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S1E282: Bourse : les prévisions 2026 de Julie Hurtubise

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GESTIONNAIRES EN ACTION. Après une troisième année consécutive de bons rendements boursiers, 2026 sera marquée par la continuité des grandes thématiques qui ont prévalu tout au long de cette année. C’est du moins l’avis de Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD. «Jusqu’à présent en 2025, le S&P/TSX a eu une très bonne année avec un rendement largement positif de près de 30%, ce qui est un des meilleurs résultats dans les marchés développés. Par contre, ce qui est important de dire, c'est que ce ne sont pas tous les secteurs qui ont profité de cette hausse. Les banques et les ressources naturelles ont été les grandes gagnantes», dit-elle. Après une année aussi forte que 2025, il est à son avis normal que l’on doive s’attendre à un ralentissement en 2026, qui devrait tout de même être positive. «Au Canada, les banques devraient continuer de bien performer dans un contexte de taux plus stables, de bilans financiers solides et de dividendes attrayants. Du côté des ressources, le pays demeure très bien positionné, sans oublier que la demande pour l'énergie, les métaux et les infrastructures restera structurellement forte», précise-t-elle.

Actions américaines : encore l’intelligence artificielle En 2025, les marchés boursiers américains ont aussi connu une bonne année, bien que la performance a été très concentrée dans la technologie autour de l'intelligence artificielle (IA). «À l'inverse, d'autres secteurs comme l'énergie, les services à la collectivité et l'immobilier ont été pénalisés par le niveau des taux d’intérêt. Certains segments de la consommation discrétionnaire ont été aussi volatils», résume-t-elle. Julie Hurtubise soutient qu’un thème important à surveiller en 2026 sera celui des investissements en infrastructures autour des centres de données liés à l’IA, qui vont s’étaler sur plusieurs années. Un autre secteur qu'il ne faut pas oublier est celui des soins de la santé. Le secteur a moins de bien fait en 2025 et se positionne bien pour l’année à venir. Grâce à des valorisations encore raisonnables, c'est un secteur moins exposé à l'intelligence artificielle et à l'endettement qui peut être un bon complément à ajouter en portefeuille.

Obligations : entre rendements et taux d’intérêt La conseillère en placements estime que les taux d’intérêt devraient être beaucoup plus stables en 2026 qu’ils ne l’ont été cette année. «Au Canada, le taux directeur devrait rester proche des niveaux actuels. Aux États-Unis, les marchés ciblent une à deux baisses d’un quart de point. Concrètement, ça veut dire qu'on peut acheter des obligations gouvernementales ou de sociétés de bonne qualité qui obtiennent un rendement autour de 3% à 4% au Canada, puis près de 4% aux États-Unis sans prendre de risques excessifs», explique-t-elle. Si les taux baissent un peu aux États-Unis, la valeur des obligations peut augmenter légèrement en plus du revenu qu'elles versent.

Métaux précieux : l’or, le cuivre et l’argent En 2025, le prix de l’once d’or ajusté à l’inflation a battu un record vieux de 40 ans. Peut-on penser que la croissance va se poursuivre en 2026? Oui, selon Julie Hurtubise, qui souligne que Morgan Stanley prévoit que le prix de l'once d’or, actuellement d’un peu plus de 4300$US, pourrait atteindre environ 4500$US vers le milieu de 2026, porté par une demande stable des banques centrales, des FNB ainsi que des anticipations de baisse de taux. «Un autre élément à surveiller pour 2026 c'est l'augmentation des fusions des acquisitions dans le secteur minier. Pour ce qui est de l'argent, la demande industrielle reste forte. Les panneaux solaires, l'électronique et les technologies soutiennent aussi les prix. En ce qui concerne le cuivre, c'est encore plus clair. L'offre est limitée, les nouveaux projets prennent du temps et la demande continue d'augmenter», dit-elle.

