
Show Notes
For this new episode, I had the great pleasure to meet Felipe Romero Beltrán, a Colombian documentary photographer born in Bogotá in 1992 and currently based in Paris. Felipe develops long-term projects, focusing on social issues and often triggered by a personal experience. Alongside his visual work, the artist completed a doctorate in photography at Madrid's Complutense University in 2023.
Migration is a central issue in his photography, a highly publicised phenomenon, often for the worse. In Beltrán's work, migration is approached from the point of view of the body and its relationship to law, and more specifically to legal language, which I find particularly interesting and eminently political. Whether between Morocco and Spain or at the border between Mexico and the United States, the body appears in Romero's images as a metaphor for a state of coercion and tension inherent in the experience of exile. I let you discover this highly personal and fascinating documentary approach, at the intersection of photography, both practical and theoretical, performance and collaboration.
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Pour ce nouvel épisode, j'ai eu le grand plaisir de rencontrer Felipe Romero Beltrán, photographe documentaire colombien né à Bogota en 1992 et habitant actuellement à Paris. Felipe développe des projets de long terme, axés sur des questions sociales et souvent déclenchés par une expérience personnelle. Parallèlement à son travail visuel, l'artiste a obtenu un doctorat en photographie à l'université Complutense de Madrid en 2023.
La migration est une question centrale dans sa photographie. Phénomène très médiatisé, souvent pour le pire, elle est abordée dans le travail de Beltrán du point de vue du corps et de sa relation au droit, au langage juridique plus précisément. Un prisme qui me semble particulièrement éclairant et éminemment politique. Que ce soit entre le Maroc et l'Espagne ou à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, le corps apparaît dans les images de Romero comme la métaphore d'un état de contrainte et de tension, inhérents à l'expérience de l'exil. Je vous laisse découvrir cette approche documentaire très personnelle et passionnante, à la croisée de la photographie — tant en pratique que d'un point de vue théorique —, la performance et la collaboration.
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🎙 Credits
A podcast written and hosted by Lily Lajeunesse, produced by Noyau.studio, edited and mixed by Virgile Loiseau, with original music by Charlie Janiaut.
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Pour ce dernier épisode de la saison — et le tout dernier épisode de Vision —, j’ai le plaisir de recevoir un photographe dont le travail éveille ma curiosité depuis longtemps : Olivier Kervern. Nous enregistrons dans son appartement du 20ᵉ arrondissement de Paris, juste avant son déménagement. Les meubles ont disparu. L’écho est présent, on fait avec. Sur la table, un Yashica moyen format. Autour, des boîtes entassées de pellicules Kodak noir et blanc.
Il y a des images qu’on croit comprendre immédiatement. Elles semblent simples, presque évidentes. Et puis, lorsqu’on s’y attarde vraiment, elles se mettent à changer. Elles glissent, elles se déplient. Elles révèlent une profondeur discrète, une ambiguïté douce, une complexité qui ne cherchait pas à se montrer.
Au moment d’enregistrer cet épisode, rien ne s’est passé comme prévu : j’avais perdu tout mon matériel. Absolument tout. David Luraschi, mon invité, et moi nous sommes donc retrouvés un peu paniqués à chercher une solution pendant plus d’une heure, peut-être une heure et demie. Cette recherche improvisée s’est finalement transformée en un moment de partage, d’humour et de découverte mutuelle. David s’est montré d’une patience rare, d’une grande bienveillance et d’un humour désarmant face à la situation.
On ne présente plus Cédric Jimenez. Voilà plus de 10 ans que le réalisateur, né à Marseille, propose un cinéma âpre, nerveux et efficace. La French, Bac Nord et Novembre, tous inspirés de faits réels, ont plongé les spectateurs dans les méandres d’un trafic de drogue, le quotidien controversé de flics de la bac, et l’enquête qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.
Lucile Hadžihalilović. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, voilà plus de trente ans qu’elle explore les multiples facettes du cinéma français. Collaboratrice de longue date de Gaspar Noé, elle a contribué à plusieurs de ses films — au scénario d’Enter the Void, à la production de Lux Æterna, ou encore au montage de Seul contre tous. Mais c’est surtout derrière la caméra qu’elle impose sa singularité : un cinéma visuel et envoûtant, où l’onirisme se mêle à l’étrange. Des œuvres comme Innocence, Évolution ou Earwig en témoignent.