
VISION #60 — REMI BESSE | « Comment fabriquer une image qui n’existe pas encore dans l’imaginaire collectif ? »
Vision(s)Show Notes
J’ai rendez-vous dans un studio photo du 18ème arrondissement, situé sur les hauteurs de Montmartre. Grand, cheveux bruns presque rasés, Remi Besse m’accueille avec un grand sourire. D’une voix calme, il me propose d’enregistrer le podcast dans l’une des pièces situées au fond du studio. Son regard reste paradoxalement alerte et les yeux sont rivés en permanence sur son téléphone portable. Il semble toujours attendre un appel, un message, un projet… Remi me donne l’impression d’un passionné et d’un vrai boulimique de travail.
Réalisateur et photographe basé à Paris, l’artiste signe depuis plusieurs années des images pour l’industrie de la mode et plusieurs figures majeures du champ musical. C’est d’ailleurs en regardant un clip pour IDK et Kaytranada — dans lequel des livreurs en vélo survolent les routes et les toits de Paris — que je redécouvre récemment son travail. Sa photographie est souvent mélangée à la peinture, qu’il découvre d’ailleurs très tôt lors de sa formation aux Arts Décoratifs de Paris.
Dans ce podcast, nous parcourons le fil conducteur de son travail, ses premières influences (d’une fameuse pochette des Strokes aux clips de Jonathan Glazer) et nous parlons de l’importance du collectif. Remi nous décrit certaines photographies et rencontres importantes et évoque également sans tabou la « concurrence » dans son milieu.
🤝 Partenaire
MPB, la plus grande plateforme en ligne au monde pour acheter, vendre et échanger du matériel photo et vidéo d’occasion.
🎙 Crédits
Un podcast réalisé et produit par Aliocha Boi/ Noyau.studio, monté et mixé par Virgile Loiseau et mis en musique par Charlie Janiaut.
✨ Liens
Instagram - Vision(s) Site - Vision(s)
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
More from Vision(s)
Pour ce dernier épisode de la saison — et le tout dernier épisode de Vision —, j’ai le plaisir de recevoir un photographe dont le travail éveille ma curiosité depuis longtemps : Olivier Kervern. Nous enregistrons dans son appartement du 20ᵉ arrondissement de Paris, juste avant son déménagement. Les meubles ont disparu. L’écho est présent, on fait avec. Sur la table, un Yashica moyen format. Autour, des boîtes entassées de pellicules Kodak noir et blanc.
Il y a des images qu’on croit comprendre immédiatement. Elles semblent simples, presque évidentes. Et puis, lorsqu’on s’y attarde vraiment, elles se mettent à changer. Elles glissent, elles se déplient. Elles révèlent une profondeur discrète, une ambiguïté douce, une complexité qui ne cherchait pas à se montrer.
Au moment d’enregistrer cet épisode, rien ne s’est passé comme prévu : j’avais perdu tout mon matériel. Absolument tout. David Luraschi, mon invité, et moi nous sommes donc retrouvés un peu paniqués à chercher une solution pendant plus d’une heure, peut-être une heure et demie. Cette recherche improvisée s’est finalement transformée en un moment de partage, d’humour et de découverte mutuelle. David s’est montré d’une patience rare, d’une grande bienveillance et d’un humour désarmant face à la situation.
On ne présente plus Cédric Jimenez. Voilà plus de 10 ans que le réalisateur, né à Marseille, propose un cinéma âpre, nerveux et efficace. La French, Bac Nord et Novembre, tous inspirés de faits réels, ont plongé les spectateurs dans les méandres d’un trafic de drogue, le quotidien controversé de flics de la bac, et l’enquête qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.
Lucile Hadžihalilović. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, voilà plus de trente ans qu’elle explore les multiples facettes du cinéma français. Collaboratrice de longue date de Gaspar Noé, elle a contribué à plusieurs de ses films — au scénario d’Enter the Void, à la production de Lux Æterna, ou encore au montage de Seul contre tous. Mais c’est surtout derrière la caméra qu’elle impose sa singularité : un cinéma visuel et envoûtant, où l’onirisme se mêle à l’étrange. Des œuvres comme Innocence, Évolution ou Earwig en témoignent.