Vers un rebond du prix du pétrole? Le prix du baril de pétrole brut, descendu sous les 55$US, à un creux depuis 2021, devra

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Oct 15, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. L'intelligence artificielle (IA) a grandement contribué aux rendements des marchés boursiers américains depuis 2023. Après bientôt quatre années de domination, est-ce que la tendance peut se maintenir? «Oui, absolument», répond d'emblée Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. Ce dernier estime même que l'on amorce une période beaucoup plus intéressante pour l'IA. «Selon moi, on pourrait diviser le développement de l’IA en deux grands chapitres. Le premier, c’était essentiellement de construire l’infrastructure. Mais maintenant, Wall Street va commencer à poser une question assez simple : qu’est-ce qu’on reçoit en retour ?», croit-il. C’est donc là que commence, à son avis, le deuxième chapitre de l’intelligence artificielle. «La question n’est plus : combien investissez-vous en intelligence artificielle? Elle devient: Combien gagnez-vous grâce à l’intelligence artificielle? », dit-il. Il ajoute qu'à un certain moment, tous les milliards investis dans les infrastructures doivent générer des résultats. «Les prochains grands gagnants de l’IA ne seront peut-être pas uniquement les entreprises qui fabriquent les puces ou construisent les centres de données. Ça pourrait être une banque, une compagnie d’assurance, une entreprise industrielle ou une société pharmaceutique. Bref, une entreprise qui réussit à utiliser l’intelligence artificielle mieux que ses concurrents pour améliorer sa rentabilité», raconte-t-il.

Oct 8, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. «Stephen A. Jarislowsky, c'est quelqu'un qui, avec Warren Buffett a été un modèle. Quelqu'un que j'admirais beaucoup», raconte François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital. Réagissant au décès du célèbre investisseur à l’âge de 101 ans, François Rochon dit avoir quelques points en commun avec Stephen Jarislowsky. «Comme moi, il est devenu investisseur après avoir fait des études en génie. Nous partagions aussi une grande passion pour l’art», relate-t-il. François Rochon estime qu’il a eu une grande influence sur son approche du placement. «Il avait une approche à très long terme, il était patient, il voulait juste détenir des titres de grande qualité. Il était vraiment très inspirant», dit celui qui a eu l’occasion de visiter la collection d’œuvres d’art personnelle du milliardaire, dont la fortune est estimée à 3,9 milliards de dollars américains par Forbes. Le président de Giverny Capital ajoute de plus qu’il était généreux et d’une grande gentillesse.

Oct 1, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. Un important élément à surveiller d'ici la fin de l'année en Bourse est le probable premier appel public à l’épargne d'Anthropic aux États-Unis. La société est derrière l'agent conversationnel Claude. L’agence de presse Reuters a révélé cette semaine avoir obtenu une copie du prospectus de l'entreprise qui dit qu’Anthropic cible une valorisation de 2 000 milliards de dollars américains (G$US). Tout ça malgré des pertes de 8 G$US en 2025. Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, concède qu’il s’agit d’un nouvelle importante. «Pour le moment, on parle d’une entrée en Bourse après les élections de mi-mandat aux États-Unis. Il faut comprendre qu’Anthropic est quand même une société assez jeune», dit-il. Selon lui les documents qui parlent d’une perte de plus de 40 G$US l’an dernier incluent des éléments comptables que l’on peut écarter des calculs. «Ce qui est vraiment important, ce sont les pertes liées aux opérations. De plus, si on se reporte uniquement au second trimestre de 2026, on ne parlerait plus d’une perte, mais bien d’un bénéfice d’exploitation», raconte-t-il. Ce dernier souligne également la forte progression des revenus de la société. «On parle d'environ 4,5 G$US de revenus l'année dernière. Or, pour le seul second trimestre de 2026, Anthropic aurait généré des revenus de 11,6 G$US. Sur une base annuelle, on parle de plus de 45 G$US de revenus pour l’entreprise cette année. C’est une croissance exponentielle», affirme-t-il. Des risques qui font sourciller La direction a aussi dressé une liste exhaustive de tous les risques liés au développement de ses agents d’intelligence artificielle qui a de quoi faire sourciller même les plus enthousiastes. On peut, entre autres, citer des «risques catastrophiques et existentiels pour l'humanité». On dit aussi que l'intelligence artificielle pourrait résister à une éventuelle tentative de la débrancher. Faut-il en prendre et en laisser? «Je pense que oui. Ce n’est pas anormal de voir des listes de risques exhaustives lorsqu'une entreprise fait son entrée en Bourse. Ce qui est peut-être exceptionnel, c'est la nature des risques. C'est rare qu'on va voir un risque existentiel pour l'humanité ou même lire que des systèmes pourraient refuser d’être mis hors service. Toutefois, le risque le plus important est qu’Anthropic s’est engagée à dépenser 500G$US de capacité pour les grands exploitants de centres de données», explique Marc L’Écuyer. Ce dernier souligne que 80% de ce montant est garanti. «La société devra débourser pour la capacité de traitement des centres de données, même si la demande n'est pas là. C'est un risque qui pourrait se matérialiser si la croissance exceptionnelle qu'on a constatée dans les deux dernières années venait à ralentir», estime-t-il.

