
Show Notes
Pour ce dernier épisode de la saison — et le tout dernier épisode de Vision —, j’ai le plaisir de recevoir un photographe dont le travail éveille ma curiosité depuis longtemps : Olivier Kervern. Nous enregistrons dans son appartement du 20ᵉ arrondissement de Paris, juste avant son déménagement. Les meubles ont disparu. L’écho est présent, on fait avec. Sur la table, un Yashica moyen format. Autour, des boîtes entassées de pellicules Kodak noir et blanc.
Olivier pratique une photographie que je qualifierais de déambulatoire, entre voyage, documentaire et mode. Lui parle d’une photographie sans hiérarchie, sans sujet « plus important » qu’un autre. Cette rencontre me fait du bien. J’y pensais depuis quelques semaines : aujourd’hui, beaucoup de photographes cherchent à tout prix à exister dans une niche précise, notamment en photographie de mode. Olivier, lui, n’a jamais vraiment décidé de « faire de la mode ». Holiday Magazine, Jil Sander ou d’autres collaborations sont arrivées par hasard, par des rencontres et surtout grâce à son talent, à ses livres et à ses projets. Il ne se trahit pas. Il ne cherche pas à se fabriquer une personnalité. Olivier reste lui-même, malgré les enjeux.
Le son de ce podcast n’est pas parfait et, en même temps, il correspond assez bien à la personnalité d’Olivier, qu’il assume pleinement. Il est un peu bordélique, pas toujours très précautionneux, notamment avec son matériel. Mais derrière cette apparente nonchalance, on perçoit une véritable sensibilité, une douceur presque fragile. L’essentiel est là.
Je voulais vous remercier sincèrement pour votre soutien et votre écoute attentive tout au long de ces années. Et je vous dis à très bientôt.
🤝 Partenaire
MPB, la plus grande plateforme en ligne au monde pour acheter, vendre et échanger du matériel photo et vidéo d’occasion. En ce moment, profitez de 5 % supplémentaires sur la vente de votre matériel photo et vidéo avec le code VISIONS5 ou VISIONS5-VENTE. Cette offre* est destinée à tout le monde — que vous soyez nouveau client ou déjà utilisateur MPB ! * Valable jusqu'au 31 janvier 2026.
🎙 Crédits
Un podcast réalisé et écrit par Aliocha Boi, produit par Noyau.studio, monté et mixé par Virgile Loiseau et mis en musique par Charlie Janiaut.
✨ Liens
Instagram - Vision(s) Site - Vision(s)
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
More from Vision(s)
Il y a des images qu’on croit comprendre immédiatement. Elles semblent simples, presque évidentes. Et puis, lorsqu’on s’y attarde vraiment, elles se mettent à changer. Elles glissent, elles se déplient. Elles révèlent une profondeur discrète, une ambiguïté douce, une complexité qui ne cherchait pas à se montrer.
Au moment d’enregistrer cet épisode, rien ne s’est passé comme prévu : j’avais perdu tout mon matériel. Absolument tout. David Luraschi, mon invité, et moi nous sommes donc retrouvés un peu paniqués à chercher une solution pendant plus d’une heure, peut-être une heure et demie. Cette recherche improvisée s’est finalement transformée en un moment de partage, d’humour et de découverte mutuelle. David s’est montré d’une patience rare, d’une grande bienveillance et d’un humour désarmant face à la situation.
On ne présente plus Cédric Jimenez. Voilà plus de 10 ans que le réalisateur, né à Marseille, propose un cinéma âpre, nerveux et efficace. La French, Bac Nord et Novembre, tous inspirés de faits réels, ont plongé les spectateurs dans les méandres d’un trafic de drogue, le quotidien controversé de flics de la bac, et l’enquête qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.
Lucile Hadžihalilović. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, voilà plus de trente ans qu’elle explore les multiples facettes du cinéma français. Collaboratrice de longue date de Gaspar Noé, elle a contribué à plusieurs de ses films — au scénario d’Enter the Void, à la production de Lux Æterna, ou encore au montage de Seul contre tous. Mais c’est surtout derrière la caméra qu’elle impose sa singularité : un cinéma visuel et envoûtant, où l’onirisme se mêle à l’étrange. Des œuvres comme Innocence, Évolution ou Earwig en témoignent.
Dans cet épisode, Romy Alizée revient sur son approche instinctive et intime de la photographie, où la prise de risque et la transgression des limites nourrissent son travail artistique.