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« C’est une très bonne nouvelle, très attendue. » C’est par ces mots qu’Olivier Véran, ministre de la santé, annonçait déposer le décret autorisant la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, sur France Inter, le 29 septembre 2021. Cet accompagnement médical en vue d’avoir un enfant était jusqu’alors réservé aux couples hétérosexuels infertiles.
Pour beaucoup de femmes, cette loi a ouvert le champ des possibles concernant la natalité, malgré la violence du débat porté alors par le mouvement de la Manif pour tous. Cinq ans plus tard, quel bilan faire de cet élargissement de la PMA à toutes les femmes, ainsi que des autres mesures autorisées par cette dernière révision de la loi de bioéthique ? Comment les Françaises s’en sont-elles saisies et pour quelles conséquences sur les chiffres de la natalité ?
Cette loi est-elle allée assez loin pour répondre aux attentes des Françaises ? Alors que cette loi de bioéthique s’apprête, comme tous les sept ans, à être révisée, est-ce que de nouvelles dispositions pourraient être votées en faveur de la natalité ? Pour répondre à ces questions, Solène Cordier, journaliste au service Société du Monde, chargée des questions familiales, est l’invitée de cet épisode de « L’Heure du Monde ».
Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits d’une interview d’Olivier Véran sur France Inter le 29 septembre 2021 ; d’un sujet de France 24 le 29 juin 2021 ; du 19/20 de France 3 Orléans Centre-Val de Loire du 30 juin 2021 ; d’une manifestation captée par France 3 le 16 décembre 2012 ; d’un sujet de France 3 diffusé le 29 juin 2021 ; d’une interview d’Annie Genevard accordée à Franceinfo le 25 septembre 2019 ; d’une interview de Ludovine de La Rochère sur RMC le 27 juillet 2020 ; d’un reportage diffusé par RMC le 8 juin 2021 ; d’un sujet de TV5Monde diffusé le 19 janvier 2020 ; d’une interview d’Emmanuel Macron sur BFM-TV et RMC le 24 février 2017 ; d’une interview de la docteure Christine Decanter.
Cet épisode a été mis en ligne le 30 octobre 2026. --- Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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A six mois du scrutin présidentiel, la défiance envers les responsables politiques atteint son paroxysme. Après des semaines de mobilisation, la colère exprimée par les lycéens a agrégé celle de centaines de milliers de Français, un peu partout sur le territoire, samedi 17 octobre. A la suite des scènes de pillage en marge des manifestations, le gouvernement, désireux de marquer « un retour à l’ordre public », a d’abord apporté des réponses sécuritaires. Moins d’une semaine plus tard, un homme a ouvert le feu à Trappes, dans les Yvelines, tuant une personne et faisant quatre blessés, dont un enfant. Le suspect de cet attentat terroriste raciste aurait déclaré, au moment de son interpellation, avoir ciblé des « Noirs » et des « Arabes » pour venger les « commerçants » pillés lors des débordements du 17 octobre. Comment analyser le « climat mortifère » actuel, entretenu par des médias laissant libre cours sur leurs antennes à des propos xénophobes ? Les responsables politiques peuvent-ils encore répondre à la défiance inédite dont ils font l’objet ? Et le résultat de la prochaine élection présidentielle peut-il réparer ce qui est visiblement cassé dans notre démocratie ? Dans ce nouveau podcast de la rédaction du Monde, également disponible en vidéo, des journalistes et des chercheurs viendront analyser les enjeux de cette campagne. Pour ce premier épisode de « L’Heure de la présidentielle », Matthieu Goar et Christine Rousseau, respectivement chef et cheffe adjointe du service Politique du journal, répondent aux questions de Jean-Guillaume Santi.
Plus d’un an avant l’échéance électorale, le premier ministre, Sébastien Lecornu, fait du « défi démographique », « pratiquement un sujet de campagne présidentielle ». Ces dernières années, la natalité en France n’est plus synonyme de fierté pour les responsables politiques : elle est devenue source d’inquiétude. A fortiori depuis janvier 2026 et la publication d’un bilan démographique de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Jamais le nombre de naissances n’avait été aussi bas depuis la seconde guerre mondiale. L’Insee indique par ailleurs que le solde naturel a basculé en négatif en 2025.
Est-on lentement en train de devenir infertiles ? Les chiffres ne sont pas rassurants : les Français, comme d’autres populations dans le monde, éprouvent de plus en plus de difficultés à concevoir des enfants sans assistance médicale. En France, un couple sur quatre souhaitant avoir un enfant serait touché par des problèmes d’infertilité.
Les Français sont « les champions d’Europe du pessimisme parental ». C’est le constat d’une étude sociologique internationale, de l’International Social Survey programme, et du sociologue Romain Delès. A titre d’exemples : en 2012, 41 % des parents français estimaient que leurs enfants empiétaient sur leur « liberté », contre seulement 9 % en Norvège, et 49 % des Français considéraient qu’ils limitaient leurs « possibilités professionnelles ».
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les Françaises n’ont jamais fait aussi peu d’enfants qu’en 2025. Devenir mère n’a plus rien d’une évidence en 2026. Par ailleurs, l’âge moyen auquel les femmes françaises ont leur premier enfant a augmenté : c’est aujourd’hui à 29 ans, soit cinq ans plus tard qu’en 1974.