
Show Notes
J’ai récemment redécouvert le travail de Claudia Revidat dans un magazine italien, Arxipelag. C’est comme si je plongeais dans un univers fascinant et inconnu, mais qui m’a profondément touché. Dans cet épisode, la photographe nous parle de son parcours artistique et personnel, où la résilience et la souffrance sont au cœur de son travail. Des thèmes qu'elle a vécus dès son jeune âge et qui résonnent puissamment dans ses projets.
À travers ses voyages, Claudia cherche à se réparer et à comprendre l'autre en s'immergeant dans les cultures et les tribus les plus reculées, comme celle des Murcis en Éthiopie. Dans cette quête de l'ailleurs, elle capture non seulement la violence, mais aussi les émotions et la beauté brutale qui habitent ces communautés.
Claudia nous offre une réflexion profonde sur l’art comme un moyen d’expression personnelle, mais aussi comme un moyen de rendre visible les histoires de ceux qu'elle rencontre. Cet épisode est le portrait d’une artiste qui, au fil de ses projets et de ses rencontres, se livre peu à peu.
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🎙 Crédits
Un podcast réalisé et écrit par Aliocha Boi, produit par Noyau.studio, monté et mixé par Virgile Loiseau et mis en musique par Charlie Janiaut.
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Pour ce dernier épisode de la saison — et le tout dernier épisode de Vision —, j’ai le plaisir de recevoir un photographe dont le travail éveille ma curiosité depuis longtemps : Olivier Kervern. Nous enregistrons dans son appartement du 20ᵉ arrondissement de Paris, juste avant son déménagement. Les meubles ont disparu. L’écho est présent, on fait avec. Sur la table, un Yashica moyen format. Autour, des boîtes entassées de pellicules Kodak noir et blanc.
Il y a des images qu’on croit comprendre immédiatement. Elles semblent simples, presque évidentes. Et puis, lorsqu’on s’y attarde vraiment, elles se mettent à changer. Elles glissent, elles se déplient. Elles révèlent une profondeur discrète, une ambiguïté douce, une complexité qui ne cherchait pas à se montrer.
Au moment d’enregistrer cet épisode, rien ne s’est passé comme prévu : j’avais perdu tout mon matériel. Absolument tout. David Luraschi, mon invité, et moi nous sommes donc retrouvés un peu paniqués à chercher une solution pendant plus d’une heure, peut-être une heure et demie. Cette recherche improvisée s’est finalement transformée en un moment de partage, d’humour et de découverte mutuelle. David s’est montré d’une patience rare, d’une grande bienveillance et d’un humour désarmant face à la situation.
On ne présente plus Cédric Jimenez. Voilà plus de 10 ans que le réalisateur, né à Marseille, propose un cinéma âpre, nerveux et efficace. La French, Bac Nord et Novembre, tous inspirés de faits réels, ont plongé les spectateurs dans les méandres d’un trafic de drogue, le quotidien controversé de flics de la bac, et l’enquête qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.
Lucile Hadžihalilović. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, voilà plus de trente ans qu’elle explore les multiples facettes du cinéma français. Collaboratrice de longue date de Gaspar Noé, elle a contribué à plusieurs de ses films — au scénario d’Enter the Void, à la production de Lux Æterna, ou encore au montage de Seul contre tous. Mais c’est surtout derrière la caméra qu’elle impose sa singularité : un cinéma visuel et envoûtant, où l’onirisme se mêle à l’étrange. Des œuvres comme Innocence, Évolution ou Earwig en témoignent.