
Show Notes
Il y a des images qu’on croit comprendre immédiatement. Elles semblent simples, presque évidentes. Et puis, lorsqu’on s’y attarde vraiment, elles se mettent à changer. Elles glissent, elles se déplient. Elles révèlent une profondeur discrète, une ambiguïté douce, une complexité qui ne cherchait pas à se montrer.
Les photographies de Thomas Boivin ont précisément ce pouvoir-là. Elles ne s’imposent pas, elles s’installent. Elles se regardent lentement, à plusieurs reprises, en y découvrant chaque fois une nouvelle nuance. Thomas est un portraitiste qui regarde sa ville en partant de celles et ceux qui l’habitent. De Belleville à Ménilmontant, jusqu’à la place de la République, ses livres composent un Paris intime, un Paris qui ne se donne pas frontalement mais qui se laisse approcher, frôler, apprivoiser.
Ce qui frappe dans son travail, c’est cette manière d’habiter ses sujets. Tout semble né d’une patience profonde, d’un rapport au temps long, de cette lumière précise que lui offre la chambre grand format qu’il utilise assez souvent. On sent une attention rare, presque silencieuse, qui traverse ses images.
Et puis il y a Thomas lui-même : une voix douce, posée, un regard exigeant mais sans dureté. Il s’exprime comme il photographie, avec prudence, avec mesure, comme si chaque mot devait respecter la personne ou le lieu dont il parle. Passer un moment avec lui a quelque chose d’apaisant, presque méditatif. J’espère que cet épisode vous plaira également. Bonne écoute.
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🎙 Crédits
Un podcast réalisé et écrit par Aliocha Boi, produit par Noyau.studio, monté et mixé par Virgile Loiseau et mis en musique par Charlie Janiaut.
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