, avant de rebondir de près de 26% le lendemain. Micron Technology (MU, 874,66$US) et CoreWeave (CRWV, 73,90$US) sont d'autres titres qui ont effectué des mouvements similaires. Qu’est-ce qui a bien pu se produire pour provoquer des mouvements aussi marqués ces derniers jours? Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, pointe du doigt l’implosion du fonds spéculatif Situational Awareness, dirigé par l’ancien employé d’OpenAI Leopold Aschenbrenner, qui a été forcé de liquider tous ses titres boursiers. «Dans les deux dernières années, Situational Awareness, qui investissait surtout dans les titres liés à l'intelligence artificielle, avait réalisé des rendements extraordinaires», explique-t-il. «Puis là, on vient d'apprendre que la société a été obligée de liquider toutes ses actions. Pourquoi? Parce que les rendements avaient été réalisés, disons, en utilisant l'effet de levier», précise-t-il. Marc L’Écuyer explique que le fonds avait donc utilisé de l’endettement pour amplifier ses rendements. Le risque d’utiliser de telles pratiques est que les prêteurs peuvent procéder à des rappels de marges lorsque d’importantes baisses boursières surviennent, comme ce fut le cas depuis le début du mois de juillet, forçant les investisseurs à vendre au pire moment.

Trop de complaisance? Marc L’Écuyer estime que l’industrie de l’intelligence artificielle continuera de générer des investissements massifs au cours des prochaines années. «En ce moment, les investisseurs peuvent effectivement se laisser emporter par des prévisions un petit peu trop positives ou même euphoriques. Qu'est-ce que ça veut dire? C'est que le risque à la baisse est excessivement élevé», dit-il. Le gestionnaire de portefeuille ajoute que les FNB à effet de levier peuvent être tout aussi risqués en multipliant le rendement de titres ou de secteurs comme les semi-conducteurs à la hausse en utilisant des produits dérivés. Lorsque des reculs surviennent, ces rendements sont toutefois multipliés... à la baisse.

Microsoft et Meta Platforms dans des directions opposées Aux États-Unis, Meta Platforms (META, 539,03$US) et de Microsoft (MSFT, 451,10$US) ont toutes deux dévoilé leurs résultats trimestriels après la fermeture des marchés le 29 juillet et les titres ont pris des directions opposées le lendemain! Le titre de Microsoft a progressé de 15,5%, alors que celui de Meta a plutôt reculé de 8%. Marc L’Écuyer soutient que les investisseurs commencent à être en mesure de faire la différence entre les entreprises qui ont une stratégie claire en intelligence artificielle et en infonuagique et celles dont les objectifs sont plus flous. «Si on prend l'exemple de Microsoft, on regarde la croissance des revenus dans l’infonuagique est à un sommet depuis 2022. On voit une demande et comment la stratégie de la société va s'implanter, entre autres en connectant ses solutions avec tous ses clients d’affaires», explique-t-il. Il précise qu’à l'inverse, la stratégie pour monétiser l'intelligence artificielle de Meta Platforms est plus nébuleuse, ce qui a provoqué la chute du titre le 30 juillet. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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Oct 15, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. L'intelligence artificielle (IA) a grandement contribué aux rendements des marchés boursiers américains depuis 2023. Après bientôt quatre années de domination, est-ce que la tendance peut se maintenir? «Oui, absolument», répond d'emblée Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. Ce dernier estime même que l'on amorce une période beaucoup plus intéressante pour l'IA. «Selon moi, on pourrait diviser le développement de l’IA en deux grands chapitres. Le premier, c’était essentiellement de construire l’infrastructure. Mais maintenant, Wall Street va commencer à poser une question assez simple : qu’est-ce qu’on reçoit en retour ?», croit-il. C’est donc là que commence, à son avis, le deuxième chapitre de l’intelligence artificielle. «La question n’est plus : combien investissez-vous en intelligence artificielle? Elle devient: Combien gagnez-vous grâce à l’intelligence artificielle? », dit-il. Il ajoute qu'à un certain moment, tous les milliards investis dans les infrastructures doivent générer des résultats. «Les prochains grands gagnants de l’IA ne seront peut-être pas uniquement les entreprises qui fabriquent les puces ou construisent les centres de données. Ça pourrait être une banque, une compagnie d’assurance, une entreprise industrielle ou une société pharmaceutique. Bref, une entreprise qui réussit à utiliser l’intelligence artificielle mieux que ses concurrents pour améliorer sa rentabilité», raconte-t-il.

Oct 8, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. «Stephen A. Jarislowsky, c'est quelqu'un qui, avec Warren Buffett a été un modèle. Quelqu'un que j'admirais beaucoup», raconte François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital. Réagissant au décès du célèbre investisseur à l’âge de 101 ans, François Rochon dit avoir quelques points en commun avec Stephen Jarislowsky. «Comme moi, il est devenu investisseur après avoir fait des études en génie. Nous partagions aussi une grande passion pour l’art», relate-t-il. François Rochon estime qu’il a eu une grande influence sur son approche du placement. «Il avait une approche à très long terme, il était patient, il voulait juste détenir des titres de grande qualité. Il était vraiment très inspirant», dit celui qui a eu l’occasion de visiter la collection d’œuvres d’art personnelle du milliardaire, dont la fortune est estimée à 3,9 milliards de dollars américains par Forbes. Le président de Giverny Capital ajoute de plus qu’il était généreux et d’une grande gentillesse.

