
Show Notes
Il a grandi à La Rochelle, bercé par les week-ends familiaux à bord d’un Gin Fizz et les héros des transats des années 1980. Très vite, Philippe Guigné attrape le virus : la régate, l’esprit de compétition et l’envie d’entreprendre. Dans les années 1990, en école de commerce, il découvre le haut niveau sur le Tour de France à la Voile, d’abord aux côtés de Laurent Cordelle, puis avec Bertrand Pacé et Chris Dickson – deux figures tutélaires dont il dira qu’elles l’ont « formé à la rigueur et à la gagne ». Six tours, une victoire, et déjà l’envie de construire plus grand : organiser, monter des projets.
Au début des années 2000, le marin devient entrepreneur. Passionné par le jeu vidéo et Internet naissant, il crée Many Players, avant d’imaginer presque par hasard un jeu pour la Route du Rhum 2006 : Virtual Regatta est né. Le concept – une course en ligne jouée en temps réel avec les mêmes conditions que sur l'eau – devient un phénomène. Le Vendée Globe 2008 explose les compteurs avec 340 000 joueurs. Le monde découvre qu’on peut « naviguer » depuis son bureau.
Mais derrière le succès, des tempêtes : procès absurdes, serveurs qui plantent à cinq minutes du départ du Vendée 2016, nuits blanches et sueurs froides. « Je jouais ma peau », raconte-t-il, encore ému. À force de résilience, Virtual Regatta s’impose : jeu officiel du Vendée Globe, partenaire de la Volvo Ocean Race, puis de World Sailing. En 2018, la discipline du « e-sailing » devient sport reconnu, jusqu’à être intégrée aux Olympic Virtual Series du CIO – apothéose d’un parcours unique dans la voile et le numérique.
En 2021, après un Vendée Globe historique qui réunit un million de navugateurs en ligne, Philippe Guigné revend Virtual Regatta au groupe 52 Entertainment, leader mondial du bridge en ligne. Il tourne la page, sans nostalgie.
Aujourd’hui, à 55 ans, il navigue plus que jamais, régate en J70, investit dans des start-ups maritimes et savoure le luxe qu’il s’était promis, plus jeune : du temps. « La voile, dit-il, c’était mon métier, mais avant tout, ça reste ma passion. »
Diffusé le 31 octobre 2025 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Lorsque Yoann Richomme était venu une première fois dans Into The Wind, à l'été 2019, il était tout juste auréolé d'une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro. Mais il cherchait encore les moyens de ses ambitions en Imoca. Sept ans plus tard, pour cette deuxième rencontre, le décor a radicalement changé : à 43 ans, le navigateur affiche une victoire supplémentaire dans la Route du Rhum en Class40, des victoires et des podiums en Imoca et une deuxième place sur le Vendée Globe 2024-2025. Sept années spectaculaires pour devenir un poids lourd de la course au large, mais un parcours qui ne s'est pourtant pas construit sans difficultés.
Il a longtemps navigué entre plusieurs mondes. Celui de la Méditerranée, où il a grandi ; celui de la course au large, qui l’a toujours attiré, mais aussi ceux du match racing, de la Coupe de l’America ou des grandes régates de propriétaires. Mikaël Mergui affiche un parcours peu linéaire, construit davantage par les rencontres et les occasions saisies que par une filière toute tracée. À 45 ans, à l’approche de sa deuxième Route du Rhum, le skipper mesure le chemin parcouru depuis sa première Mini Transat, vingt et un ans plus tôt.
Né à Compiègne en 1965, Philippe Mourniac découvre la mer presque par hasard lorsque sa famille s’installe à Sainte-Maxime en 1972. Un copain l’entraîne au club de voile, l’Optimist fait le reste. Avec son frère QuiJean-Christophe, il grandit dans une famille où la compétition devient vite une affaire collective, soutenue par les parents qui passent leurs vacances à emmener leurs enfants en compétition. Mais au moment de choisir, il met la voile entre parenthèses pour suivre des classes préparatoires puis une école d’ingénieur.
Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 28 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- Il est né à Buenos Aires dans une famille aux origines arméniennes, britanniques et françaises, s'est formé au lycée français avant d’étudier l’architecture navale à l’université de Southampton : Juan Kouyoumdjian - Juan K. pour les intimes - ne pouvait être un architecte tout à fait comme les autres...
Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- Il n'est pas du genre à élever la voix ou à attirer les projecteurs. Et pourtant, voilà déjà un quart de siècle qu'Antoine Koch promène sa silhouette longiline et sa discrétion dans le monde de la voile de compétition. Et on pourrait ajouter "comme prévu" - ou presque - à la phrase précédente, tant ce garçon, né à Paris voilà 45 ans, a choisi sa voie très tôt.