
Show Notes
C dans l’air du 16 octobre 2026 - Trump / Poutine... Zelensky peut-il tenir ?
Le bras de fer entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky s’intensifie. Cette nuit, le président américain a qualifié de « honte » la reprise des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, accusant Kiev de faire grimper les prix du pétrole. La veille, Zelensky disait se sentir « trahi » par Washington après l’accord conclu entre Trump et Vladimir Poutine pour importer du diesel russe. Le New York Times révèle par ailleurs que les discussions russo-américaines dépassent la question de la paix et incluent des projets pétroliers susceptibles de profiter à des proches de Trump. Washington semble donc lâcher l'Ukraine alors que Friedrich Merz et plusieurs dirigeants européens ont réaffirmé leur soutien à Kiev. En Ukraine, Zelensky est aussi fragilisé sur le front intérieur. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, dénonce les failles de la protection de la capitale, tandis que l’ancien ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov, limogé cet été, a vivement critiqué la gouvernance du pays. Début octobre, le député Oleksiy Goncharenko a brisé un tabou en affirmant que l’Ukraine était en train de perdre la guerre. Autant de voix qui contestent la stratégie de Zelensky qui, pour la première fois depuis le début de la guerre, voit sa côte de popularité s'effriter. À l’ouest de l’Ukraine, la Moldavie s’inquiète des ambitions de Moscou. Ce petit pays, candidat à l’Union européenne, est régulièrement confronté à des cyberattaques attribuées à la Russie. Le but serait de déstabiliser les institutions et fragiliser le cap européen du pays, plutôt que préparer une invasion militaire imminente. C dans l’air est allé sur place rencontrer le directeur de l’agence nationale de cybersécurité. Alors, Donald Trump a-t-il définitivement lâché Zelensy ? Le président ukrainien peut-il résister aux critiques ? La Moldavie sera-t-elle la prochaine cible de la Russie ?
Nos experts :
- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Régis GENTÉ - Journaliste, ancien correspondant dans l’ancien espace soviétique, auteur de « Notre homme à Washington. Trump dans la main des Russes » - Laure MANDEVILLE - Grand reporter au Figaro - Joséphine STARON - Directrice des études et des relations internationales – Synopia
More from C dans l'air
C dans l’air du 22 octobre 2026 - Macron serre la vis, les manifestants se préparent
C dans l’air du 22 octobre 2026 - Macron serre la vis, les manifestants se préparent À deux jours d’une nouvelle mobilisation sociale, l’exécutif, critiqué de toutes parts, multiplie les réunions de crise ce jeudi. Au terme d’un nouveau Conseil de sécurité, Emmanuel Macron a dénoncé des groupes d’ultragauche qu’il accuse de vouloir « faire tomber la République » et a annoncé l’interdiction de toute manifestation non organisée par des syndicats. « Partout où il y a une volonté de manifester de personnes n’ayant aucune légitimité, cela sera interdit par le préfet. » En revanche, « partout où des organisations syndicales font une demande de manifestation, cela sera accepté, mais avec des tracés proposés par les préfets », a expliqué le président de la République, soulignant sa volonté de maintenir le « calme ».
C dans l’air l'invitée du 21 octobre 2026 avec Laure Beccuau, procureure de la République de Paris.
C dans l’air du 21 octobre 2026 - Emeutes en France : Trump s'en mêle… et Macron se fâche
C dans l’air du 21 octobre 2026 - Emeutes en France : Trump s'en mêle… et Macron se fâche Les images de casse et de pillages du week-end dernier, en marge des manifestations contre la vie chère, ont marqué les esprits en France mais elles ont aussi traversé l’Atlantique. Aux États-Unis, Donald Trump s’en est emparé dès le dimanche 18 octobre. "La France brûle !", a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social, "il faut fermer les frontières". La veille déjà, son vice-président JD Vance avait donné le ton sur X en partageant les images de la mairie de Limoges en flammes. Il accusait "les progressistes occidentaux" d'avoir "importé le tiers-monde" au nom de la diversité. Et depuis c'est tout le camp Trump qui multiplie sur les réseaux ou dans les meetings les références aux violences en France pour marteler son discours anti-immigration et attaquer Emmanuel Macron.