Sep 24, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. On a beau aimer Warren Buffett, reste qu'à 96 ans, son départ pourrait générer un vent de fraîcheur chez Berkshire Hathaway, estime Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret. Le 18 septembre dernier, Berkshire Hathaway publiait un communiqué dans lequel elle confirmait que le légendaire investisseur, qui a célébré son 96e anniversaire le 30 août, quittait son poste de président du conseil d’administration «avec effet immédiat» pour devenir « président émérite ». Il sera remplacé par son fils, Howard G. Buffett, conformément au plan de succession établi de longue date. Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, rappelle que le retrait de Warren Buffett s’est fait très progressivement. «La transition a tellement été bien planifiée que l’équipe de direction devrait garder une stratégie similaire à ce qui prévalait lorsqu’il était PDG», estime-t-il. «Il va peut-être y avoir de légères déviations artistiques avec la nouvelle équipe en place, mais la méthode, l'éthique et surtout la culture d'entreprise resteront inchangées», dit-il. Selon lui, les investisseurs ne devraient pas vendre les actions de Berkshire Hathaway (BRK.B, 505,18$US) parce que le milliardaire se retrouve dans un rôle beaucoup moins important au sein de l’entreprise qu’il a contribué à bâtir. «Berkshire Hathaway aujourd'hui, c'est l'équivalent d'un gros portefeuille diversifié. Ça ressemble un petit peu à un fonds commun combiné à une compagnie d'assurance. Ce qui fait la force de Berkshire, c'est le fait que c'est une compagnie d'assurance qui a possède des actions et des liquidités pour payer les assurés en cas de sinistres, alors que d’autres préfèrent détenir des titres obligataires», raconte-t-il.

Sep 17, 2026

GESTIONNAIRES EN ACTION. Les gouverneurs de la Réserve fédérale américaine ont voté à l'unanimité, le 16 septembre, en faveur d'un relèvement d'un quart de point du taux directeur, pour le porter entre 3,75 et 4 %. Julie Hurtubise, conseillère en placement principale à Gestion de patrimoine TD, soutient que les dirigeants de la Fed avaient plusieurs raisons d’agir. «D'abord, l'économie américaine demeure solide. Les dernières données sur l'emploi ont été meilleures que prévu. De façon générale, l'économie continue de bien résister. Ça a permis à la Fed de resserrer sa politique monétaire, puisque l'inflation demeure trop élevée. Les données des derniers mois n'ont pas vraiment démontré de signe d'amélioration», dit-elle. La Fed prévoit à présent une inflation à 3,7% à la fin de 2026, encore loin de sa cible de 2%. «Il faut aussi ajouter toute l'incertitude géopolitique à ça. La guerre en Iran se poursuit et continue de faire monter le prix du baril de pétrole, ce qui vient évidemment ajouter aux pressions inflationnistes», résume-t-elle.

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