Oct 1, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. Un important élément à surveiller d'ici la fin de l'année en Bourse est le probable premier appel public à l’épargne d'Anthropic aux États-Unis. La société est derrière l'agent conversationnel Claude. L’agence de presse Reuters a révélé cette semaine avoir obtenu une copie du prospectus de l'entreprise qui dit qu’Anthropic cible une valorisation de 2 000 milliards de dollars américains (G$US). Tout ça malgré des pertes de 8 G$US en 2025. Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, concède qu’il s’agit d’un nouvelle importante. «Pour le moment, on parle d’une entrée en Bourse après les élections de mi-mandat aux États-Unis. Il faut comprendre qu’Anthropic est quand même une société assez jeune», dit-il. Selon lui les documents qui parlent d’une perte de plus de 40 G$US l’an dernier incluent des éléments comptables que l’on peut écarter des calculs. «Ce qui est vraiment important, ce sont les pertes liées aux opérations. De plus, si on se reporte uniquement au second trimestre de 2026, on ne parlerait plus d’une perte, mais bien d’un bénéfice d’exploitation», raconte-t-il. Ce dernier souligne également la forte progression des revenus de la société. «On parle d'environ 4,5 G$US de revenus l'année dernière. Or, pour le seul second trimestre de 2026, Anthropic aurait généré des revenus de 11,6 G$US. Sur une base annuelle, on parle de plus de 45 G$US de revenus pour l’entreprise cette année. C’est une croissance exponentielle», affirme-t-il. Des risques qui font sourciller La direction a aussi dressé une liste exhaustive de tous les risques liés au développement de ses agents d’intelligence artificielle qui a de quoi faire sourciller même les plus enthousiastes. On peut, entre autres, citer des «risques catastrophiques et existentiels pour l'humanité». On dit aussi que l'intelligence artificielle pourrait résister à une éventuelle tentative de la débrancher. Faut-il en prendre et en laisser? «Je pense que oui. Ce n’est pas anormal de voir des listes de risques exhaustives lorsqu'une entreprise fait son entrée en Bourse. Ce qui est peut-être exceptionnel, c'est la nature des risques. C'est rare qu'on va voir un risque existentiel pour l'humanité ou même lire que des systèmes pourraient refuser d’être mis hors service. Toutefois, le risque le plus important est qu’Anthropic s’est engagée à dépenser 500G$US de capacité pour les grands exploitants de centres de données», explique Marc L’Écuyer. Ce dernier souligne que 80% de ce montant est garanti. «La société devra débourser pour la capacité de traitement des centres de données, même si la demande n'est pas là. C'est un risque qui pourrait se matérialiser si la croissance exceptionnelle qu'on a constatée dans les deux dernières années venait à ralentir», estime-t-il.

Sep 24, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. On a beau aimer Warren Buffett, reste qu'à 96 ans, son départ pourrait générer un vent de fraîcheur chez Berkshire Hathaway, estime Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret. Le 18 septembre dernier, Berkshire Hathaway publiait un communiqué dans lequel elle confirmait que le légendaire investisseur, qui a célébré son 96e anniversaire le 30 août, quittait son poste de président du conseil d’administration «avec effet immédiat» pour devenir « président émérite ». Il sera remplacé par son fils, Howard G. Buffett, conformément au plan de succession établi de longue date. Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, rappelle que le retrait de Warren Buffett s’est fait très progressivement. «La transition a tellement été bien planifiée que l’équipe de direction devrait garder une stratégie similaire à ce qui prévalait lorsqu’il était PDG», estime-t-il. «Il va peut-être y avoir de légères déviations artistiques avec la nouvelle équipe en place, mais la méthode, l'éthique et surtout la culture d'entreprise resteront inchangées», dit-il. Selon lui, les investisseurs ne devraient pas vendre les actions de Berkshire Hathaway (BRK.B, 505,18$US) parce que le milliardaire se retrouve dans un rôle beaucoup moins important au sein de l’entreprise qu’il a contribué à bâtir. «Berkshire Hathaway aujourd'hui, c'est l'équivalent d'un gros portefeuille diversifié. Ça ressemble un petit peu à un fonds commun combiné à une compagnie d'assurance. Ce qui fait la force de Berkshire, c'est le fait que c'est une compagnie d'assurance qui a possède des actions et des liquidités pour payer les assurés en cas de sinistres, alors que d’autres préfèrent détenir des titres obligataires», raconte-t-il.

Sep 17, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. Les gouverneurs de la Réserve fédérale américaine ont voté à l'unanimité, le 16 septembre, en faveur d'un relèvement d'un quart de point du taux directeur, pour le porter entre 3,75 et 4 %. Julie Hurtubise, conseillère en placement principale à Gestion de patrimoine TD, soutient que les dirigeants de la Fed avaient plusieurs raisons d’agir. «D'abord, l'économie américaine demeure solide. Les dernières données sur l'emploi ont été meilleures que prévu. De façon générale, l'économie continue de bien résister. Ça a permis à la Fed de resserrer sa politique monétaire, puisque l'inflation demeure trop élevée. Les données des derniers mois n'ont pas vraiment démontré de signe d'amélioration», dit-elle. La Fed prévoit à présent une inflation à 3,7% à la fin de 2026, encore loin de sa cible de 2%. «Il faut aussi ajouter toute l'incertitude géopolitique à ça. La guerre en Iran se poursuit et continue de faire monter le prix du baril de pétrole, ce qui vient évidemment ajouter aux pressions inflationnistes», résume-t-elle.

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