
Show Notes
En préparant l’entretien, Yan Morvan, photographe depuis plus de 50 ans, me glisse au téléphone qu’il s’intéresse à « la comédie humaine ». Un concept intéressant vu son parcours. Photojournaliste, artiste, enquêteur, écrivain..., Yan n’aime pas qu’on le range dans une case, ça tombe bien. Je comprends au fur et à mesure de l’entretien qu’il est un vrai passionné, collectionneur d’images et d’histoires.
Dans ce podcast riche en contenu et anecdotes, Yan Morvan évoque ses débuts à Libération et ses premiers projets, notamment sur les Blousons Noirs à Paris. Il revient sur certains moments charnières de sa carrière : la photographie de Lady Di, la guerre au Liban et la période Newsweek, sa rencontre avec Guy Georges, sérial killer, autrefois indic pour la police. Nous parlons de son rapport à la photographie, notamment de son intérêt pour la chambre photographique 20x25, utilisée pour la série au long cours Champs de Bataille.
Pendant toute sa vie de photographe, Yan Morvan s’est intéressé aux obsessionnels et aux personnes « à la marge ». Il continue aujourd’hui en traitant le sujet du crack à Paris, entre deux commandes de presse en Ukraine ou en Palestine. Derrière son côté provoc, le photographe est finalement un grand sensible. Je pense qu’on le comprend dans ce podcast. Du moins, je l’espère.
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🎙 Crédits
Un podcast réalisé et produit par Aliocha Boi/ Noyau.studio, monté et mixé par Virgile Loiseau et mis en musique par Charlie Janiaut.
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Pour ce dernier épisode de la saison — et le tout dernier épisode de Vision —, j’ai le plaisir de recevoir un photographe dont le travail éveille ma curiosité depuis longtemps : Olivier Kervern. Nous enregistrons dans son appartement du 20ᵉ arrondissement de Paris, juste avant son déménagement. Les meubles ont disparu. L’écho est présent, on fait avec. Sur la table, un Yashica moyen format. Autour, des boîtes entassées de pellicules Kodak noir et blanc.
Il y a des images qu’on croit comprendre immédiatement. Elles semblent simples, presque évidentes. Et puis, lorsqu’on s’y attarde vraiment, elles se mettent à changer. Elles glissent, elles se déplient. Elles révèlent une profondeur discrète, une ambiguïté douce, une complexité qui ne cherchait pas à se montrer.
Au moment d’enregistrer cet épisode, rien ne s’est passé comme prévu : j’avais perdu tout mon matériel. Absolument tout. David Luraschi, mon invité, et moi nous sommes donc retrouvés un peu paniqués à chercher une solution pendant plus d’une heure, peut-être une heure et demie. Cette recherche improvisée s’est finalement transformée en un moment de partage, d’humour et de découverte mutuelle. David s’est montré d’une patience rare, d’une grande bienveillance et d’un humour désarmant face à la situation.
On ne présente plus Cédric Jimenez. Voilà plus de 10 ans que le réalisateur, né à Marseille, propose un cinéma âpre, nerveux et efficace. La French, Bac Nord et Novembre, tous inspirés de faits réels, ont plongé les spectateurs dans les méandres d’un trafic de drogue, le quotidien controversé de flics de la bac, et l’enquête qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.
Lucile Hadžihalilović. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, voilà plus de trente ans qu’elle explore les multiples facettes du cinéma français. Collaboratrice de longue date de Gaspar Noé, elle a contribué à plusieurs de ses films — au scénario d’Enter the Void, à la production de Lux Æterna, ou encore au montage de Seul contre tous. Mais c’est surtout derrière la caméra qu’elle impose sa singularité : un cinéma visuel et envoûtant, où l’onirisme se mêle à l’étrange. Des œuvres comme Innocence, Évolution ou Earwig en témoignent.