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Emeutes en France : Trump s'en mêle… et Macron se fâche - L'intégrale -

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C dans l’air du 21 octobre 2026 - Emeutes en France : Trump s'en mêle… et Macron se fâche Les images de casse et de pillages du week-end dernier, en marge des manifestations contre la vie chère, ont marqué les esprits en France mais elles ont aussi traversé l’Atlantique. Aux États-Unis, Donald Trump s’en est emparé dès le dimanche 18 octobre. "La France brûle !", a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social, "il faut fermer les frontières". La veille déjà, son vice-président JD Vance avait donné le ton sur X en partageant les images de la mairie de Limoges en flammes. Il accusait "les progressistes occidentaux" d'avoir "importé le tiers-monde" au nom de la diversité. Et depuis c'est tout le camp Trump qui multiplie sur les réseaux ou dans les meetings les références aux violences en France pour marteler son discours anti-immigration et attaquer Emmanuel Macron.

Actuellement en tournée dans le Golfe, le président de la République a de son côté dénoncé ce mercredi des "commentaires inacceptables autant que stupides" de la part "de dirigeants étrangers" qui "font campagne sur le dos de la France" en instrumentalisant les violences du 17 octobre. "On a vu des images d'intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France. On a des gens qui ont expliqué qu'on avait été envahis par des hordes de migrants et d'islamistes, ce qui est totalement faux", a-t-il également déploré. Depuis les violences du week-end, les investigations se poursuivent et aucun élément ne permet d’attribuer ces violences à l’immigration. Les autorités françaises mettent en cause des groupes d’ultragauche ainsi que des bandes de casseurs et de pilleurs, tandis que les journalistes qui suivent depuis deux jours les comparutions immédiates décrivent des accusés avec souvent des casiers judiciaires vierges et des profils hétéroclites.

Mais pour Donald Trump et ses proches, ces violences sont devenues un argument politique. À quelques semaines des midterms, le camp Trump les présente comme un avant-goût de ce qui adviendrait aux États-Unis en cas de victoire des Démocrates le 3 novembre. Avec un objectif : mobiliser le camp MAGA alors que Donald Trump est au plus bas dans les sondages. Selon une enquête Ipsos, seuls 31 % des Américains approuveraient son bilan à la Maison-Blanche.

Face à la colère et au mécontentement, Donald Trump a d'abord tenté de rejeter la faute sur les bénéfices des grandes compagnies pétrolières (comme Chevron ou ExxonMobil), avant de déclarer qu'il ne s'excuserait pas pour la hausse des prix, affirmant qu'il s'agissait d'un « petit prix à payer » pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. Finalement à l’approche des élections, le président des États-Unis a annoncé un accord surprise avec Vladimir Poutine, le 9 octobre dernier, ouvrant la voie à la livraison de quantités massives de diesel russe aux marchés américain et mondial. Parallèlement, Donald Trump accentue la pression sur l’Ukraine. Après des menaces sur le partage de renseignements, l’accès à Starlink, essentiel aux opérations ukrainiennes, est désormais perturbé, tandis que Washington pousse Kiev à cesser ses frappes contre les infrastructures pétrolières russes et à conclure un accord avec la Russie pour mettre fin à la guerre.

Alors quelle est la teneur de ces discussions ? Donald Trump est-il en train de lâcher totalement l’Ukraine au profit de la Russie ? La politique étrangère de Trump commence-t-elle à lui coûter politiquement aux États-Unis ?

Nos experts : - Lucas MENGET - Grand reporter - spécialiste des relations internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis Editorialiste à Ouest France - Patricia ALLEMONIERE- Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales<br

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